Recherche : faire des découvertes, partager de nouvelles connaissances et les appliquer
CAMH Annual Report
Les activités de recherche de CAMH sont essentielles, car elles nous permettent de mieux comprendre la prestation des soins
aux personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale et la prévention de ces problèmes, ainsi que d'améliorer
la façon dont nous abordons ces questions. Comme ces fonctions seront regroupées à un même endroit, les communications de
tous les jours seront plus faciles et les chercheurs, les cliniciens et les éducateurs pourront se partager le travail et
échanger des idées de façon informelle. Cela débouchera sur de meilleures connaissances et de meilleurs soins.
Recherches et découvertes à CAMH, aujourd’hui
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de g. à d. : le Dr John Cairney ; le Dr Shitij Kapur
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CAMH est le plus vaste centre de recherche sur la toxicomanie et la santé mentale au Canada. Ses six prestigieuses chaires
de recherche du Canada et ses sept chaires fondées et fonds professoraux lui confèrent une réputation nationale et internationale.
Cette année, nos scientifiques et chercheurs ont obtenu des subventions et des contrats de près de 38 millions de dollars
et ont demandé quatre brevets pour de nouvelles technologies. Leurs travaux de recherche ont été cités dans plus de 8 000
documents scientifiques au cours des cinq dernières années.
Notre programme de recherche se distingue par la qualité et par l’ampleur de ses activités. Dans le domaine de la recherche
neuroscientifique, nous faisons des découvertes sur les origines biologiques de la santé et de la maladie, y compris des percées
excitantes sur le rôle des gènes. Nous utilisons des scanners de Tomographie par Émission de Positons (TEP) à la fine pointe
de la technologie pour trouver des marqueurs permettant de diagnostiquer des maladies et d’améliorer l’efficacité des médicaments.
Des clients et des membres de leur famille aident nos cliniciens à mettre ces découvertes à l’essai afin de mettre au point
de nouveaux traitements et applications cliniques. Dans le domaine de la recherche sociale, préventive et en politiques de
santé, nous en apprenons davantage sur des questions comme la consommation d’alcool, de tabac et d’autres drogues et la santé
mentale des femmes et des immigrants. Ces découvertes influencent les politiques et les programmes sociaux au Canada et ailleurs
dans le monde.
Planifier l’avenir
Cette année, dans le cadre de notre programme de recherche, nous avons commencé à élaborer un plan stratégique qui orientera
les activités du programme au cours des cinq à dix prochaines années. Plus de 100 chercheurs et employés de CAMH et un comité
consultatif externe formé de chercheurs réputés des États-Unis, du Canada et de la Grande-Bretagne ont participé à ce processus,
qui a duré neuf mois. À l’issue du processus, on a confirmé à nouveau le rôle important que jouent les activités de recherche
dans la mission générale de CAMH. Il faut s’efforcer d’atteindre de nouveaux sommets d’excellence dans le cadre du programme
de recherche. Pour aller de l’avant, il sera essentiel de maintenir un équilibre entre la recherche clinique ayant une incidence
sur les problèmes aujourd’hui et la science fondamentale qui, demain, fournira les solutions.
« Il faut déterminer les domaines sur lesquels porteront les recherches et atteindre de nouveaux sommets d’excellence. Il
faut également intégrer les activités de recherche aux autres activités de CAMH, déclare le Dr Shitij Kapur, chef de la recherche.
Les travaux de recherche ne visent pas seulement à aboutir à des découvertes. Ils ont également pour but de faire connaître
les résultats obtenus et de s’en servir pour améliorer la qualité de vie des personnes touchées par la toxicomanie et la maladie
mentale. Nos scientifiques doivent continuer à transformer le résultat de leurs recherches en applications concrètes qui profiteront
aux clients et à la société dans son ensemble. »
Aider les gens en effectuant des recherches de pointe
Les chercheurs de CAMH s’intéressent à ce qui se produit tant au niveau des cellules qu’au niveau des collectivités. Leurs
travaux transforment la vie des personnes et des collectivités touchées par des problèmes de toxicomanie et de santé mentale.
Dans le présent rapport, nous présentons les points saillants de trois projets qui procurent des avantages dès maintenant
et qui suscitent de l’espoir pour l’avenir.
Aider 14 000 personnes à arrêter de fumer
Même si nous savons toutes et tous qu’il est dangereux de fumer, un grand nombre de personnes ne peuvent pas arrêter. CAMH
espère remédier à cette situation grâce à son étude STOP (traitement du tabagisme pour les patients Ontariens).
En collaboration avec le ministère de la Promotion de la santé et le Groupe des soins de santé de Pfizer, CAMH a fait don
de Traitements de Substitution de la Nicotine (TSN), y compris de la gomme et des timbres à la nicotine, à 14 000 fumeurs
ontariens.
