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Services de protection de l’enfance

Extrait de la publication de CAMH : Partie 4 : Questions spéciales - TAPP-C : Manuel clinique pour la prévention et le traitement du comportement incendiaire chez les jeunes

Considérations

Il faut considérer le comportement incendiaire d’un enfant ou d’un adolescent comme étant une question très grave. Les fournisseurs de soins que ce comportement alarment ont souvent du mal à trouver des façons appropriées de gérer le comportement incendiaire de leur enfant, particulièrement si ce comportement se poursuit en dépit des mesures disciplinaires qu’ils peuvent avoir prises. Par conséquent, les fournisseurs de soins peuvent réagir au comportement incendiaire de leur enfant en adoptant des stratégies inappropriées. Voici certains exemples de ces stratégies :

  1. punir durement l’enfant pour son comportement incendiaire ou le maltraiter;
  2. menacer d’exposer l’enfant à la chaleur ou au feu; à titre d’exemple, forcer un enfant à poser sa main sur la cuisinière lorsqu’elle est allumée pour lui faire « comprendre » les risques d’un comportement incendiaire; et
  3. enfermer un enfant qui a un comportement incendiaire dans sa chambre pour l’empêcher de sortir de la maison la nuit ou d’adopter d’autres comportements. L’enfant peut avoir caché du matériel combustible dans sa chambre. Si un incendie commence dans la chambre quand la porte est verrouillée, l’enfant aura du mal à sortir de la maison.

Rien ne prouve que l’emploi de ce genre de stratégies par un fournisseur de soins permette d’éliminer le comportement incendiaire. En revanche, il existe des preuves abondantes montrant que le fait de châtier sévèrement un enfant qui a un comportement antisocial ne l’aide généralement pas à cesser ce comportement.

Il est souvent nécessaire que les services de protection de l’enfance interviennent lorsque le fournisseur de soins réagit de cette façon au comportement incendiaire.

Voici d’autres cas où il peut être nécessaire de consulter les services de protection de l’enfance :

  1. le comportement incendiaire vise les frères et les sœurs de l’enfant ou de l’adolescent;
  2. le fournisseur de soins ne donne pas suite aux recommandations qui lui sont faites comme celles de priver l’enfant ou l’adolescent d’avoir accès à du matériel combustible et/ou à la possibilité de passer du temps sans surveillance dans la collectivité; et
  3. le fait pour le fournisseur de soins de se retirer du programme ou de cesser d’y participer.

Modifications des interventions

Les cliniciens doivent se préparer à l’avance à ce que certains fournisseurs de soins aient ce genre de réaction. Il faut notamment veiller à ce que les fournisseurs de soins et les enfants soient conscients des limites de la confidentialité et sachent que le clinicien doit communiquer certains renseignements aux services de protection de l’enfance.

En outre, il convient pour le clinicien de connaître les services de protection de l’enfance locaux pour qu’il lui soit facile de faire appel à leur aide en cas de besoin.

Il importe que les professionnels de la santé mentale et des services de protection de l’enfance collaborent à veiller à ce que les intérêts des enfants et des familles soient protégés.

Ces mesures devraient aider à faire en sorte que les familles continuent de participer de façon valable et efficace au programme de traitement.

TAPP-C Manuel clinique

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