Écoutez-moi, Comprenez-moi, Soutenez-moi : Dans Leurs Mots : Récits, conseils et sagesse de jeunes femmes
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Il est très important d’avoir un bon rapport avec son médecin. Si vous sentez qu’il comprend vos besoins, au plan culturel
et racial, vous pourrez alors établir avec lui ou elle une relation plus franche et ouverte, rendant vos rendez-vous plus
faciles et combien plus productifs. Malheureusement, bien peu d’entre nous avons le privilège de pouvoir compter sur un médecin
qui comprend notre réalité ethnique et culturelle.
La confiance est une étape cruciale à franchir dans l’établissement d’une bonne relation patient-médecin. Il est parfois difficile
de faire confiance à une personne qui jouera un rôle déterminant dans votre vie si vous n’arrivez pas à établir de contact
avec elle. Sans ce rapport de confiance, vous ne serez probablement pas aussi franche et ouverte que vous le devriez lorsque
viendra le temps de lui parler de vos sentiments.
Les médecins peuvent jouer un grand rôle dans notre vie. Nous dépendons d’eux pour obtenir des médicaments et ils peuvent
influencer des décisions importantes, par rapport notamment à la planification familiale, à l’alcool, à la drogue et aux maladies
transmises sexuellement. Les croyances culturelles peuvent teinter la façon d’aborder ces sujets et si vous n’avez pas totalement
confiance en votre médecin, vous ne lui direz pas tout ou encore il ou elle ne comprendra peut-être pas vos valeurs culturelles
et la façon dont elles façonnent votre vie.
C’est vraiment un grand avantage d’avoir un médecin avec qui vous avez établi un bon contact s’il ou elle doit évaluer votre
santé mentale. Il lui sera plus facile de comprendre votre personnalité et vos comportements, et de poser un diagnostic plus
juste. Lors d’une évaluation de l’état mental d’un patient, on tient compte de son attitude et de sa personnalité. Les barrières
culturelles auxquelles se heurtent les jeunes femmes noires dans les cabinets médicaux sont très visibles. Je crois que de
nombreuses jeunes femmes noires vivant une dépression sont considérées comme étant colériques, agressives et violentes. Si
le médecin ne comprend pas pleinement le rôle que jouent la culture et la race dans la façon dont vous vous exprimez, alors
il pourra sous-estimer ou passer outre des maladies comme la dépression. Les femmes noires ont beaucoup de difficulté à trouver
un médecin qui peut les comprendre. Il faudrait un nombre plus grand de médecins de race noire (surtout des femmes) afin que
les jeunes noires puissent s’ouvrir librement à quelqu’un qui comprenne véritablement leurs besoins.
Il faudrait donc suffisamment de médecins provenant de toutes les cultures pour que chacun y trouve son compte. Ainsi, les
minorités visibles et les personnes d’autres cultures pourraient parler franchement et se sentir enfin comprises. Ou du moins
que les médecins comprennent l’influence de la culture sur la façon dont se manifeste la dépression, notre manière de communiquer,
les convenances culturelles, et aussi l’influence des expériences quotidiennes de racisme et de discrimination sur le comportement.
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