Intégrer les déterminants sociaux de la santé aux soins, à la recherche et à l'education
Rapport annuel à l'intention de la collectivité 2006 - 2007
Sur cette page :

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75 pour 100 Le pourcentage des femmes vivant dans la rue qui ont une maladie mentale
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Tous les clients de CAMH participent à l’élaboration d’un plan de soins adapté à leurs besoins qui fixe des objectifs concernant
le travail, le logement, le revenu et les relations. Ces facteurs sont connus sous le nom de déterminants sociaux de la santé.
Ils sont tout aussi importants que les objectifs fixés pour aider les clients à régler leurs problèmes de toxicomanie et de
santé mentale. Par l’entremise de son Unité de recherche et de soutien communautaire (URSC), CAMH favorise une approche globale,
plutôt que médicale, de la santé afin de répondre à ces besoins généraux des clients. Il met l’accent sur le rétablissement,
la santé et le bien-être des clients en encourageant la famille à participer à la prestation des soins, en respectant la diversité
des clients et en misant sur leurs forces.
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MHAP's triggered by CAMH clients at admission in 2006 - 07 (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
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MHAP's triggered by CAMH clients at discharge in 2006 - 07 (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
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CAMH a devancé les autres hôpitaux pour ce qui est de l’utilisation de l’Instrument d’évaluation des résidents – Santé mentale
(IER-SM), qui permet de suivre un large éventail de risques et de symptômes et de s’assurer que la prestation des soins tient
compte des valeurs axées sur le client. Ces graphiques illustrent comment l’IER-SM intègre des renseignements multidimensionnels
comme ceux portant sur l’emploi, le revenu, les relations et la santé physique et mentale des clients de CAMH admis au cours
de l’exercice 2006-2007 et comment nous avons assuré le suivi de ces questions lorsque les clients ont été mis en congé au
cours de cette période.
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« Toute personne, quelle que soit sa situation, devrait avoir un logement décent. Il faut faciliter la recherche et le maintien
d’un logement dans notre ville », a déclaré le maire de Toronto, David Miller, à l’occasion de l’ouverture du forum sur le
logement organisé par CAMH, intitulé Navigating the Housing Maze.
Ce forum d’une journée portait sur les expériences vécues par les clients, les stratégies permettant de trouver et de conserver
un logement, les besoins des populations de diverses cultures et les méthodes de réduction des méfaits applicables au logement.
Une trentaine de fournisseurs de logements ont discuté de leurs services avec plus de 250 clients, membres de familles, employés
de CAMH et membres de la collectivité. Grâce à ce forum, des clients ont obtenu l’aide nécessaire pour emménager dans un logement
permanent.
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Photo du Globe and Mail, de Tibor Kolley
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Le Dr Jorge Soni prend le temps de gagner la confiance d’une personne sans abri à Toronto. CAMH fait partie d’une nouvelle
équipe multidisciplinaire mobile (M-DOT) qui évalue les besoins des personnes sans abri afin de les aider à accéder aux services
liés à la toxicomanie et à la santé mentale qui leur conviennent le mieux.
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« Le forum de CAMH sur le logement s’est révélé un outil inestimable pour établir le contact entre le milieu de la santé mentale,
les organismes et les fonctionnaires. Il a permis de garder le logement abordable à l’agenda des autorités publiques. »
Sean Goetz-Gadon, bureau du logement abordable de la ville de Toronto
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140,000 Le nombre de Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale qui vivent dans un logement temporaire ou instable
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Cette année, CAMH a déployé des efforts en vue d’intégrer les principes de la diversité à tous les aspects de sa mission et
de dispenser des services axés sur la collaboration et adaptés à la culture dans les domaines de la toxicomanie et de la santé
mentale :
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Ursula Lipski, de la Family Mental Health Alliance, a remis à l’hon. James K. Bartleman, lieutenant-gouverneur de l’Ontario,
un exposé de principes intitulé Caring Together: Families as Partners in the Mental Health and Addiction System à l’occasion du lancement officiel de la semaine de la famille à CAMH. C’est la deuxième fois que cet événement annuel a
lieu. Il met en évidence le rôle essentiel que jouent les familles dans le soin des personnes aux prises avec des problèmes
de toxicomanie et de santé mentale.
