Établir des liens entre la recherche et la promotion de la santé : Du cerveau au voisinage
Chaque année, le tabac tue 16 000 personnes en Ontario et coûte quelque 6,1 milliards de dollars au système de santé, ce qui
en fait la dépendance la plus mortelle et la plus coûteuse. L’abandon définitif du tabac constitue un défi immense pour un
grand nombre d’Ontariens. Cela est d’autant plus vrai pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale. Quatre-vingt
pour cent des personnes hospitalisées à CAMH fument. C’est pour cette raison que l’abandon du tabac est l’une des priorités
de CAMH.
Cette année, nous avons engagé deux experts de renommée internationale spécialisés dans les dépendances : le Dr Tony George,
de l’université Yale, et le Dr Bernard Le Foll, des National Institutes of Health des États-Unis. Ils se sont joints aux 50
employés de CAMH qui étudient tous les aspects du tabagisme, qu’il s’agisse des caractéristiques génétiques, des questions
sociales, de la recherche en matière de population, du traitement, de la promotion de la santé ou de la prévention. Nous avons
étoffé nos connaissances de la dépendance à la nicotine et mis en œuvre avec succès de nouveaux programmes provinciaux d’abandon
du tabac.
CAMH adopte une démarche globale et intégrée concernant le tabagisme, comme il le fait pour toutes les questions complexes
liées à la toxicomanie et à la santé mentale. Cela signifie qu’il fait appel à la recherche pour améliorer les soins cliniques
et met en œuvre des programmes d’éducation, de promotion de la santé et de prévention des maladies dans les collectivités.
En collaboration avec le ministère de la Promotion de la santé et l’Ontario Pharmacists’ Association, CAMH a distribué des
traitements de substitution de la nicotine dans toute la province en s’associant aux bureaux de santé publique et aux pharmaciens
locaux.
CAMH dispense des programmes de sensibilisation et d’abandon du tabac par l’entremise de ses 32 bureaux provinciaux et de
partenariats communautaires. Ces programmes, qui visent notamment les adolescents dans les écoles, les immigrants francophones,
les communautés lesbiennes et gaies, rejoignent des milliers de personnes chaque année.
« Outre les grandes compagnies de tabac, je ne connais aucune autre organisation dans le monde qui compte tant de personnes
œuvrant dans le domaine de la nicotine. »
Dr Paul Garfinkel, président-directeur général
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L’étude stop réalisée par CAMH a aidé 1 600 Ontariens à cesser de fumer
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(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Le Dr Peter Selby à l’un des nombreux événements officiels organisés cette année en collaboration avec le ministère de la
Promotion de la santé pour lancer les différentes phases de l’étude STOP
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Nous avons obtenu des résultats prometteurs lors de l’étude STOP (Smoking Treatment for Ontario Patients, traitement antitabac
pour les patients de l’Ontario), portant sur une démarche innovatrice en matière d’abandon du tabac.
Dans le cadre de ce programme de distribution intensive, on a remis gratuitement des traitements de substitution de la nicotine
(TSN) tels que de la gomme ou des timbres à la nicotine à près de 14 000 participants. Au moins 12 pour 100 des participants
ont cessé de fumer pendant six mois. Le taux d’abandon normal est de 7 pour 100 chez les Ontariens de moins de 45 ans et de
3 pour 100 chez ceux de plus de 45 ans.
« Il faudrait 14 ans pour aider 14 000 fumeurs à abandonner le tabac en utilisant d’autres traitements. Grâce à ce modèle
de distribution de TSN, nous avons pu joindre un plus grand nombre de personnes et leur venir en aide plus rapidement », déclare
le Dr Peter Selby, directeur, Soins cliniques et programmes de traitement de la toxicomanie à CAMH et chercheur principal
de l’étude STOP.