Éducation et cours

Éducation des élèves sur la toxicomanie et la santé mentale - Conseuils Catholiques - 9e et 10e année: Prévention de la toxicomanie

9e année 10e année

Présentation du programme-cadre de la 9e année, éducation physique et santé, esquisse de cours à l'intention des conseils catholiques, unité 2, vie active, usage et abus de substances, activités 1 à 5.

Présentation du programme-cadre de la 10e année, éducation physique et santé, esquisse de cours à l'intention des conseils catholiques, unité 4, vie active, promotion de la santé : croissance et sexualité, usage et abus de substances, activités 1 et 2.

Le présent document est une ressource pédagogique qui accompagne l'esquisse de cours sur la vie active et la santé à l'intention des conseils catholiques. On trouvera dans ce document la traduction de stratégies d'enseignement et d'apprentissage tirées de l'unité 2, activités 1 à 5 (9e année), et d'apprentissage tirées de l'unité 4, activités 1 et 2 (10e année) de l'esquisse anglaise, qui ont été reproduites avec la permission du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) ainsi que l'Office provincial de l'éducation de la foi catholiques de l'Ontario (OPÉCO) (les extraits de l'esquisse sont en hardi). En outre, certains renseignements et certaines parties des leçons, des activités et des annexes du document sont extraits ou ont été adaptés avec la permission de l'Association pour la santé et l'Éducation physique de l'Ontario (OPHEA), (Grade 9 & Grade 10) Ontario Health and Physical Education Curriculum Support: Kindergarten to Grade 10, Toronto, 2000.

Veuillez prendre note que nous avons inclus des activités ainsi que des stratégies d'enseignement et d'apprentissage portant uniquement et précisément sur l'usage et l'abus de substances. D'autres activités et stratégies d'enseignement et d'apprentissage intègrent l'usage et l'abus de substances à la promotion de la santé. Vous trouverez dans l'esquisse de cours sur la vie active et la santé à l'intention des conseils catholiques toutes les activités et stratégies d'enseignement et d'apprentissage.

Dans les prochaines sections, on trouvera des plans de leçon supplémentaires ou de rechange pour chacune des stratégies d'enseignement et d'apprentissage ayant trait à l'usage et à l'abus de substances. Chaque plan de leçon comprend des renseignements généraux, des feuilles de travail pour les élèves, ainsi que des feuilles de réponses et des notes à l'intention du personnel enseignant. Enfin, on fournit au personnel enseignant des conseils sur les différences entre les sexes et sur le choix d'une conférencière ou d'un conférencier, divers renseignements utiles et une grille d'évaluation des élèves.

Il est possible que les élèves aient déjà entendu parler à l'école de l'usage et de l'abus de substances, ainsi que du processus de prise de décisions. Voici la liste des attentes définies par le ministère de l'Éducation de l'Ontario dans Le curriculum de l'Ontario de la 1re à la 8e année, éducation physique et santé:

  • 1re année : Reconnaître le bon usage des médicaments.
  • 2e année : Reconnaître le bon usage des produits ménagers.
  • 3e année : Démontrer sa compréhension du concept de dépendance.
  • 4e année : Identifier les méfaits du tabagisme.
  • 5e année : Identifier les méfaits de la consommation abusive d'alcool.
  • 6e année : Évaluer les choix concernant la consommation de tabac et d'alcool et reconnaître les dangers associés aux drogues illicites.
  • 7e année : Démontrer sa compréhension des dangers inhérents à la consommation de drogues illicites.
  • 8e année : Démontrer sa compréhension des méfaits de la consommation de drogues illicites.

Les activités suivantes reposent sur le modèle «CEC» utilisé pour les activités d'éducation en matière de drogues : la compréhension des enjeux, l'engagement de modifier son comportement au besoin et la capacité d'effectuer ces modifications. Ces activités ont pour but de fournir aux élèves les connaissances nécessaires pour faire face aux situations quotidiennes et de les aider à faire des choix concernant leur usage de substances.

