Avez-vous en ce moment des fréquentations, des rapports sexuels ou une relation stable ?
Si oui… précisez si votre partenaire est… une personne…
Depuis combien de temps cette relation dure-t-elle ? ________________
Quelle importance lui accordez-vous ?
Si vous avez eu de précédentes relations, précisez si votre partenaire était… une personne…
Pertinence ou intention
Dans notre société, les relations entre personnes du même sexe ne sont pas acceptées de la même manière que la plupart des
relations hétérosexuelles. Par conséquent, les clients peuvent se sentir gênés de parler ouvertement de leur relation ou du
sexe de leur partenaire. Cette question fera comprendre au client que le thérapeute, le conseiller ou son organisme reconnaît,
nomme et valide les relations entre partenaires de même sexe, y compris les partenaires transgenderistes, transsexuels et
intersexuels.
La diversité et la différence liées au sexe sont également stigmatisées dans notre société. Les clients ayant un partenaire
transgenderiste, transsexuel ou intersexuel peuvent se sentir plus à l’aise de parler de l’identité sexuelle de cette personne
si on leur pose directement et respectueusement la question.
Les relations d’importance ne correspondent pas toujours à l’orientation sexuelle ni au comportement sexuel. Ainsi, un client
peut s’être engagé dans un mariage hétérosexuel tout en vivant une relation extraconjugale avec un partenaire de même sexe.
Les questions reconnaissent et valident aussi les relations multiples et non monogames sur lesquelles notre société émet beaucoup
de préjugés. Il faut poser les questions d’une façon et sur un ton qui ne privilégient pas les relations monogames au détriment
des relations polygames, des partenaires multiples et d’autres formes de relations intimes.
Même si les personnes LGBTTTIQ peuvent être confrontées à des facteurs relationnels spécifiques (p. ex., invisibilité d’un
partenaire de même sexe ou transsexuel, non-acceptation des partenaires par la famille, absence de lieux pour parler des dynamiques
relationnelles et des fréquentations), les thérapeutes et conseillers doivent savoir que ces personnes vivent les mêmes problèmes
relationnels que les personnes hétérosexuelles (p. ex., violence familiale ou conjugale, deuil du partenaire, ruptures amoureuses,
problèmes interpersonnels et rôle parental).
« Lorsque je me suis rendue à [l’organisme de traitement de la toxicomanie], l’infirmière m’a demandé : ‘Quel est le nom de
votre époux ?’ Je lui ai répondu : ‘je n’ai pas de mari.’ Elle a donc dit : ‘D’accord, est-ce votre petit ami ?’ Je lui ai
répondu : ‘je vis avec quelqu’un.’ Elle m’a demandé : ‘Comment s’appelle-t-il ?’ Toutes ces questions étaient si embarrassantes.
Personnellement, je n’en fais pas toute une histoire. Alors je lui ai simplement répondu : ‘Elle s’appelle [prénom]’. Vous
auriez dû voir l’expression sur son visage ! Après ça, vous vous sentez gênée pendant tout le reste de l’entretien. »
« Les thérapeutes doivent clairement montrer aux clients qu’ils acceptent totalement les couples de même sexe. Nous devons
être inclusifs avec les clients qui vivent ou ont vécu une relation avec des hommes ou des femmes transgenderistes. »
« Nos questions sur les relations ne portent pas sur un sexe spécifique : ‘votre partenaire est-il un homme ou une femme ?’
J’ai vu le visage de certaines femmes s’illuminer en entendant cette question. Elles comprennent qu’ici les lesbiennes sont
bien acceptées. »