Écoutez-moi
Il faudrait commencer à faire de la prévention dès l’enfance, parce qu’on ne s’occupe des personnes qui sont déprimées qu’une
fois que la maladie s’est déclarée. En y réfléchissant bien, beaucoup de personnes prendraient conscience que leur maladie
prend ses origines dans l’enfance.
On devrait, en particulier entre la sixième et la neuvième année, mettre sur pied des cours pour bien expliquer aux jeunes
femmes ce qu’elles sont en train de vivre et que c’est normal, qu’elles-mêmes sont normales. Elles n’ont pas à remplir les
critères de perfection véhiculés par notre société.
Le soutien, c’est de la prévention…
Il est important d’impliquer tout le monde (famille et amis), pas seulement la personne qui a un problème.
Je crois que l’école devrait également aussi proposer du soutien et du plaisir. L’école devrait être un endroit agréable à
fréquenter où les élèves se sentent libres de partager et d’aider les autres. Je crois qu’on ne trouve pas à l’école suffisamment
de soutien et de plaisir. Il serait bénéfique pour les élèves d’y retrouver un équilibre entre les groupes de soutien et les
activités amusantes.
Il faudrait que les écoles instaurent un programme de soutien; il n’y a en ce moment que des conseillers, et ils ont tant
de choses à faire … qu’en réalité ils ne peuvent même pas nous conseiller.
À mon avis, ce n’est pas tant ce qu’on peut faire dans les écoles mais plutôt ce qu’on doit changer. La mentalité des professeurs
est une des choses qui doit changer. Un des professeurs de mon école était raciste ; il se moquait, entre autres, de la chevelure
des filles de race noire… Je ne suis pas étonnée que tant de jeunes femmes soient déprimées. Il est difficile de réprimander
un professeur ; même le directeur adjoint avait les mains liées. Personne ne s’est objecté. Les professeurs ont cru qu’ils
pouvaient dire n’importe quoi.
Les élèves qui le désirent devraient pouvoir être regroupés dans des classes multiculturelles et, j’imagine, dans d’autres
groupes plus homogènes. Certains sont peut-être plus confiants et à l’aise en compagnie d’autres personnes qui comprennent
leur culture et les coutumes de leur pays d’origine. Les Canadiens nés et élevés au Canada ne comprennent pas nécessairement
certains des problèmes qui pourraient occasionner la dépression chez les familles d’immigrants nouvellement installées.
Je crois que le soutien est ce qu’il y a de plus important.
Comprenez-moi
Dans les secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation, la prévention fait habituellement référence à des initiatives
ou programmes visant à prévenir la survenue d’un problème. Dans le secteur de la santé mentale et de la toxicomanie, la prévention
est aussi un moyen d’éviter la survenue d’une rechute ou la récurrence d’un problème de santé mentale ou de toxicomanie.
Quand les jeunes femmes du projet VALIDITY ont abordé la question de la prévention de la dépression, elles ont à maintes reprises
cité l’importance du soutien—le fait d’établir des contacts entre elles et avec des adultes bienveillants dans un cadre détendu.
Elles ont suggéré que ce soutien devrait être offert à toutes les jeunes femmes, qu’elles soient ou non touchées par un problème
de santé mentale (elles ont même affirmé qu’on devrait l’offrir à tous les jeunes). Le soutien devrait être considéré comme
la base—comme le principal moyen de faire face aux difficultés et aux situations pouvant contribuer à la dépression.
C’est sous l’impulsion de cette information qu’est né le programme Entre filles, un groupe facilité à l’intention des jeunes
femmes où l’on aborde des sujets qui les intéressent et qui leur fournit de l’information sur le renforcement de l’estime
de soi. L’évaluation du programme, qui est encore au stade de projet pilote, a jusqu’ici donné des résultats positifs.
