Éducation et cours

Éducation des élèves sur la toxicomanie et la santé mentale - 12e année: Contenu d'apprentissage 1

12e année : Contenu d'apprentissage 1 2 3 4 5

Voir les esquisses de cours PPL4O  (écoles publiques et catholiques)

Contenu d’apprentissage PPL4O-PS-SAN.1

Activité 1 - Santé mentale – Problèmes

Consignes au personnel enseignant

  • Animer une discussion afin de faire ressortir des problèmes de santé mentale (p. ex., dépression, suicide, phobie, jeu compulsif, anorexie, boulimie, anxiété maladive).
  • Demander à l’élève de travailler en équipe de deux; chaque équipe fait une recherche sur un problème en ayant recours à Internet et au centre de ressources, et doit remplir la fiche de travail (Annexe 1).
  • Demander à l’élève de présenter ses résultats à la classe et de compléter les informations découlant des réactions des autres élèves.

Annexe 1

Santé mentale – Problèmes

Élèves :

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Date :

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Problème :

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Description :

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Symptômes :

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Effets sur l’individu :

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Effets sur la famille :

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Effets sur la société :

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Contenu d'apprentissage PPL40 - PS - SAN.1-3

Activité 2 - Santé mentale – Problèmes - Stratégies

Consignes au personnel enseignant

  • Demander à l'élève de travailler en équipe de deux.
  • Demander à l'élève de choisir une étude de cas (Annexe 2) et d'en faire l'analyse en se servant de la
  • fiche de travail (Annexe 3).
  • Demander à l'élève de présenter le résultat de son travail.
  • Animer une discussion pour faire ressortir les divers éléments de la fiche de travail.

Annexe 2

Études des cases

Schizophrénie
David est âgé de 20 ans et étudie en génie à l'université. Ses amis remarquent qu'ils ne le voient presque plus et qu'il passe beaucoup de temps seul dans sa chambre. Il sort très peu. Il sèche ses cours, et ses résultants scolaires diminuent. Il semble distrait et incapable de se concentrer. Son apparence et son hygiène se détériorent, et il ne semble pas le remarquer ou s'en préoccuper. Il a de la difficulté à s'organiser même pour les choses les plus simples. D'une personne pleine d'énergie et d'entrain, il est devenu maussade et apathique. Ses amis l'encouragent à consulter le service de santé, mais David refuse. Il a peur qu'on le croit fou s'il dit à ses amis qu'il entend des voix et qu'il a des pensées diaboliques.

Trouble alimentaire
Josée se rappelle qu'en 6e année elle prit conscience de son gabarit et qu'elle s'inquiéta de sa masse adipeuse. Elle remarqua que les filles les plus populaires étaient minces et menues. Celles-ci portaient des vêtements ajustés qu'elle ne pouvait pas porter ou imaginer porter. Elle portait parfois des vêtements amples pour cacher son corps et être plus à l'aise. Elle aimait les activités sportives et était une bonne athlète. Elle n'aimait pas sa masse musculaire qui la faisait paraître plus grosse et plus lourde. Elle s'intéressa à la nutrition et aux régimes, et se renseigna à ce sujet. Elle commença à compter ses calories et les grammes de gras. Bientôt, elle perdit du poids et se sentit encouragée à continuer. Elle cessa de consommer de la viande et avisa ses parents qu'elle voulait devenir végétarienne. Elle commença à diminuer la quantité de nourriture et s'imposa des règles strictes. Si elle transgressait ces règles, le lendemain, elle se punissait en mangeant moins et en faisant plus d'exercices. De plus en plus, sa masse diminua, ce qui inquiéta ses parents et amis. Quand elle a commencé à perdre du poids, les gens lui firent la remarque qu'elle était resplendissante, ce qui l'encouragea et lui donna la volonté de poursuivre son régime. Mais son teint commença à pâlir, elle se sentit maussade et irritable, et perdit de plus en plus d'énergie. Toutes ses pensées étaient fixées sur son régime. Elle était obsédée par l'idée de perdre contrôle de son alimentation et de sa masse, si jamais elle cessait son régime.

Dépression
Mohammed était connu comme une personne sans soucis et sociable. Dernièrement, il se sentait morose et irritable. Il côtoyait son amie et ses amis, mais n'avait pas envie de faire des choses plaisantes. Il se retira et préféra être seul; ainsi, il n'eut pas à manifester un enthousiasme forcé. Il avait tout le temps envie de dormir. Même s'il dormait toute la fin de semaine, il ne se sentait pas reposé. Il sentait tout le temps un poids énorme sur ses épaules. Son appétit changea; quelquefois il mangeait, mais souvent il ne ressentait pas le besoin de se nourrir, et les aliments ne constituaient pas pour lui un attrait. Son travail en souffrait, car il perdit intérêt dans les projets qu'on lui avait assignés et était incapable de se concentrer. Après un certain temps, il se questionna sur la nécessité de se tracasser des choses de la vie, puisqu'il se sentait bon à rien et que la vie semblait sans espoir.

Anxiété sociale
Ismael a toujours été un élève studieux qui mettait beaucoup d'efforts à obtenir un bon rendement scolaire. Plus tard, il voulait devenir avocat, ce qui collait bien à sa personnalité, car il aimait les tâches comportant un défi et où les détails étaient importants. Souvent, Ismael préférait travailler seul sur les présentations et les projets de classe parce qu'il avait de hautes attentes et trouvait frustrant de travailler avec des élèves qui ne faisaient pas leur part du travail. Les élèves le percevaient comme le surdoué du groupe, et il acceptait cette situation. Un jour qu'il faisait une présentation en classe de biologie, il sentit son rythme cardiaque augmenter, éprouva des étourdissements, rougit et commença à trembler. Il eut l'impression qu'il allait s'évanouir et aurait voulu s'enfuir, mais il était paralyser. Il perdit le fil de sa pensée même s'il connaissait très bien le sujet. Il réussit à se calmer et à se concentrer et termina sa présentation, mais il fut très embarrassé et déçu. Après cet incident, il évita les endroits où il pouvait y avoir des rassemblements d'élèves. En classe, il évitait de participer de peur de vivre la même expérience, et ce, même s'il connaissait très bien le sujet. Le même sentiment de panique l'envahissait lorsqu'il était en discussion de groupe ou lorsqu'il devait prendre la parole. Il trouva donc des façons d'éviter de telles situations. Ses parents et amis, remarquant ce changement, l'encouragèrent, mais Ismael ne voulait plus jamais se retrouver dans une situation où il serait de nouveau humilié et embarrassé.

Stress post-traumatique
Rosa travaille comme infirmière au service d'urgence d'un hôpital et a vécu plusieurs situations difficiles. Elle a toujours été très professionnelle et a développé des mécanismes pour s'adapter aux situations de crises. Un jour, une jeune fille s'est présentée à l'hôpital après s'être écroulée à l'école en raison de problèmes cardiaques sérieux. Rosa fut assignée à son cas et fit de son mieux pour réanimer la jeune fille. Elle remarqua qu'elle portait des orthèses dentaires et qu'elle était du même âge que sa propre fille. La nuit suivante, elle se sentit engourdie et émotionnellement vidée. Elle était incapable d'effacer le souvenir de cette jeune fille. Elle dormait d'un sommeil agité et se réveillait en pensant à cette jeune fille qu'elle avait soignée à l'urgence. À son travail, elle devint irritable et distraite et perdait parfois sa concentration. Elle perdit son assurance et ne semblait pas reprendre confiance. Elle commença à prendre des congés de maladie parce qu'elle n'avait pas la force de travailler à l'urgence.

Annexe 3

Fiche de travail

Troubles de santé mentale/maladie mentale :

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Indices, symptômes et comportements

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Facteurs contribuant à :

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Conséquences

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Stratégies d'adaptation

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Ressources : Traitement et soutien

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Contenu d'apprentissage PPL40 - PS - SAN.1

Activité 4 - Santé mentale – Deuil

Information et consignes au personnel enseignant          

Animer une discussion sur les genres de perte qui peuvent affliger une personne ou une communauté.

  • Demander à l’élève de faire part à la classe de ses expériences liées à une perte.
  • Demander à l’élève de travailler en équipe de deux.
  • Distribuer la fiche d’information traitant de l’adaptation aux pertes et au chagrin (Annexe 6).
  • Distribuer l’étude de cas (Annexe 7a).
  • Demander à l’élève de répondre aux questions.
  • Demander à l’élève de présenter ses résultats et animer une discussion.

Annexe 6

Adaptation aux pertes et au chagrin

Démarche personnelle :

  • Exprimer ses sentiments – permettre aux émotions de s’extérioriser (parler ou pleurer peut aider).
  • Accepter l’aide des autres (côtoyer les personnes qui ont de l’empathie et qui ont vécu la même expérience peut soulager)
  • Mettre sur papier les sentiments qui nous animent.
  • Adopter un régime équilibré qui augmentera notre énergie et améliorera notre concentration.
  • Éviter les drogues et l’alcool (les médicaments tendent à dissimuler le chagrin et l’alcool est un dépresseur).
  • Faire de l’exercice : marcher, courir, etc.
  • Prendre assez de sommeil (il est normal lorsqu’on vit une telle situation d’éprouver des problèmes de sommeil).
  • Éviter les somnifères et faire des exercices de relaxation avant d’aller au lit.
  • Faire attention en conduisant une voiture.
  • Remettre à plus tard les changements majeurs dans notre vie.
  • Être patient (l’effet d’une perte peut prendre des mois avant d’être assimilé).
  • Demander de l’aide à un groupe d’appui ou de professionnels (surtout si vous sentez que l’aide de la famille et des amis n’est pas suffisante et que votre chagrin est trop lourd à porter).

Démarche envers les autres :

  • Se rendre disponible à la personne que vous tentez d’aider.
  • Écouter, reconnaître et encourager la personne à parler de sa perte et de ses souvenirs, même si elle se répète.
  • Éviter d’offrir un faux réconfort (ça n’aide pas de dire : «c’était pour le mieux» ou «le temps va régler les choses»).
  • Exprimer sa tristesse simplement et être à l’écoute.
    Encourager la personne à vivre son chagrin et à prendre un répit.
    Encourager la personne à prendre soin de sa santé physique.
    Encourager la participation à des activités sociales, à des passe-temps, à des groupes d’intérêts, etc.