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Nous avons élargi le programme, très populaire, de traitement de la toxicomanie dispensé en espagnol ; collaboré avec des
dizaines de groupes ethniques et de communautés racialisées et autochtones ; et embauché une personne spécialisée dans les
problèmes de jeu de hasard ethnoculturels qui met sur pied des activités d’intervention, d’éducation et de prévention dans
diverses collectivités.
- En collaboration avec le Supportive Housing and Diversity Group (SHAD), CAMH a participé à une étude d’un an portant sur les
meilleures pratiques à utiliser pour concevoir des modèles de logement tenant compte des différences culturelles. Les résultats
de cette étude seront intégrés à un manuel de ressources mis à la disposition des fournisseurs de services et de logements.
- La chef adjointe de la pratique des soins infirmiers de CAMH, Rani Srivastava, a publié un guide intitulé The Healthcare Professional’s Guide to Clinical Cultural Competence.
- Nous avons dispensé des séances de formation sur la diversité et les compétences en matière de différences culturelles à un
certain nombre de nouveaux réseaux locaux d’intégration des services de santé, ainsi qu’aux hôpitaux, entreprises, fournisseurs
de services de santé et organismes communautaires, et à tous les nouveaux employés de CAMH.
- CAMH a participé à la conception de « Culture Counts », un outil de promotion de la santé en ligne afin d’aider les fournisseurs de services à mieux servir les diverses communautés
et à intégrer les meilleures pratiques ainsi que les démarches adaptées aux différences culturelles à leurs activités d’éducation
communautaire.
Rachel Paige Price, une cliente de la Clinique de l’identité sexuelle de CAMH, sait très bien que le travail favorise le rétablissement.
En 2003, on a diagnostiqué chez Mme Price, née de sexe masculin et confuse depuis son enfance quant à son identité sexuelle,
un trouble de l’identité sexuelle. Au cours des deux années suivantes, Mme Price, qui possède une vaste expérience à titre
d’analyste des opérations aéroportuaires et aériennes, a dû relever plusieurs défis découlant des effets des attentats du
11 septembre et de l’épidémie de SRAS sur l’industrie aérienne. Elle a dû faire face à des difficultés professionnelles tout
en relevant les défis découlant de sa transition sexuelle.
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On a remis à Vincent Welcome et à d’autres clients de l’Unité de réadaptation intégrée de CAMH un appareil-photo jetable pour
qu’ils prennent des photos sur le thème du travail. Ces photos ont été présentées lors d’une exposition intitulée The Working
Life qui a eu lieu à la galerie Propeller, rue Queen Ouest.
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Diana Capponi, coordonnatrice du programme Objectifs emploi de CAMH, en compagnie de Rachel Paige Price, une ancienne cliente
du programme, au service de la technologie de l’information de CAMH
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Pendant cette transition, Mme Price se sentait mal à l’aise à l’idée d’interagir avec ses collègues de travail. Grâce au soutien
qu’elle a reçu du personnel de la Clinique de l’identité sexuelle de CAMH et de Diana Capponi, qui travaille à notre programme
Objectifs emploi, elle s’est jointe à l’équipe de CAMH chargée de la technologie de l’information et de la mise sur pied de
notre site intranet.
« J’ai beaucoup appris en travaillant à CAMH, déclare Mme Price. J’ai acquis de la confiance en moi et j’ai appris à m’adapter
à un milieu de travail structuré et à me sentir plus à l’aise avec ma nouvelle vie, peu importe la situation. » Forte de cette
nouvelle confiance en soi et de cette nouvelle acceptation de soi, Mme Price a commencé à consulter le personnel des divers
programmes de CAMH en vue de mettre sur pied le site Web.