Clic ici pour plus d'information ( Entre filles )
Au cours de l’étape de recherche de l’initiative VALIDITY—y compris les entrevues, les groupes de discussion et une conférence
- , les jeunes femmes ont aussi établi un lien direct entre leurs idées sur la prévention et la promotion de la santé. Les
suggestions concrètes proposées dans la section qui suit (Soutenez-moi) recoupent d’ailleurs plusieurs des stratégies employées
en promotion de la santé—défense des intérêts, éducation, développement organisationnel, changement systémique et changement
sur le plan des attitudes et des comportements. En jetant un simple coup d’œil à la liste suivante des ateliers qui ont eu
lieu lors de la conférence provinciale du projet VALIDITY, on se rend compte que les jeunes femmes ont abordé dans un sens
large la prévention de la dépression et avaient une compréhension intuitive de l’influence des déterminants de la santé dans
leur vie. Voici les ateliers préparés, animés et présentés par les jeunes femmes lors de la conférence :
- Médias : Interpréter les illusions et se réapproprier les images positives des femmes
- Reconnaître la dépression
- Face à face devant la maladie mentale : Établir des liens avec le curriculum du secondaire
- Relations et communication au sein de la famille
- Dépression et tabagisme
- Image corporelle
- Améliorer la communication entre médecins et patients
- Santé autochtone traditionnelle : Trouver l’équilibre
- Initiatives menées par des jeunes
- Force intérieure
- Estime de soi : Sport et activité physique
- Éduquer le public : Éliminer les barrières pour obtenir de l’aide
- Jeunesse multiculturelle—Expérience d’une jeune nouvelle arrivante
- Yoga
- Arts visuels : Humeur et couleur
Soutenez-moi
Célébrer, communiquer et entrer en contact—Suggestions faites par les jeunes femmes
Promouvoir la diversité et habiliter les jeunes femmes
- Luttez contre le sexisme et créez un meilleur rôle pour les femmes dans la société. Par exemple, n’ayez dans votre salle d’attente
que des revues qui dépeignent les femmes de façon réaliste, comme les revues indépendantes et les « zines », des jouets amusants
et des livres sur une vaste gamme d’intérêts, comme l’art moderne. Les jeunes femmes peuvent ainsi être au fait des événements
et s’intéresser à de nouveaux loisirs.
- Donnez-nous des moyens ! Habilitez-nous en étant audacieux. Affichez des images du corps féminin sur le mur ! Donnez-nous des exemples... pour nous
aider à nous sentir « renaître » !!! Les jeunes femmes ont besoin de modèles réalistes de femmes qui ont réussi.
- Établissez des partenariats avec des entreprises qui appuient les images réalistes de femmes. Par exemple, le savon Dove a
lancé une campagne publicitaire visant à redéfinir la beauté, et une partie de leurs profits sont versés au National Eating Disorders Information Centre. (Pour de plus amples renseignements, consultez http://www.initiativevraiebeaute.ca/.)
- Faites la promotion de la tolérance et de l’acceptation. Affichez les données et les faits montrant aux femmes qu’elles ne
sont pas seules ; par exemple, la plupart des jeunes femmes portent du 14.
- Demandez des comptes aux médias de façon à ce qu’il y ait une meilleure représentation de la diversité.
- Favorisez et renforcez l’estime de soi chez les jeunes femmes. Par exemple, organisez une rencontre pour les jeunes femmes
et invitez-les à proposer des idées d’activités et donnez-leur l’occasion d’assumer la responsabilité de la planification.
Cette rencontre peut durer une soirée, une demi-journée, deux jours et une nuit, une fin de semaine et même toute une semaine.
Elle donnera l’occasion aux jeunes femmes d’examiner les problèmes auxquels elles font face et de trouver des stratégies personnelles
pour renforcer leur estime de soi et leur résilience ! Vous pourriez aussi mettre sur pied un groupe Entre filles au sein
de votre organisme ou entrer en collaboration avec des partenaires locaux et des jeunes femmes de la collectivité pour proposer
la mise sur pied d’un groupe Entre filles. ( Entre filles pour plus de détails à ce sujet.)
- Faites en sorte que le corps enseignant soit représentatif des diverses communautés.
Écouter, offrir des occasions d’apprentissage et encourager
- Aidez les jeunes femmes à reconnaître la dépression et à détecter ses signes avant-coureurs pour qu’elles puissent obtenir
de l’aide avant de vivre un épisode de dépression.
- Parlez aux jeunes femmes de leurs sentiments. Servez-vous des idées et ressources proposées dans le présent guide !
- Encouragez les discussions sur ce qui constitue des relations saines et malsaines.
- Éduquez les parents et les enseignants sur la dépression et la maladie mentale ainsi que sur les façons dont ils peuvent faire
tomber les préjugés à la maison et à l’école.
- Encouragez des relations et une communication saines au sein de la famille, car ce sont deux éléments essentiels d’un développement
sain. Il est important aussi d’être honnêtes, ouverts, positifs et prêts à donner votre appui.