Pour rendre le sujet plus pertinent et percutant, adaptez les discussions et les activités aux circonstances propres à votre école ou à votre collectivité. De plus, il importe d'être sensible à l'expérience personnelle des élèves et aux situations vécues dans leur famille en ce qui concerne l'alcool et les autres drogues, tout en tenant compte de vos propres valeurs, croyances et habitudes de consommation.

Conseils sur l'éducation en matière de drogues en milieu scolaire

  • Cherchez à mettre en oeuvre des programmes suivis qui commencent à la maternelle, se terminent la dernière année du secondaire et mettent l'accent sur les classes du cycle moyen (4e, 5e et 6e années). Répétez les messages et renforcez l'acquisition de compétences tout au long des années plus avancées. Variez vos approches en fonction des différents groupes (selon l'âge, le sexe, le degré d'utilisation, les attitudes, etc.).
  • Faites participer les élèves à la planification et à la prestation du programme.
  • Parlez des raisons pour lesquelles les gens prennent de la drogue et de ce qui peut être fait à la place.
  • Présentez de l'information honnête et factuelle.
  • N'ayez jamais recours à l'exagération ou à des tactiques alarmistes.
  • Présentez de l'information réaliste sur les dangers de l'usage de drogues et les avantages de l'abstinence.
  • Discutez de la façon dont la consommation d'alcool et d'autres drogues est perçue dans la société et corrigez les fausses perceptions.
  • Créez un climat d'ouverture et de tolérance.
  • Offrez des possibilités d'apprentissage actif plutôt que d'opter uniquement pour la formule des cours magistraux.
  • Ayez recours à l'aide de meneurs à qui les élèves font confiance, y compris des pairs.
  • Renforcez les messages des parents, des médias et des politiques de santé qui sont véhiculés dans la collectivité.

(Reproduit de Centre de toxicomanie et de santé mentale, Scoop Jeunesse: Les programmes qui marchent bien auprès des jeunes; Y a-t-il une formule magique?, 2000.)

Conseils pour le personnel enseignant sur le choix d'une conférencière ou d'un conférencier

Les élèves aiment écouter les propos d'une conférencière ou d'un conférencier, car cela rompt leur routine. Lorsque vous choisissez une conférencière ou un conférencier représentant un organisme qui oeuvre dans le domaine de la prévention ou de la réduction de la toxicomanie, vous devez vous assurer que le contenu et le style de sa présentation respectent les points énoncés à la section «Conseils sur l'éducation en matière de drogues en milieu scolaire».

Évidemment, la visite d'une conférencière ou d'un conférencier ne constitue pas un programme complet d'éducation en matière de drogues. Toutefois, ce genre d'exposé permet de sensibiliser les élèves à des questions précises, de stimuler la discussion en classe et d'étoffer les autres activités d'éducation sur ce sujet.

Voici quelques conseils qui vous aideront à choisir une conférencière ou un conférencier:

  • Demandez des références : où cette personne a-t-elle déjà donné des conférences? De quel sujet a-t-elle discuté?
  • Demandez à la conférencière ou au conférencier de vous fournir quelques renseignements à son sujet. Vous pourrez les utiliser pour présenter cette personne aux élèves.
  • Demandez-lui le plan de sa présentation et incluez-le dans tout document que vous distribuerez. Il importe de connaître au préalable le mandat et la philosophie de l'organisme pour lequel la conférencière ou le conférencier travaille afin de vous assurer qu'ils répondent à vos attentes.
  • Demandez à cette personne si elle a besoin de matériel audiovisuel, p.ex., un magnétoscope, un téléviseur, un rétroprojecteur.
  • Y a-t-il des activités auxquelles les élèves peuvent se livrer avant ou après l'exposé pour renforcer le message transmis?

Lorsque vous prenez les arrangements avec la conférencière ou le conférencier, n'oubliez pas de lui fournir les renseignements suivants:

  • la date et l'heure où aura lieu l'exposé;
  • la composition du groupe, c.-à-d. le nombre d'élèves; s'il s'agit d'une classe mixte ou non;
  • l'endroit exact où l'exposé aura lieu;
  • la durée de l'exposé;
  • les sujets dont vous voulez que la conférencière ou le conférencier discute.

N'oubliez pas d'aviser la conférencière ou le conférencier si certains de ces détails changent.