ANNEXE 7a

Étude de cas
Votre amie Christine a 17 ans et est en 11e année. Sa mère est morte dernièrement des suites d’une longue maladie. Depuis plusieurs années, elle souffrait de sclérose en plaques. Christine est la seule fille de sa famille et était très proche de sa mère. Après l’école et depuis plusieurs années, elle participe aux travaux ménagers à la maison. Récemment, elle n’est plus la même. Elle ne recherche pas la compagnie de ses amis et quitte l’école sans dire un mot. Elle a les yeux cernés et semble avoir perdu du poids. Ces deux jeunes frères de 9 et 11 ans comptent beaucoup sur elle. Christine doit continuellement partager leur jeu et souvent la nuit ils la réveillent par leurs pleurs. Elle a une bonne relation avec son père, mais il se sent dépassé par les événements. Il ne parle pas beaucoup de ce qui se passe dans la famille.

  • Comment Christine est-elle affectée par la perte de sa mère?
  • Comment la famille est-elle affectée?
  • Pendant cette période difficile, qu’est-ce que Christine pourrait faire pour s’aider?
  • Comment pouvez-vous lui venir en aide?

ANNEXE 7b

Étude de cas – corrigé

1.  Comment Christine est-elle affectée par la perte de sa mère?

  • changements physiques
  • perte d’intérêt à l’école
  • perte d’intérêt à l’égard de ses amis
  • sentiment de tristesse
  • sentiment de colère relativement à la mort de sa mère
  • isolement et solitude
  • sentiment par rapport aux obligations familiales

2.  Comment la famille est-elle affectée?

  • changement en ce qui concerne la communication au sein de la famille
  • dépendance de ses frères
  • obligations familiales et travail additionnel
  • confusion et choc

3.  Pendant cette période difficile, qu’est-ce que Christine pourrait faire pour s’aider?

4.  Comment pouvez-vous lui venir en aide?

Voir :   Annexe 6– Adaptation aux pertes et au chagrin

Information sur l’adaptation aux pertes et au chagrinpour le personnel enseignant

L’élève vivra beaucoup de situations stressantes au cours de sa vie. Selon l’Association canadienne de la santé mentale, la perte d’un être cher est une des situations les plus stressantes. Nous craignons la perte de camarades et le bouleversement que cette perte créerait dans notre vie. Ce genre de blessure prend du temps à guérir, et chacun réagit différemment. Le chagrin peut s’appliquer à toutes sortes de pertes, tels la perte d’une amitié ou l’échec scolaire.

Vivre une perte

Selon plusieurs théories, le processus par lequel un individu vit un deuil comporte plusieurs étapes, et la personne ne passe pas nécessairement d’une étape à l’autre. D’autres théories nient ce processus «par étape» et le fait que chaque individu vit une perte de façon différente. Par conséquent, l’adaptation au chagrin n’est pas standardisée.

D’autres sentiments se rattachent au chagrin. La tristesse, la peur et la colère peuvent se confondre avec le soulagement et la compassion lorsqu’un être cher meurt des suites d’une longue et souffrante maladie.
Au début, une personne se sent désorientée et engourdie, comme si elle vivait dans un brouillard. Cet état-là peut durer des jours ou des semaines. On peut éprouver des souffrances physiques aussi bien qu’émotionnelles. Le chagrin est épuisant sur les plans physique et émotionnel. Sur le plan physique, la personne peut avoir des palpitations cardiaques, une perte d’appétit, des indigestions, des crises de larmes, de l’engourdissement, des douleurs à la poitrine et à l’estomac et des migraines. Sur le plan psychologique, elle peut avoir des pertes de mémoire, des problèmes de concentration et des distractions. Sur le plan émotif, elle peut éprouver de la peur, de l’anxiété, de la culpabilité et, après un certain temps, de la compassion.

Graduellement, la personne apprend à s’adapter à cette perte. Les symptômes physiques et émotionnels diminuent, et la personne se sent moins affligée par la perte et peut mieux se concentrer sur les tâches quotidiennes. Ce moment difficile de la vie peut amener une plus grande appréciation de la vie.

Exemples de pertes autres que le décès d’un être cher :

  • perte d’un animal préféré
  • perte d’emploi
  • échec scolaire ou en affaires
  • rupture amoureuse
  • perte d’un ami
  • maladie
  • séparation et divorce
  • perte d’argent
  • perte de la santé
  • déménagement

D'autres ressources sont énumérées à la fin du présent document. Vous pouvez également consulter les ressources offertes par le conseil scolaire et le bureau de la santé publique de votre localité, ou communiquer avec la bibliothèque du Centre de toxicomanie et de santé mentale aux numéros suivants :

  • Le Centre R. Samuel McLaughlin 416-463-6273
  • Bureau des renseignements, vidéos  416-535-8501, poste 6987
  • Service du marketing (trousses, dépliants, etc.) 1-800-661-1111
Youth watching over car door

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