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Poser les bonnes questions 2 : Compétences du conseiller

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Que faire pour rendre mon organisme ou mon cabinet plus accueillant pour les personnes LGBTTTIQ ?

Politiques et procédures

Examinez vos politiques et procédures :

  • Sont-elles suffisamment spécifiques et inclusives à l’égard des personnes LGBTTTIQ ?
  • Précisent-elles la manière dont il faut traiter la discrimination émanant du personnel et de la clientèle ?
  • Communiquent-elles aux membres du personnel le code de conduite qu’ils doivent observer ?
Modifiez l’espace physique
  • Recueillez des brochures, magazines, affiches et journaux de différentes communautés et exposez-les dans la salle d’attente.
  • Envisagez l’installation de toilettes unisexes.
Créez des formulaires tenant compte des personnes LGBTTTIQ
  • Les questions comme « Êtes-vous marié ? » ou celles qui limitent le sexe au masculin et au féminin doivent disparaître. Utilisez ce guide pour créer de nouveaux formulaires.
Créez des groupes spécifiquement LGBTTTIQ
  • Les groupes spécifiquement LGBTTTIQ aident les clients à se sentir plus à l’aise pour aborder les questions évoquées dans ce manuel.
Faites face aux différences et aux préjugés dans les groupes génériques
  • Rendez les groupes plus sécurisants pour tous les groupes marginalisés, y compris les clients LGBTTTIQ, en étant « volontairement inclusifs ».
  • Traitez les différences de ­manière très directe.
  • Élaborez des lignes directrices et des normes établissant que les remarques discriminatoires ne seront pas tolérées dans le groupe.
  • Traitez les remarques discriminatoires lorsqu’elles surviennent pendant les séances de groupe et sachez y faire face.
Un personnel positif, bien formé et ouvert
  • Envisagez de demander à des groupes LGBTTTIQ locaux de venir dans votre organisme pour former les membres de votre personnel (moyennant rétribution).
  • Abonnez-vous à des journaux et à des listes de diffusion afin que les membres de votre personnel puissent être tenus au courant. Consultez la liste des références ci-jointe pour plus de renseignements.
  • Recrutez et embauchez des personnes LGBTTTIQ dans votre organisme et encouragez tous les membres de votre personnel à être positifs envers les personnes LGBTTTIQ.
  • Veillez à ce que les formulaires et les pratiques utilisés en ressources humaines ne soient ni genderistes, ni hétérosexistes.
Sensibilisation
  • Élaborez un programme de sensibilisation.
  • Indiquez dans vos prospectus que les personnes LGBTTTIQ sont les bienvenues et que vos services tiennent compte de leurs besoins.
  • Prenez contact avec les groupes et les services LGBTTTIQ de votre région. Existe-t-il un journal local, une liste de diffusion, un tableau d’affichage communautaire, un bar ou un café-restaurant où vous pourriez laisser ces prospectus ou faire passer l’information ?
  • Veillez à être représenté lors d’événements rassemblant la communauté LGBTTTIQ, comme la Journée de fierté des lesbiennes et des gays.
Unités des malades hospitalisés
  • Soyez conscient de l’importance de la famille choisie pour les clients LGBTTTIQ. Il peut être important d’assouplir considérablement les directives sur les visites.
  • Respectez l’importance des livres et des photos LGBTTTIQ. Permettez aux clients de rendre leur environnement plus familier et confortable.
  • Traitez les différences de manière très directe.
  • Traitez les remarques discriminatoires lorsqu’elles surviennent au sein du service et sachez y faire face.
Représentation des personnes LGBTTTIQ et processus décisionnel

Veillez à ce que les membres de la communauté et du personnel LGBTTTIQ participent :

  • à vos comités d’embauche ;
  • à votre planification stratégique ;
  • aux activités de votre conseil d’administration ou de vos comités consultatifs.

Perceptions de clients

« Je crois que ce sont l’environnement et les attitudes des institutions envers ces problèmes qui comptent réellement. »

« Dans un certain sens, le fait de voir des autocollants arc-en-ciel ou des affiches positives envers les queers quelque part nous permet d’être plus à l’aise. »

« J’ai été heureux d’apprendre l’existence d’[un programme en faveur des personnes LGBTTTIQ]. J’étais ravi de découvrir un programme où je savais que je ne serais pas jugé. J’ai pu parler plus facilement et obtenir l’aide dont j’avais besoin. »

« Il devrait exister un endroit où l’on pourrait aborder les problèmes relatifs à notre sexualité et à notre santé mentale, car les deux sont liées. »

Perceptions de thérapeutes ou de conseillers

« De toute évidence, si on ne règle pas le problème de l’oppression intériorisée, cela peut mener au suicide, à un comportement antisocial ou à des troubles chroniques de l’humeur, comme la dépression ou la tristesse. Il n’y a pas de lumière, pas d’espoir, pas de connexion. »

« Lorsque les clients vivent une transition sexuelle, il peut être utile de savoir si leur consommation de drogue ou d’alcool a un lien avec l’énorme stress qu’ils subissent. »

« Peut-on parler de sexe avec un patient psychiatrique ? Pas vraiment. C’est délicat. C’est gênant. Et ces patients ont-ils réellement le droit d’avoir une pulsion sexuelle lorsqu’ils sont enfermés dans un établissement psychiatrique ? Et qui veut le reconnaître ? C’est vraiment difficile. Cela complique encore les choses. Mais le fait est que ces personnes sont également victimes d’homophobie. C’est important. Est-il plus compliqué de travailler dans ce contexte ? Sans aucun doute. »

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