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Établir des liens entre la thérapie et les compétences en matière de différences culturelles : Offrir des services aux Autochtones

Rapport annuel à l’intention de la collectivité 2006 - 2007

L’aîné cri Vern Harper (deuxième à gauche), membre du personnel de CAMH, et le chef intérimaire des soins cliniques, Services aux Autochtones, le Dr Peter Menzies (au centre), en compagnie du directeur des programmes de santé internationale, Akwatu Khenti (à l’extrême droite), lors d’un symposium organisé par CAMH sur les meilleures pratiques en matière de santé mentale, de toxicomanie et de prévention pour les Autochtones.

C’est jeudi au Meeting Place, situé au centre-ville de Toronto. L’aîné cri Vern Harper et la thérapeute Lizz Arger rencontrent un habitué de ce centre de jour pour les personnes sans abri. Comme 40 pour 100 des 200 hommes et femmes qui se rendent à cet endroit chaque jour pour rencontrer des amis, prendre une douche, se faire à manger et participer à des ateliers d’artisanat, cet habitué est autochtone. Il est aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale.

M. Harper et Mme Arger, qui font partie de l’équipe des Services aux Autochtones de CAMH, offrent un programme unique alliant thérapie et enseignement culturel et spirituel.

« Les clients obtiennent le meilleur des deux mondes, dit le Dr Peter Menzies, chef intérimaire des soins cliniques, Services aux Autochtones. Ils bénéficient d’une thérapie, peuvent écouter l’aîné Harper parler de spiritualité et raconter des histoires traditionnelles et peuvent participer aux cérémonies qu’il organise. C’est un aspect important de la guérison. »

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L’aîné cri, membre du personnel de CAMH, Vern Harper

Les Services aux Autochtones de CAMH ne cessent de croître depuis leur création en 2000. Grâce au soutien accordé par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, qui fait partie de Santé Canada, et le Oshki-Pimache-O-Win Education and Training Institute, CAMH organisera des séances de formation sur les troubles concomitants en collaboration avec huit Premières nations dans le territoire de la nation Nishnawbe-Aski.

Après avoir reçu des fonds du gouvernement provincial, les Services aux Autochtones collaborent avec des organismes autochtones et non autochtones du Nord de l’Ontario afin d’accroître la capacité des collectivités de la région de faire face aux problèmes liés à la toxicomanie et à la santé mentale. Les séances de formation ont commencé à Sudbury (où nous avons engagé un conseiller provincial autochtone en formation) et nous prévoyons organiser des séances à Thunder Bay, Sioux Lookout, Fort Frances, Nipissing et Kapuskasing. « C’est énorme, dit le Dr Menzies. CAMH peut exercer une influence considérable sur la vie d’un grand nombre de membres des Premières nations et a l’occasion d’accroître la capacité d’un grand nombre de collectivités du Nord de venir en aide aux personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. »

« Les autres centres s’intéressaient uniquement à ma dépendance. Ce n’était pas suffi sant pour moi. J’avais besoin d’une personne qui comprenait ma culture. »

Marilyn Brown, cliente, qui estime que les Services aux Autochtones de CAMH l’ont mise sur la voie du rétablissement

1,230
Le nombre de clients avec lesquels travaille les Services aux Autochtones de CAMH chaque année

Établir des rapports : L'integration dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale

CAMH rapport annuel 2006-07

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