Intégrer les installations de CAMH au voisinage
CAMH Annual Report
« Le projet de réaménagement est une excellente nouvelle pour les clients, déclare Joan Piscopo, présidente du groupe de référence
des clients et
 |
|
Joan Piscopo, présidente du groupe de référence des clients et des familles de CAMH.
|
des familles que CAMH a créé pour s’assurer que ses initiatives tiennent compte du point de vue des clients et de leur famille.
Un grand nombre de clients et de familles sont durement touchés par les préjugés qui, malheureusement, entourent souvent la
toxicomanie et la maladie mentale. Dans bien des cas, ces personnes éprouvent inutilement de la honte et de l’embarras à l’idée
de suivre un traitement. Le projet de réaménagement contribuera à intégrer les services de traitement à la collectivité et
créera un milieu accueillant et sain pour tous. »
S’attaquer aux préjugés
Dans le cadre de la stratégie que nous avons adoptée pour lutter contre les préjugés, nous avons choisi de faire de l’emplacement
de la rue Queen notre plaque tournante, car il y a un centre de santé mentale à cet endroit depuis 150 ans. S’attaquer aux
préjugés est essentiel au rétablissement des clients. Les personnes aux prises avec une maladie mentale et des problèmes de
toxicomanie disent que les préjugés dont elles font l’objet sont presque aussi graves que le problème lui-même et empêchent
un grand nombre d’entre elles de demander l’aide et les traitements dont elles ont besoin.
Le plan de CAMH transformera l’emplacement de la rue Queen. Cet établissement psychiatrique traditionnel qui est coupé du
voisinage deviendra un centre de soins, de prévention, d’éducation et de recherche intégré à la collectivité avoisinante. Dans
le cadre de ce plan, on prolongera certaines rues pour qu’elles traversent l’emplacement, ce qui créera une série de sections
où seront aménagés des parcs, des espaces ouverts et des bâtiments, comme c’est le cas ailleurs dans la ville. On y trouvera
des édifices de CAMH et d’autres installations comme des établissements d’enseignement, des centres de recherche, des bureaux,
des cafés, des magasins, des entreprises et des logements, ce qui créera un quartier vivant et dynamique là où se trouvait
un établissement isolé.
Revitaliser la collectivité
 |
|
De g. à d. : Joe Pantalone, conseiller municipal et adjoint au maire de Toronto; Dev Chopra, vice-présidente à la direction,
Services corporatifs ; le Dr Paul Garfinkel.
|
Un grand nombre de voisins et d’experts municipaux sont tout aussi enthousiastes quant aux effets du projet de réaménagement
sur la revitalisation du quartier de la rue Queen Ouest. Selon David Crombie, président-directeur général de l’Institut urbain
du Canada et ancien maire de Toronto : « Le projet de réaménagement de CAMH permettra de relier des terrains qui étaient isolés
à la communauté animée de la rue Queen Ouest, ce qui en fera un quartier magnifique, énergique et fonctionnel. . .Je crois
que ce projet sera très efficace pour lutter contre les préjugés institutionnalisés dans un milieu urbain ».
Le plan d’aménagement du nouveau « village urbain » de CAMH a mérité des prix au niveau municipal, provincial et national.
En 2005, CAMH et Urban Strategies, l’entreprise qui a préparé le plan d’aménagement, ont reçu une mention honorable décernée
par la ville de Toronto dans la catégorie Architecture et design d’environnement. Ce prix faisait suite aux prix d’excellence
en aménagement décernés par l’Institut des planificateurs professionnels de l’Ontario et l’Institut canadien des urbanistes.
Joe Pantalone, conseiller municipal de Toronto représentant ce quartier à l’hôtel de ville, estime que ce plan est un bon
exemple d’aménagement urbain. « CAMH a collaboré étroitement avec les intervenants en santé mentale, ses voisins, les entreprises
et les représentants municipaux pour s’assurer que le projet de réaménagement sera bénéfique à la collectivité. Le projet
comprend la construction d’édifices et l’aménagement de rues et d’espaces verts, ce qui préservera le tissu du quartier. De
plus, il contribuera à renforcer le secteur de la vente au détail le long de la rue Queen Ouest. »
Préserver le mur historique
Le mur entourant l’emplacement de la rue Queen est un élément important du patrimoine. Les patients de ce qu’on appelait alors
« l’asile » ont participé à sa construction en 1860, 1888 et 1889. Aujourd’hui, ce qu’il reste du mur nous rappelle l’histoire
de l’emplacement et commémore les patients qui ont vécu et travaillé dans l’ancien établissement.
CAMH a demandé à une société d’architecture spécialisée dans la protection du patrimoine d’évaluer le mur et les remises historiques
et de déterminer les mesures à prendre pour les réparer, les stabiliser et les préserver, en les modifiant le moins possible.
CAMH s’est engagé à aider les clients à trouver un emploi. Il envisage de mettre en oeuvre un projet de formation et d’emploi
dans le cadre duquel des clients participeraient à la réparation et à l’entretien du mur. Contrairement à ce qui se faisait
dans le passé, les clients seraient rémunérés de façon équitable et leur travail serait traité avec respect. Dans cette optique,
nous avons consulté le personnel des archives des survivants de la psychiatrie, qui s’est aussi engagé à préserver le mur
en raison de son importance historique.
« Ce projet serait juste sur le plan historique et social, tant pour les patients d’autrefois que pour les clients d’aujourd’hui.
Les gens seraient enfin payés pour la réparation du mur et leur contribution serait reconnue, déclare Geoffrey Reaume, qui
travaille aux archives des survivants de la psychiatrie et qui a eu l’idée du projet. Le projet ferait connaître le talent
et les nombreuses compétences des patients et des survivants de la psychiatrie, ainsi que la discrimination à laquelle ils
font toujours face au travail ou lorsqu’ils sont à la recherche d’un emploi. »

Transformer CAMH, Transformer des vies: Rapport annuel 2005 - 2006 à l'intention de la collectivité