- Offrez des ateliers aux parents sur l’art d’être parent.
- Collaborez avec les écoles (dès l’élémentaire) pour renseigner les élèves sur la dépression et soutenir les personnes qui
en sont atteintes. Les élèves pourront ainsi parler des problèmes qu’ils vivent plutôt que de se laisser envahir par eux et
devenir dépressifs. Offrez des ateliers à l’école où les élèves pourront parler de leurs expériences dans un environnement
positif. Par exemple, il existe des cartes que l’on donne aux participants et sur lesquelles figurent le nom et le numéro
de téléphone de personnes qu’ils peuvent appeler en cas de dépression.
- Fournissez des livres, vidéos, films, émissions de radio, bandes dessinées, CD de musique ou œuvres d’art en rapport avec
la dépression. Le but visé ici est de faire de la dépression un sujet qu’on aborde couramment et d’éliminer les préjugés afin
de transformer quelque chose de négatif en quelque chose de positif.
- Créez davantage de ressources pour les jeunes et les femmes dans les plus petites collectivités.
Offrir des occasions d’entrer en contact
- Favorisez les contacts entre les jeunes femmes pour renforcer les réseaux de soutien et encourager la naissance de relations
constructives.
- Offrez aux jeunes femmes un endroit où elles peuvent parler de leurs émotions entre elles (p. ex. en mettant sur pied des
groupes Entre filles dans chaque collectivité afin de valider leurs expériences et leurs rêves.)
- Laissez les adolescentes et les jeunes femmes exprimer leurs émotions de façon sécuritaire, surtout la colère, et validez-les.
- Encouragez l’utilisation d’affichettes de porte indiquant aux jeunes femmes qu’il s’agit d’un endroit sûr où elles peuvent
simplement décompresser ou parler. C’est une façon de les inviter à venir vous parler si elles en ont envie.
- Organisez une fin de semaine offrant des conférences, des activités et des pièces de théâtre inspirantes.
- Faites un film sur la dépression chez les jeunes femmes.
Les pages qui suivent donnent un aperçu des programmes visant à fournir soutien et intervention précoce aux adolescentes et
aux jeunes femmes en Ontario. Songez à lancer ou à soutenir de tels programmes.
Entre filles
Q : D’où est venue l’idée d’Entre filles ?
R : Le programme Entre filles est né d’un partenariat entre CAMH et Youth Net/Réseau Ado à Halton et à Ottawa pour donner suite
aux recommandations formulées par les jeunes femmes durant une phase antérieure du projet VALIDITY. Les participantes au projet
ont insisté sur la nécessité d’avoir un lieu sûr et positif où elles pourraient parler de leurs émotions entre elles et aborder
les problèmes qu’elles vivent sans craindre d’être la cible de commentaires négatifs ou de ridicule.
Q : Qu’est-ce que le programme offre au juste ?
R : Entre filles est un groupe de discussion facilité où des adolescentes de 12 à 16 ans viennent chaque semaine discuter des
questions qui les touchent. Le groupe se réunit entre sept et dix fois pendant 1,5 heure. Les premiers groupes pilotes avaient
lieu dans des écoles, et d’autres sont prévus dans un centre communautaire, un centre d’amitié autochtone et un centre de
détention. Le programme Entre filles peut être offert partout où les jeunes femmes sont—selon la disponibilité des animatrices.
Les séances sont semi-structurées et incluent des plans de leçon hebdomadaires pour aider à diriger les activités. On aborde
entre autres le stress, les relations, l’estime de soi, les médias, l’image corporelle. Diverses activités sont aussi organisées
au sein du groupe, telles que l’artisanat, la rédaction d’un journal personnel, des séances de yoga, des discussions et des
présentations par des invités. D’après notre expérience, le fait d’offrir une variété d’activités permet de créer un modèle
dynamique et diversifié invitant pour les participantes.
Q : Quels sont les buts du programme Entre filles ?
R : Les buts du programme sont les suivants :
- créer des liens entre les jeunes femmes et renforcer ces liens ;
- créer un endroit sûr où les participantes peuvent faire part de leurs idées et sentiments ;
- favoriser une bonne estime de soi ;
- enseigner des stratégies d’adaptation saines ;
- offrir des occasions pour promouvoir les intérêts des jeunes ;
- encourager l’activité physique et une image corporelle positive ;
- fournir de l’information pertinente sur la dépression ;
- fournir un soutien clinique aux jeunes femmes à risque et les mettre en contact avec un réseau de professionnels pouvant leur
offrir de l’aide dans la collectivité.
