Poser les bonnes questions 2 : Question B5 - engagement dans une communauté
Quel est votre degré d’engagement dans les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles, transgenderistes, bispirituelles,
intersexuelles et/ou queers (LGBTTTIQ) ?

Pertinence ou intention
Cette question évalue le lien du client avec les communautés LGBTTTIQ et les soutiens sociaux ou l’absence de tels soutiens,
pour voir si l’isolement social est un problème. Elle peut également aider à établir le niveau d’oppression intériorisée du
client (p. ex., homophobie intériorisée).
Le niveau d’identification d’une personne à une communauté est un important facteur de résilience. La discrimination émanant
de leur famille et de la société oblige de nombreuses personnes LGBTTTIQ à chercher un soutien auprès de leurs propres communautés.
Qui plus est, certaines personnes LGBTTTIQ doivent faire face à une double ou triple marginalisation (p. ex., les personnes
ayant un handicap physique), et il leur est encore plus difficile de trouver un soutien. De nombreuses personnes LGBTTTIQ
de couleur peuvent se retrouver dans des communautés LGBTTTIQ constituées principalement de blancs issus de la classe moyenne.
Les clients LGBTTTIQ des milieux ruraux peuvent avoir plus de difficulté à trouver une communauté et, parfois, lorsqu’ils
en trouvent une, celle-ci est majoritairement constituée de citadins.
Un solide réseau de soutien social est essentiel pour résoudre ses problèmes de toxicomanie ou de santé mentale. Les bars
gays et lesbiens ont toujours été un lieu de socialisation pour les communautés LGBTTTIQ, proposant un environnement où ces
personnes peuvent se rencontrer et se faire des relations, loin des préjugés de la société. Jusqu’à tout récemment, à part
les bars ou les « rave », il existait peu d’endroits où les personnes LGBTTTIQ pouvaient aller se détendre en ayant le sentiment
d’appartenir à une communauté. Les thérapeutes et conseillers doivent établir si le client compte principalement sur les bars
ou les clubs pour fréquenter d’autres personnes — l’alcool et diverses autres drogues étant souvent abondamment présents dans
ces environnements.
Dans certaines petites collectivités, il n’existe aucun lieu où les personnes LGBTTTIQ peuvent se rencontrer. Les ressources
Internet pourraient être utiles à ces personnes.
(Remarque : les espaces vides _________ figurant dans les questions suivantes doivent être remplacés par la réponse du client
à la question A2 ou A3 (p. ex., gay, bisexuel, transsexuel.)
Avez-vous des amis _____________ ?
Fréquentez-vous les groupes _____________ et assistez-vous à leurs activités ?
Quelle expérience avez-vous des communautés _____________ ?
Comment vous sentez-vous dans des situations impliquant d’autres personnes _____________ ?
Vous sentez-vous isolé ou différent des autres personnes _____________ ?
Connaissez-vous les ressources communautaires destinées aux _____________ (organismes, équipes sportives, librairies, bars,
groupes, festivals, etc.) ?
« Je crois que les gays grandissent en pensant : ‘Je n’ai pas ma place. Je suis un marginal. Je ne serais jamais accepté nulle
part’. Cela tient au fait que nos occasions de socialiser sont limitées. Si vous êtes hétéro, vous pouvez aller n’importe
où et faire ce que vous voulez. Si vous êtes ouvertement gay, vous êtes limité au niveau des endroits où vous pouvez aller
et vous sentir à l’aise. Pour de nombreuses personnes qui ne veulent pas passer leur temps dans les bars, ou qui ont une très
forte homophobie intériorisée, et qui peuvent trouver les scènes sociales peu commodes, l’isolement est parfois la solution.
Je pense qu’il existe énormément de solitude dans la communauté gaie. »
« Que trouve-t-on dans la communauté gaie, à part les bars ? »
« J’ai beaucoup de mal à me faire des amis et je n’ai aucun lien avec la communauté gaie. J’essaie toujours d’accepter le
fait que je puisse être bisexuel ou gay, et lorsque j’aurai réglé cette question, peut-être que je nouerai quelques liens.
»
« Je suppose qu’il existe deux ‘placards’ dans la communauté gaie et lesbienne : un pour la maladie mentale et un autre pour
l’homosexualité. Dans un grand hôpital, il vaut mieux faire semblant d’être hétéro. Donc, vous gardez le secret sur votre
homosexualité. Mais dans la communauté gaie, si vous avez de gros problèmes de santé mentale, il vaut mieux cacher que vous
souffrez de dépression ou de trouble bipolaire. »

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