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Une équipe multidisciplinaire de CAMH a tenu des consultations au centre de réadaptation New Horizons for Integral Peace,
situé au Sri Lanka. Ce centre, qui bénéficie du soutien de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), vient
en aide aux personnes ayant une dépendance à l'alcool ou à d;autres drogues.
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Batticaloa était autrefois une ville paisible sur la côte est du Sri Lanka ; ses habitants vivaient de la pêche. Mais 20 ans
de guerre civile en plus des effets dévastateurs d’un tsunami en 2004 ont laissé des cicatrices sociales profondes et causé
des traumatismes chez un grand nombre de personnes.
« Quand il y a des soldats à tous les coins de rue et qu’on entend constamment le bruit de l’artillerie, on ne peut fuir la
guerre », déclare Nalini Pandalangat, qui dirige une équipe de CAMH participant à un projet de trois ans sur la santé mentale
au Sri Lanka. CAMH collabore avec les autorités gouvernementales, les fournisseurs de services de santé mentale, les intervenants
communautaires, les enseignants et les universitaires afin d’élaborer une stratégie sur la santé mentale et des programmes
psychosociaux visant à répondre aux besoins énormes de la population.
À la suite d’une mission d’enquête menée en 2004 par le président-directeur général de CAMH, le Dr Paul Garfinkel, CAMH a
reçu une subvention de 1,75 million de dollars de l’ACDI dans le cadre du fonds de reconstruction pour les victimes du tsunami.
L’équipe de CAMH comprend des employés de l’Unité de recherche et de soutien communautaire, dirigée par le Dr John Trainor,
du Bureau de la santé internationale, dirigé par Akwatu Khenti ; et du Programme des troubles de l’humeur et de l’angoisse,
dirigé par le Dr Arun Ravindran. L’équipe s’est rendue au Sri Lanka à deux reprises.
« Un grand nombre d’enfants souffrent de traumatismes causés par la guerre, les pertes qu’ils ont subies, la menace de devoir
joindre les rangs de l’armée et les mauvais traitements dont ils sont victimes, chez eux, où la violence est de plus en plus
fréquente parmi les familles qui essaient de survivre, déclare Akwatu Khenti, qui travaille à CAMH et qui retournera au Sri
Lanka pour participer à un projet visant à instaurer un milieu sain dans les écoles. Il faut apprendre aux enseignants à reconnaître
les problèmes de santé mentale et à composer avec ces problèmes. Un grand nombre d’enfants ont des difficultés d’apprentissage.
Les écoles peuvent jouer un rôle positif. »
Les autres membres de l’équipe de CAMH collaboreront avec des équipes de soins de santé, des représentants du gouvernement
et des partenaires communautaires afin d’accroître les ressources et l’expertise dont on a besoin à l’échelle locale pour
répondre aux besoins immenses du pays en matière de santé mentale. En outre, l’intervention de CAMH aura une incidence sur
la façon dont on dispense des soins respectueux des différences culturelles en Ontario.
Collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé
Trois scientifiques du Service de la recherche sociale, préventive et en politiques de santé de CAMH participent à des projets
de l’Organisation mondiale de la Santé (oms), l’organisme des Nations Unies qui s’occupe des questions liées à la santé :
- Le Dr Carles Muntaner est coprésident du Employment Conditions Network, qui relève de la Commission des déterminants de la
santé de l’oms.
- Le Dr Jürgen Rehm a été nommé au comité d’experts des problèmes liés à la pharmacodépendance et à l’alcool mis sur pied par
l’oms.
- Le Dr Louis Gliksman est coordonnateur de CAMH au sein de l’oms. Il favorise la création de liens permettant d’accroître la
capacité de recherche et d’élaborer des politiques et des stratégies qui améliorent la santé dans les pays en développement.
En outre, à titre de chercheur principal, il travaille à la base de données mondiale sur l’alcool.

Établir des rapports : L'integration dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale