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1.5 La relation entre l’usage d’alcool ou d’autres drogues et les

Les jeunes, les drogues et la santé mentale : Ressource pour les professionnels

1.5 La relation entre l’usage d’alcool ou d’autres drogues et les problèmes de santé mentale

Les problèmes d’usage d’alcool ou d’autres drogues et de santé mentale des jeunes sont reliés entre eux et peuvent influer les uns sur les autres de diverses façons. À titre d’exemple, les problèmes de santé mentale peuvent précéder l’usage d’alcool ou d’autres drogues et un jeune peut faire usage de drogues à des fins d’automédication ou pour composer avec ses symptômes de problèmes de santé mentale. En revanche, ces problèmes peuvent s’être développés à cause de l’usage d’alcool ou d’autres drogues (Ballon, sous presse ; CAMH, 2002a).

Les renseignements suivants peuvent aider à comprendre le lien entre les deux types de troubles.

Relation entre l'usage d'alcool ou d'autres drogues et les troubles mentaux

L’usage d’alcool ou d’autres drogues et les problèmes de santé mentale sont reliés entre eux de plusieurs façons :

Créer—L’usage d’alcool ou d’autres drogues peut créer des symptômes psychiatriques. Par exemple, l’alcool est un neurodépresseur—si un jeune boit suffisamment d’alcool, il risque de développer des symptômes de dépression et sa situation peut finir par correspondre aux critères de dépression grave.

Déclencher—L’usage de drogues peut déclencher certains troubles mentaux si un jeune possède une prédisposition aux maladies mentales. Par exemple, un jeune dont la mère souffre du trouble bipolaire peut n’avoir jamais manifesté de symptômes de manie avant de faire usage de phencyclidine (PCP).

Exacerber—Les symptômes de maladie mentale peuvent s’aggraver lorsqu’un jeune fait usage d’alcool ou d’autres drogues. Ainsi, un jeune ayant des pensées suicidaires peut tenter de se suicider après avoir consommé de l’alcool parce que l’alcool le rend plus déprimé et moins inhibé

Imiter—Les symptômes d’usage d’alcool ou d’autres drogues peuvent imiter les symptômes de trouble psychiatrique. Par exemple, un jeune n’ayant jamais manifesté de symptômes psychiatriques peut avoir un délire paranoïde après avoir fait usage de beaucoup d’amphétamines.

Masquer—Les symptômes de santé mentale peuvent être masqués par l’usage d’alcool ou d’autres drogues. Ainsi, un jeune souffrant d’hyperactivité avec déficit de l’attention peut mieux se concentrer après avoir fait usage de cocaïne. Les symptômes psychiatriques peuvent ne se manifester que lorsque le jeune cesse de faire usage de cette drogue pendant un laps de temps prolongé.

Absence de lien—Un problème de santé mentale et l’usage d’alcool ou d’autres drogues peuvent n’avoir aucun lien, mais peuvent avoir un facteur commun. Par exemple, le bagage génétique d’un jeune peut le rendre plus vulnérable aux maladies mentales ou à l’usage d’alcool ou d’autres drogues et l’y prédisposer (Trupin et Boesky, 2001).

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