Q : Qu’est-ce que les participantes ont tiré du programme ?
R : Entre filles donne l’occasion aux jeunes femmes de partager leurs expériences et d’apprendre de celles des autres dans un
milieu sûr et positif. Le programme leur permet également d’être exposées à des stratégies d’adaptation saines auxquelles
elles n’avaient peut-être jamais pensé (comme le yoga). Les évaluations des deux groupes pilotes, qui ont été faites avant
et après la tenue du programme, ont clairement démontré que les jeunes participantes à ce programme dynamique et interactif
ont acquis des habiletés et étaient mieux informées sur la santé mentale et la dépression.
Q : Où puis-je obtenir plus d’information sur le programme Entre filles ?
R : Pour plus d’information sur le programme Entre filles ou le projet VALIDITY, ou encore pour obtenir un exemplaire du rapport
sur le programme Entre filles, communiquez avec les personnes suivantes :
Cathy Thompson
Centre de toxicomanie et de santé mentale, Hamilton
Tél. : 905 525-1250, poste 8153
Courriel : cathy_thompson@camh.net
Sadaf Bhatti
Youth Net/Réseau Ado, Halton
Tél. : 905 825-6000, poste 2972
Courriel : bhattis@region.halton.on.ca
Sarah Brandon
Youth Net/Réseau Ado, Ottawa
Tél. : 613 738-3915
Courriel : brandon@cheo.on.ca
Projet Girls’ Nite
Le projet Girls’ Nite sur lequel nous travaillons dans une école secondaire de Toronto est unique en son genre. Deux enseignants
de l’école ont assisté à un atelier sur la recherche de solutions innovatrices pour prévenir les méchancetés et les comportements
agressifs à l’école ainsi que sur la dépression associée à ce type de comportements. L’une des idées proposées était d’organiser
une soirée regroupant des jeunes femmes dans une grande fourchette d’âge pour leur inculquer un sens de l’appartenance communautaire
et mieux leur faire comprendre le monde dans lequel elles évoluent. Ce monde étant effectivement unique, les jeunes femmes
se réunissent et font part de leurs expériences et passions, créant ainsi un plus grand sens communautaire entre elles, non
seulement durant cette soirée mais pendant le reste de l’année scolaire.
Le programme existe depuis maintenant trois ans et il remporte un succès phénoménal auprès de la communauté de jeunes femmes
directement impliquées dans sa planification et auprès d’autres adolescentes qui y participent d’autres façons. Des élèves
et enseignants d’autres écoles dans la région de Toronto songent même à organiser des soirées semblables. Il est vraiment
étonnant de constater l’impact que peuvent avoir des jeunes femmes qui partagent leurs expériences et s’ouvrent aux autres
pendant une soirée. Avec les années, il s’est installé entre elles un sentiment de bien-être, de respect, un grand esprit
de communauté et un solide système de soutien qu’elle peuvent maintenant léguer aux autres.
Les jeunes femmes arrivent le vendredi vers 17 h 30 et commencent la soirée par une séance de Wen-Do (technique d’autodéfense)
dans le gymnase. Nous nous réunissons ensuite à la cafétéria pour un dîner collectif, et nous continuons la soirée avec plusieurs
ateliers concurrents entre 18 h 30 et 21 h 45. Voici un aperçu des sujets abordés jusqu’ici : la dépression chez les jeunes
femmes, l’image corporelle, la violence chez les filles, une sexualité saine, les fréquentations, l’improvisation, l’expression
par l’art et un atelier sur la réappropriation des mots. Une fois les activités terminées, nous nous installons dans la bibliothèque
pour regarder des films et y passer la nuit.
Pour plus d’information, veuillez communiquer avec :
Anne Kerr
Tél. : 416 393-0430
Courriel : anne.kerr@vufa.tdsb.on.ca
Youth Net/Réseau Ado
Youth Net/Réseau Ado est un programme de promotion et d’intervention bilingue en santé mentale qui est géré pour les jeunes
et par les jeunes. Son but premier est de fournir aux jeunes un forum où ils peuvent exprimer et explorer leurs points de
vue et leurs préoccupations sur les questions de santé mentale. Il s’agit d’un programme habilitant qui sensibilise les jeunes
aux questions de santé mentale au moyen de groupes de discussion, d’éducation, d’interactions, d’initiatives de défense des
intérêts et de liens avec des fournisseurs de services qui ont été considérés par les jeunes comme étant « à l’écoute des
jeunes ». Le programme est offert à Ottawa, Peel, Grey Bruce, Halton et Hamilton, et il est soutenu par des professionnels
locaux.
Consultez les sites Web suivants pour plus de renseignements à ce sujet :
Ottawa : http://www.youthnet.on.ca
Peel : http://www.youthnet.cmhapeel.ca
Grey Bruce : http://www.cmhagb.org/overview
Hamilton : http://www.hamiltonyouthnet.ca
Halton : http://www.region.halton.on.ca/health/programs/mentalhealth/youth_net/
Accroître la résilience
La résilience est un autre aspect important de la prévention. Pour renforcer la résilience chez les jeunes femmes, il faut
leur donner des occasions d’acquérir des mécanismes d’adaptation et leur offrir un milieu sain et habilitant. Faites en sorte
d’offrir de tels occasions et milieux. Pour en savoir davantage sur la résilience, consultez les sites suivants :
Hardy Girls, Healthy Women
http://www.hardygirlshealthywomen.org/aboutus.php
Resiliency Canada
http://www.resiliencycanada.ca/whatis
Search Institute
http://www.search-institute.org/assets
Channing Bete Company
http://www.channing-bete.com/positiveyouth/pages/prev_sci_body
Partners for Peace
http://www.partners-for-peace.org/English/resilE.html
Voici les suggestions de cliniciens de CAMH et de l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario afin d’encourager les jeunes
femmes à prendre soin de leur esprit, de leur corps et de leur spiritualité.
L’esprit
Encouragez les jeunes femmes à :
- aller vers les autres et à renforcer les liens déjà établis (p. ex. avec les amis, les membres de la famille, les membres
d’équipes sportives ou encore par l’intermédiaire d’activités spirituelles ou religieuses) ;
- être conscientes de leur propre santé mentale et des changements qui pourraient signaler une dépression ;
- se faire soigner immédiatement si des signes de dépression se manifestent ;
- être au courant de leurs antécédents familiaux de dépression ;
- être conscientes des éléments qui déclenchent chez elles des pensées dépressives ou défaitistes ;
- prendre des mesures concrètes pour devenir maîtresses de soi et autonomes, partout où elles peuvent le faire et quelle que
soit leur situation de vie,—et applaudissez les gestes positifs qu’elles posent.
Le corps
- Encouragez les jeunes femmes à manger de façon équilibrée et à faire régulièrement de l’exercice—une bonne alimentation et
un régime de vie sain peuvent influencer l’humeur et constituent d’excellents outils de prévention.
- Encouragez-les à pratiquer une activité physique à laquelle elles prennent plaisir et qui répond à leurs besoins (p. ex. une
activité accessible et peu coûteuse qui s’intègre bien à leur horaire).
- Encouragez-les à éliminer si possible les aliments riches en gras et en sucre. Des études ont montré que ce type d’aliments
peut contribuer à l’apparition de symptômes dépressifs.
- Les jeunes femmes devraient essayer de manger tous les jours des aliments des quatre groupes alimentaires (fruits et légumes,
produits céréaliers, protéines et produits laitiers).
- Une carence en acide folique et en vitamine B12, B1, B3 et B6 joue un rôle dans la dépression.
- Une alimentation riche en poisson et en acides gras oméga 3 et faible en cholestérol peut contribuer à améliorer l’humeur
des personnes dépressives.
- Les jeunes végétariennes doivent faire attention à ne pas manquer de fer et de vitamine B12.
- Encouragez les jeunes femmes à adopter de bonnes habitudes de sommeil—soit se coucher tous les soirs à la même heure, dormir
dans une chambre sombre et tranquille et essayer d’éviter l’activité physique après 17 h.
- Encouragez les jeunes femmes à éviter l’alcool et la drogue ou à réduire leur consommation.
La spiritualité
- Aidez les jeunes femmes à trouver ce qui donne un sens à leur vie et ce qui leur procure de la joie (p. ex. les gens, les
animaux, les passe-temps, la musique, le sport, l’art) et à en parler.
- Encouragez-les à trouver l’espoir et un sens à la vie au moyen de la spiritualité, que ce soit par l’intermédiaire d’un groupe
confessionnel, au moyen de la méditation ou de la communion avec la nature.