Pourquoi pas! Demandez aux élèves de trouver une conférencière ou un conférencier, de participer aux arrangements ou de mener une entrevue avant ou après l'exposé.

Conseils pour le personnel enseignant sur les différences entre les sexes

Il y a des différences entre les adolescentes et les adolescents quant aux raisons qui motivent l'usage de substances et aux effets de ces substances sur leur organisme.

Tabac

Par exemple, la plupart des femmes fument pour les aider à faire face aux réalités de la vie quotidienne telles que le stress, l'anxiété, la dépression, le poids corporel et la colère. La plupart des hommes fument pour le plaisir et pour des raisons d'ordre social. Des recherches ont révélé que les femmes préfèrent les situations où il y a des interactions informelles en petit groupe avec des personnes qui leur sont chères. Par conséquent, un plus grand nombre de femmes participent aux discussions sur le tabac et leur participation est de meilleure qualité lorsque le groupe est composé uniquement de femmes. Par ailleurs, il semble que les effets physiques de la dépendance à la nicotine ne soient pas les mêmes chez les femmes que chez les hommes. En effet, le métabolisme de la nicotine est plus lent chez la femme, ce qui signifie que le sevrage est plus intense. De plus, si une femme fume lorsqu'elle est enceinte, les risques sont plus grands que l'enfant soit prématuré ou que son poids soit inférieur à la naissance.

Alcool

Comme la constitution corporelle des hommes diffère de celle des femmes, il y a également des différences entre les deux sexes dans la transformation de l'alcool par l'organisme. L'alcool est soluble dans l'eau, mais non dans les matières grasses, et se répand de façon uniforme dans les fluides corporels. Or, chez les femmes, le rapport entre la quantité de matières grasses et la quantité d'eau contenues dans le corps est plus élevé que chez les hommes, ce qui signifie qu'il y a moins d'eau pour dissoudre l'alcool. Cela signifie également que l'alcoolémie d'une femme sera plus élevée que celle d'un homme même si tous deux ont le même poids et ont consommé la même quantité d'alcool. Une femme n'a pas besoin de boire autant d'alcool qu'un homme pour être ivre. De plus, elle risque d'éprouver davantage de problèmes liés à l'alcool, y compris des troubles de santé. Par ailleurs, des recherches scientifiques ont démontré que la quantité de l'enzyme qui décompose l'alcool, appelé alcool-déshydrogénase et que l'on trouve notamment sur la paroi de l'estomac, est moins élevée ou que cet enzyme est moins actif chez la femme, ce qui contribue également à une absorption et à une alcoolémie plus élevées chez elle.

(Remarque: la majeure partie de cet enzyme se trouve dans le foie. On ne sait pas s'il y a des différences entre les hommes et les femmes en ce qui concerne la quantité de cet enzyme présente dans le foie.) Les femmes qui consomment une quantité abusive d'alcool souffrent parfois d'irrégularités menstruelles et d'infertilité. Enfin, les femmes qui boivent pendant leur grossesse risquent de donner naissance à un enfant atteint du syndrome d'alcoolisme foetal ou aux prises avec les effets de l'alcoolisme foetal.

Médicaments

Contrairement à l'alcool, un grand nombre de médicaments sont solubles dans les matières grasses. Ils peuvent donc demeurer plus longtemps dans l'organisme de la femme que dans celui de l'homme puisque le corps de la femme contient davantage de tissus adipeux (comparativement à un homme de même poids). Les benzodiazépines (p.ex., le diazépam), qui sont utilisés pour traiter l'angoisse et l'insomnie et qui sont souvent prescrits aux femmes, sont solubles dans les matières grasses. Ils risquent donc de demeurer plus longtemps dans le corps de la femme puisqu'ils s'excrètent plus lentement.

(Source : Fondation de la recherche sur la toxicomanie. La majorité oubliée: Guide sur les questions de toxicomanie à l'intention des conseillers qui travaillent auprès des femmes, Centre de toxicomanie et de santé mentale, Toronto, 1996.)

Nous aimerions savoir ce que vous pensez de nos plans de leçons.

Teens running school hallway

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