Poser les bonnes questions : Rapport annuel 2004
CAMH Annual Report
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| Farzana Doctor et Angela Barbara, parcourant le guide Asking the Right Questions 2 qu'elles ont élaboré.
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Si vous voulez savoir comment poser les bonnes questions, allez directement à la source. C'est précisément ce qu'ont fait
Angela Barbara, analyste de la recherche, et Farzana Doctor, chef des Services arc-en-ciel de CAMH. Elles ont mené des consultations à travers la province auprès des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles,
transgenderistes, bispirituelles, intersexuelles et queers (LGBTTBIQ) pour connaître les questions que ces dernières veulent
se faire poser par les fournisseurs de soins sur leur orientation et leur identité sexuelles.
Les Services arc-en-ciel de CAMH fournissent du counseling aux personnes LGBTTBIQ préoccupées par leur consommation d'alcool
ou d'autres drogues. Farzana Doctor et ses collègues étaient conscients que les fournisseurs de soins devaient connaître l'orientation
ou l'identité sexuelle de leurs clients pour leur offrir le traitement le plus approprié, mais qu'ils ne savaient pas toujours
comment aborder le sujet avec leurs clients.
La consultation entreprise auprès de leurs clients et partenaires communautaires a été fructueuse, comme le montre le conseil
le plus utile qui en a été retiré : " Soyez directs. Demandez-nous ce que vous voulez savoir. " Les témoignages des participants
aux consultations ont donné lieu à la publication de Asking the Right Questions, en 2001, et de Asking the Right Questions 2, en 2004. Angela Barbara a coordonné la recherche.
Notons entre autres le témoignage d'un client dans le guide Asking the Right Questions 2 : " J'ai ressenti une grande joie en apprenant qu'il existait un programme positif pour les LGBTTBIQ. Je pourrais enfin m'ouvrir
et obtenir de l'aide sans faire l'objet d'un jugement.
Le guide révisé aborde les problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Farzana Doctor et ses collègues ont déjà commencé
à former les fournisseurs de soins de la province pour combler la pénurie de services dans les communautés LGBTTBIQ.
" Ce guide offre l'occasion de changer le visage du traitement de la toxicomanie et de la maladie mentale en Ontario et d'en
faire une expérience plus positive pour les personnes LGBTTBIQ ", affirme Farzana Doctor.
Une étude de cas fictive
Dani* est cocaïnomane. Elle se drogue depuis qu'elle a 13 ans, l'âge où elle s'est rendu compte qu'elle était lesbienne et
où elle faisait face à un très grand stress et à une forte oppression. Aujourd'hui, à l'âge de 20 ans, elle veut renoncer
à la drogue et reprendre sa vie en mains. Elle prend donc rendez-vous avec un conseiller qui lui demande si elle a des rapports
sexuels. Elle répond " oui ". Il lui demande ensuite si elle utilise des moyens contraceptifs. Elle décide de répondre " oui
" pour éviter d'avoir à lui divulguer qu'elle est lesbienne.
Le conseiller aurait pu mieux aider Dani en lui posant les questions suivantes : " Avez-vous en ce moment des fréquentations,
des rapports sexuels ou une relation stable ? Si oui, votre partenaire est-il une femme, un homme, une personne bisexuelle
(et d'autres choix…) ? "
Le conseiller aurait alors eu plus de chance de créer un rapport positif avec Dani et de comprendre ses problèmes.
* Dani est une cliente fictive, mais sa situation ressemble à celle de bien des clients.