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Éliminer le harcèlement et la discrimination : Rapport annuel 2004

CAMH Annual Report

Rhoda Beecher, Danielle Larmand, Rhonda Mauricette et Michele Choma discutent ensemble des changements à la politique.

Dans une organisation de 2 700 employés, il faut s'attendre à des divergences d'opinions.

Toutefois, la haute direction de CAMH a eu matière à réfléchir lorsqu'un sondage, effectué auprès des membres du personnel en 2000, a révélé que certains employés avaient été victimes de racisme, de sexisme, d'âgisme et d'homophobie dans le cadre de leur travail à CAMH. Fait plus déconcertant encore, ces employés ne se sentaient pas libres de signaler ces incidents lorsqu'ils se produisaient.

" Nous pressentions qu'il y avait un problème ; ces données ont confirmé nos soupçons et nous ont poussés à agir sans plus tarder ", affirme Rhoda Beecher, vice-présidente, Ressources humaines et développement organisationnel. " Toute organisation d'envergure se doit d'adopter une politique en matière de harcèlement et de discrimination, mais lorsqu'une organisation se prononce résolument en faveur de la diversité, cela devient encore plus important. Nous savions également que nous ne pourrions pas y parvenir sans aide. "

C'est à ce moment-là que les Ressources humaines ont communiqué avec les deux syndicats (ONA et SEFPO), qui représentent les employés de CAMH, et leur ont demandé de prendre part aux discussions. Cette collaboration, qui a aussi fait appel au Bureau des programmes sur la diversité, a donné naissance à une politique qui énonce clairement, tout en étant respectueuse à l'égard du personnel, les comportements inacceptables et les mesures à prendre en cas de plaintes.

" Je suis tout à fait ravie de notre collaboration avec les deux syndicats, qui ont joué un rôle actif dans l'élaboration de la politique et dans la formation. Les trois parties viennent de passer en revue la politique en vigueur depuis maintenant un an. Grâce aux changements apportés, la politique est maintenant encore plus complète. Nous avons entre autres ajouté la notion d'intimidation (qui n'y figurait pas avant) et inclus les termes transgenderistes et transsexuels ", ajoute Rhoda Beecher.

Danielle Larmand, présidente de l'unité de négociation de l'Ontario Nurses Association et infirmière autorisée à CAMH, se dit particulièrement heureuse de l'enchâssement de la notion d'intimidation dans la politique : " Il se peut que nous soyons inondés de plaintes, mais au moins cela permettra de traiter tout ce qui n'est pas couvert par les notions de harcèlement et de discrimination. " Elle reconnaît la nécessité de cette politique et loue la collaboration qui a conduit à son élaboration. " Je crois que nous sommes la seule section locale d'un syndicat à posséder une politique conjointe avec l'employeur. "
Jusqu'à ce jour, plus de la moitié des employés de CAMH ont reçu une formation sur la politique sous l'œil vigilant de Rhonda Mauricette, conseillère responsable de la formation, Développement organisationnel et Services en français. Selon elle, les membres du personnel ont très bien accueilli la politique. Après chaque séance, au moins une personne vient lui parler de questions particulières concernant la diversité, la discrimination ou le harcèlement. Il lui arrive de faire des suggestions sur les démarches que la personne peut entreprendre elle-même ou encore de l'orienter vers le Service des ressources humaines.
Depuis l'entrée en vigueur de la politique, le Service des ressources humaines a constaté une réduction du nombre de plaintes portant sur le harcèlement et la discrimination. " Nous sommes fiers de ce résultat, déclare Rhoda Beecher. À mon avis, cela signifie que la politique et la formation s'y rattachant sont efficaces et que les gens sentent qu'ils peuvent se faire entendre. "
Il arrive qu'un cas fasse l'objet d'une audience. " Il est très satisfaisant de recevoir les observations à la suite d'une audience concernant un cas de harcèlement ou de discrimination, conclut Rhoda Beecher. Les gens ne sont pas toujours d'accord avec le résultat de l'audience, mais ils apprécient le fait de pouvoir se faire entendre et d'être traités avec respect durant tout le processus. "

Dr. Samuel Noh and colleagues from CCHS

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