Écoutez-moi, Comprenez-moi, Soutenez-moi : Ce que veulent nous dire les jeunes femmes sur la dépression

« Je ne veux pas être traitée. Je veux être écoutée ».
-participante au projet VALIDITY
Cette phrase traduit succinctement le principal thème qui est ressorti tout au long du projet VALIDITY et certainement durant
l’élaboration de ce guide.
Lorsque l’on demande aux jeunes femmes de parler de dépression, la plupart ne nomment pas de « symptômes » physiques que l’on
peut traiter avec des médicaments. Elles abordent plutôt des facteurs extérieurs, des facteurs qui peuvent être modifiés de
différentes façons et qui sont axés sur la prévention de la dépression clinique. Tout au long de l’élaboration du guide, les
jeunes femmes ont exprimé de façon claire et constante leurs pensées sur la dépression - notamment sur la réaction de la société
face à la dépression, sur les façons de reconnaître la dépression et sur les facteurs sociaux qui y contribuent. Les questions
soulevées ont d’ailleurs été documentées et validées dans nombre d’études :
- préjugés
- reconnaître la dépression
- relations
- communication et dynamique au sein de la famille
- attentes sur le plan culturel
- racisme
- homophobie
- discrimination fondée sur la capacité physique
- amitié, relations intimes, acceptation et pression sociale
- discrimination fondée sur la taille, image corporelle et médias
Dans la présente section, diverses jeunes femmes abordent chacune de ces questions. Ce sont là les défis auxquels font face
bon nombre d’entre elles, souvent au quotidien, de l’adolescence au début de la vie adulte, au moment même où elles cherchent
à se comprendre, à savoir qui elles sont, à apprivoiser leur corps et à trouver leur place dans divers cadres sociaux. La
superposition complexe des identités et rôles souvent prescrits par la société, que l’on nomme l’intersectionalité, pose des
défis uniques pour chaque jeune femme.
Lorsque vous lirez leurs récits et des extraits de leur discours, nous vous demandons de tenir compte du fait que si ces jeunes
femmes abordent une question en particulier, elles essaient souvent par la même occasion de relever des défis qui résultent
d’identités et de pressions multiples. Par exemple, une jeune femme lesbienne et handicapée nous fait part de son expérience
pour obtenir des services au sein du système de santé mentale. D’autres parlent de l’intersection de la classe et de la race,
des pressions sociales et de l’ethnicité, de la religion et de la culture. En tant que fournisseurs de services - médecins,
thérapeutes, enseignants, etc. - , nous devons nous rappeler que ces jeunes femmes qui cherchent notre aide affichent une
diversité complexe d’identités et de besoins.