Cette étude est unique en son genre au Canada. Les personnes qui souhaitent y participer ont juste à composer un numéro sans
frais d’interurbain et à parler à un membre de l’équipe chargée du projet. Elles recevront ensuite leur TSN par messager.
Pas besoin de consulter un médecin. Le personnel téléphone aux participants pour suivre les progrès qu’ils ont accomplis et
déterminer si le TSN les aide à cesser de fumer.
« Il a été démontré que les personnes qui veulent arrêter de fumer obtiennent de meilleurs résultats lorsqu’elles utilisent
ce genre d’aides à l’abandon de la nicotine. Or, un grand nombre de personnes ne les utilisent pas, notamment en raison de
leur coût, déclare le Dr Peter Selby, directeur, Soins cliniques, Programme de traitement de la toxicomanie. Cette étude nous
permettra d’encourager les gens à arrêter de fumer et de déterminer les méthodes les plus efficaces. Nous pourrons ainsi,
à l’avenir, mieux soigner les gens. »
Favoriser les partenariats de recherche
CAMH a mis en oeuvre un Programme d’accroissement de la capacité de recherche communautaire pour encourager la création de
partenariats de recherche et accroître la capacité de recherche des organismes communautaires.
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Des membres du personnel du Centre des sciences préventives de CAMH, des jeunes des Premières nations et des partenaires locaux,
réunis à London (Ontario), pour discuter de l'elaboration de projets de prévention de la violence dans les écoles.
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Cette année, il a aidé un partenariat formé d’organismes de Kenora représentant la collectivité, le secteur de la santé et
les Premières nations à administrer le Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves des Premières nations. Les
cinq organismes, qui travaillent auprès des jeunes des Premières nations, estiment que le manque de renseignements sur la
santé et la consommation d’alcool et d’autres drogues est un obstacle à la prestation de services liés à la toxicomanie et
à la santé mentale.
En collaboration avec CAMH, ces organismes ont conçu le Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves des Premières
nations. Les sondages existants de CAMH ont été adaptés pour que la méthodologie et les questions tiennent compte de la culture
autochtone. Près de 120 élèves de la 7e à la 12e année qui fréquentent trois écoles Anishinabe dans le district de Kenora–Rainy
River ont participé au sondage.
« Les agences et organismes locaux savent de quels outils de recherche ils ont besoin et ils utilisent les résultats obtenus,
de dire le Dr Louis Gliksman, directeur du Service de la recherche sociale, préventive et en politiques de santé à CAMH. Il
faut que nos recherches soient pertinentes pour les collectivités que nous servons. Le financement de la recherche communautaire
est un moyen efficace de s’en assurer. »
Mettre au point de nouveaux traitements de la dépression et de la schizophrénie
CAMH met au point un traitement novateur de la schizophrénie et de la dépression susceptible d’aider un grand nombre de personnes
ayant des symptômes résistants, et auxquelles les médicaments procurent peu de soulagement.
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Le Dr Jeff Daskalakis administre le plus récent traitement pour les personnes aux prises avec la schizophrénie ou une dépression
: la stimulation magnétique transcrânienne.
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Ce traitement, appelé Stimulation Magnétique Transcrânienne Répétitive (SMTR), repose sur les recherches effectuées par le
Dr Jeff Daskalakis à la fin des années 1990, lorsqu’il était étudiant et travaillait à CAMH. Il a découvert que les hallucinations
auditives des personnes qui ont la schizophrénie ont une cause cérébrale. En stimulantune certaine partie du cerveau à l’aide
d’une impulsion magnétique, on peut supprimer ces hallucinations.
CAMH a inauguré récemment la Clinique de stimulation magnétique transcrânienne, qui a traité 35 personnes. Les premiers résultats
sont extrêmement positifs. En effet, près de 50 pour 100 des patients ont déclaré que le traitement leur avait été bénéfique.
Les responsables de la clinique prévoient traiter plus de 200 personnes aux prises avec une dépression cette année. Ils sont
d’avis que ce nombre augmentera considérablement à mesure que ce nouveau traitement sera mieux connu. « Un grand nombre de
personnes ont des symptômes de dépression. Or, pour 40 à 50 pour 100 d’entre elles, les médicaments ne produisent pas les
effets souhaités. Cela signifie que le SMTR pourrait venir en aide à un nombre incroyable de personnes », de dire le Dr Daskalakis.
Il ajoute que lorsque l’emplacement de la rue Queen aura été réaménagé et que les travaux de recherche et les soins y auront
été réunis, davantage de personnes auront accès à des traitements novateurs comme le SMTR. « Il sera plus facile pour les
clients et le personnel de CAMH d’avoir accès aux recherches et aux traitements. Beaucoup plus de personnes participeront
aux études, ce qui nous permettra d’en apprendre davantage et de venir en aide à un plus grand nombre de personnes. »
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