Après six mois fructueux tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel, Mme Price se sentait prête à assumer un
poste de consultante dans son domaine d’expertise. Peu après, elle a trouvé un emploi au sein de l’entreprise où elle travaillait
avant sa transition. Grâce au soutien de cette entreprise, elle a une carrière florissante.
« Les préjugés sont nombreux et on ne reconnaît pas toujours les mérites des membres de la communauté trans, ajoute Mme Price.
Mon emploi m’a vraiment aidée à m’adapter. Le soutien que m’accorde ma famille, mes amis et mes collègues m’a aidée à être
la personne que je suis au fond de moi. »
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No1 Le classement de la dépression parmi les causes d’absentéisme (a supplanté les maladies cardiovasculaires)
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85 pour 100 et de 65 à 85 pour 100 Les pourcentages des personnes ayant eu une maladie mentale grave et des personnes ayant eu de graves problèmes de toxicomanie,
respectivement, qui sont sans travail
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Anthony Silvester Murdoch (ci-dessus) et Clarington Miller (ci-dessous) perfectionnent leurs techniques de construction dans
le cadre du programme de formation élargie des travailleurs, un partenariat regroupant le programme Objectifs emploi de CAMH
et le collège George Brown de Toronto.
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« Pour que d’autres employeurs offrent un emploi aux personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale, nous
devons donner l’exemple », déclare le Dr John Trainor, directeur de l’Unité de recherche et de soutien communautaire (URSC)
de CAMH.
Dans le cadre de l’initiative Objectifs emploi, les gestionnaires de CAMH doivent assister à une séance de formation sur les
mesures à prendre pour recruter et maintenir en poste des employés ayant eu des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale.
« C’est une première étape importante en vue de créer un milieu où les employés se sentent soutenus. Toutefois, il ne faut
pas s’arrêter là, déclare Diana Capponi, qui dirige cette initiative. Les troubles de santé mentale sont la principale cause
d’absentéisme au Canada. Les employeurs doivent mettre en œuvre des politiques en matière d’adaptation et offrir des mesures
de soutien au travail. »
Les membres de « The Unusual Suspects », un groupe de soutien informel formé d’employés de CAMH ayant divulgué ou non des
antécédents de toxicomanie et de maladie mentale, se réunissent régulièrement pour s’entraider.
Cette année, CAMH a été fier de publier sa première offre d’emploi indiquant que l’expérience de défis liés à la toxicomanie
ou à la santé mentale était une compétence recherchée.
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« Nous devrions tous défendre l’importance du travail. Il renforce notre identité et ce que nous faisons et a une incidence
considérable sur notre perception de nous-mêmes. »
Dr David Goldbloom, conseiller médical en chef
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Le projet de réaménagement de l’emplacement de la rue Queen réalisé par CAMH créera un grand nombre d’emplois dans le domaine
de la construction. Nous nous assurons que nos clients peuvent tirer parti de ces emplois.
En collaboration avec le collège George Brown, CAMH a élaboré un programme de formation en construction que pourront suivre
25 personnes ayant eu des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Ce programme, qui se greffe au programme de formation
de base en construction du collège, comprend des cours de communication et de préparation à l’emploi ainsi que des mesures
de soutien permanentes. On garantit un emploi rémunéré aux participants qui terminent le programme avec succès.
CAMH a publié récemment une offre d’emploi afin de recruter des préapprentis qui travailleront à temps plein avec l’entrepreneur
chargé de refaire le briquetage et la maçonnerie du mur historique de l’emplacement de la rue Queen. Ce partenariat, qui est
le fruit d’une collaboration avec la section locale 2 de la Brick and Allied Craft Union of Canada et la section locale 506
de l’Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord, est le premier du genre à CAMH et fournit un modèle pour la
création d’autres emplois pour les clients.

Établir des rapports : L'integration dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale