Établir des rapports entre la recherche et toutes nos autres activités
Rapport annuel à l'intention de la collectivité 2006 - 2007
Les travaux de recherche réalisés par CAMH améliorent directement la vie de milliers de personnes aux prises avec des problèmes
de toxicomanie et de santé mentale.
CAMH est un chef de file mondial dans les domaines de la recherche neuroscientifique, clinique et sociale ainsi qu’en matière
de prévention et de politiques de la santé. Nous intégrons de plus en plus les résultats de nos recherches à la pratique clinique,
à nos activités d’éducation, de prévention et de promotion de la santé ainsi qu’à nos initiatives liées aux politiques. Cette
année encore, nous avons effectué des recherches scientifiques de pointe et mis en pratique des découvertes faites par le
passé pour améliorer la santé de nos clients.
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Localiser une nouvelle cible de la dopamine dans le cerveau
Les Drs Brian O’Dowd et Susan George, chercheurs à CAMH, ont découvert un complexe de signalisation distinct de la dopamine
dans le cerveau qui pourrait jouer un rôle important dans la compréhension et le traitement de la schizophrénie.
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
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Établir des rapports entre la recherche et les soins
- Les clients ayant une dépression difficile à traiter bénéficient d’un nouveau traitement appelé stimulation magnétique transcrânienne
répétitive (SMTR) ; les personnes aux prises à la fois avec des problèmes de toxicomanie et des problèmes de santé mentale
reçoivent des traitements spécialisés conçus pour les troubles concomitants ; et des jeunes vivant une psychose participent
à des programmes d’intervention précoce afin d’obtenir de meilleurs résultats.
Établir des rapports entre la recherche, d’une part, et la promotion de la santé et la prévention, d’autre part
- Des élèves du palier secondaire prennent connaissance des plus récentes données dans le domaine de la santé mentale grâce
au programme Parlons de la maladie mentale ; le personnel des bars se renseigne sur le lien entre l’alcool et la violence
dans le cadre du projet Sécuribars ; et des fumeurs peuvent utiliser de nouvelles méthodes pour cesser de fumer dans le cadre
de l’étude STOP.
Établir des rapports entre la recherche et les politiques
- La recherche a influencé un large éventail de politiques et de pratiques, notamment la nouvelle Commission canadienne de la
santé mentale, la politique ontarienne de sécurité dans les écoles, les priorités des réseaux locaux d’intégration des services
de santé, la stratégie antidrogue de Toronto et les règlements proposés sur la conduite en état d’ivresse.
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2,2 millions de dollars
Le montant de la subvention accordée au Centre de TEP de CAMH
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22 Le nombre de chercheurs de CAMH dont le nom figure dans la liste des chercheurs les plus souvent cités (tranche supérieure
de 1 pour 100 des chercheurs les plus cités) du document intitulé Essential Science Indicators en 2006
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4,924 Le nombre de fois où des travaux de recherche de CAMH ont été cités dans des exposés universitaires au cours des quatre dernières
années
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« La famille d’abord est un très bon exemple de la capacité de CAMH de transformer les résultats de recherches en programmes
permettant d’améliorer la qualité de vie des gens. »
Gail Czukar, vice-présidente à la direction, Politiques, éducation et promotion de la santé
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La famille d’abord pour le futur
Des recherches ont démontré que les enfants dont le père, la mère ou les deux parents ont des problèmes liés à l’alcool ou
à d’autres drogues risquent davantage d’avoir des problèmes de comportement et de santé mentale. Près des trois quarts des
parents et de leurs enfants à risque (âgés de sept à 11 ans) participant au programme La famille d’abord pour le futur, mis
sur pied par CAMH, ont déclaré que les interactions familiales s’étaient améliorées. Ce programme de prévention en 14 séances
comprend des activités distinctes pour les enfants et pour les parents, suivies d’une séance où toute la famille peut mettre
en pratique ce qu’elle a appris. Le programme est offert à la grandeur de la province et est animé par le personnel des Services
provinciaux de CAMH et des partenaires communautaires.
Établir des rapports entre les découvertes scientifiques et l’amélioration de la qualité de vie
- Comprendre le déséquilibre chimique associé à la dépression. Le Dr Jeffrey Meyer, chercheur à CAMH, a découvert comment se produit le déséquilibre chimique associé à la dépression majeure.
Cette découverte pourrait déboucher sur des traitements plus efficaces et mieux ciblés pour cette maladie, qui touche 5 pour
100 de la population mondiale chaque année et qui est la quatrième cause de décès et d’invalidité.
- Déterminer la vulnérabilité à rechuter dans la dépression. La première étude jamais réalisée sur le lien entre les styles de pensée et la rechute a démontré que les personnes qui se
sont remises d’une dépression pourraient faire une rechute si un sentiment de tristesse de courte durée déclenche des pensées
dépressives.
- Traiter le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) chez les adultes. Un grand nombre d’adultes ayant un THADA sont également aux prises avec un trouble affectif saisonnier, qui est une forme
de dépression. CAMH a étudié une nouvelle utilisation de la photothérapie qui pourrait atténuer la dépression chez ces personnes,
leur donner plus d’énergie et les aider à mieux fonctionner.
- Mettre en commun les connaissances sur l’épigenèse. CAMH a signé un contrat de licence avec Epigenomics AG en vue d’utiliser un système de profilage à grande capacité. Ce système
pourrait être utilisé à plusieurs fins, notamment pour diagnostiquer les cancers et repérer les changements moléculaires qui
se produisent lors de maladies complexes comme la schizophrénie. L’épigenèse est un nouveau domaine de recherche portant sur
les méthodes de transmission biologique qui ne sont pas directement liées à la transmission d’un groupe de gènes. CAMH se
sert déjà de cette technologie de profilage pour étudier les indicateurs d’épigenèse chez des clients qui reçoivent des soins
psychiatriques.
- Déterminer les coûts des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Des chercheurs de CAMH ont publié les résultats de deux études novatrices qu’ils ont menées sur les coûts des problèmes de
toxicomanie et de santé mentale
- 85 pour 100 des coûts économiques de la toxicomanie et de la maladie mentale en Ontario, qui totalisent 34 milliards de dollars
par année, sont attribuables à la perte de productivité.
- Parmi les substances en cause, le tabac génère les coûts les plus élevés en Ontario (42 pour 100 du total). Il est suivi de
l’alcool (37 pour 100) et des drogues illégales (20 pour 100).
- Prévenir les cancers liés à l’alcool. Le Groupe de recherche et d’élaboration de politiques sur l’alcool de CAMH a rédigé une Mise au point sur l’alcool et le
cancer. Cette ressource très utile, qui s’adresse aux gouvernements, aux responsables du système de santé et aux groupes communautaires,
fait état des recherches et des initiatives de prévention en cours.
Quelques chiffres sur la recherche à CAMH
CAMH est le plus important centre de recherche sur la toxicomanie et la santé mentale au Canada.
En 2006-2007, nous avions :
- 100 scientifiques qui travaillaient à temps plein et 300 employés qui faisaient de la recherche ;
- cinq prestigieuses chaires de recherche du Canada ;
- sept chaires universitaires fondées et postes de professeur ;
- une augmentation de 35 pour 100 du nombre de boursiers de recherches postdoctorales ;
- plus de 390 rapports, 90 chapitres et 20 ouvrages publiés.
Établir des liens entre la recherche et la promotion de la santé : Du cerveau au voisinage
Chaque année, le tabac tue 16 000 personnes en Ontario et coûte quelque 6,1 milliards de dollars au système de santé, ce qui
en fait la dépendance la plus mortelle et la plus coûteuse. L’abandon définitif du tabac constitue un défi immense pour un
grand nombre d’Ontariens. Cela est d’autant plus vrai pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale. Quatre-vingt
pour cent des personnes hospitalisées à CAMH fument. C’est pour cette raison que l’abandon du tabac est l’une des priorités
de CAMH.
Cette année, nous avons engagé deux experts de renommée internationale spécialisés dans les dépendances : le Dr Tony George,
de l’université Yale, et le Dr Bernard Le Foll, des National Institutes of Health des États-Unis. Ils se sont joints aux 50
employés de CAMH qui étudient tous les aspects du tabagisme, qu’il s’agisse des caractéristiques génétiques, des questions
sociales, de la recherche en matière de population, du traitement, de la promotion de la santé ou de la prévention. Nous avons
étoffé nos connaissances de la dépendance à la nicotine et mis en œuvre avec succès de nouveaux programmes provinciaux d’abandon
du tabac.
CAMH adopte une démarche globale et intégrée concernant le tabagisme, comme il le fait pour toutes les questions complexes
liées à la toxicomanie et à la santé mentale. Cela signifie qu’il fait appel à la recherche pour améliorer les soins cliniques
et met en œuvre des programmes d’éducation, de promotion de la santé et de prévention des maladies dans les collectivités.
En collaboration avec le ministère de la Promotion de la santé et l’Ontario Pharmacists’ Association, CAMH a distribué des
traitements de substitution de la nicotine dans toute la province en s’associant aux bureaux de santé publique et aux pharmaciens
locaux.
CAMH dispense des programmes de sensibilisation et d’abandon du tabac par l’entremise de ses 32 bureaux provinciaux et de
partenariats communautaires. Ces programmes, qui visent notamment les adolescents dans les écoles, les immigrants francophones,
les communautés lesbiennes et gaies, rejoignent des milliers de personnes chaque année.
« Outre les grandes compagnies de tabac, je ne connais aucune autre organisation dans le monde qui compte tant de personnes
œuvrant dans le domaine de la nicotine. »
Dr Paul Garfinkel, président-directeur général
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L’étude stop réalisée par CAMH a aidé 1 600 Ontariens à cesser de fumer
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Le Dr Peter Selby à l’un des nombreux événements officiels organisés cette année en collaboration avec le ministère de la
Promotion de la santé pour lancer les différentes phases de l’étude STOP
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Nous avons obtenu des résultats prometteurs lors de l’étude STOP (Smoking Treatment for Ontario Patients, traitement antitabac
pour les patients de l’Ontario), portant sur une démarche innovatrice en matière d’abandon du tabac.
Dans le cadre de ce programme de distribution intensive, on a remis gratuitement des traitements de substitution de la nicotine
(TSN) tels que de la gomme ou des timbres à la nicotine à près de 14 000 participants. Au moins 12 pour 100 des participants
ont cessé de fumer pendant six mois. Le taux d’abandon normal est de 7 pour 100 chez les Ontariens de moins de 45 ans et de
3 pour 100 chez ceux de plus de 45 ans.
« Il faudrait 14 ans pour aider 14 000 fumeurs à abandonner le tabac en utilisant d’autres traitements. Grâce à ce modèle
de distribution de TSN, nous avons pu joindre un plus grand nombre de personnes et leur venir en aide plus rapidement », déclare
le Dr Peter Selby, directeur, Soins cliniques et programmes de traitement de la toxicomanie à CAMH et chercheur principal
de l’étude STOP.

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