Poser les bonnes questions 2 : Annexe — élaboration du Guide et du Manuel
Le contenu de ce manuel a été élaboré en deux phases :
Phase 1 : Poser les bonnes questions — Toxicomanie
Nous avons mené des groupes de discussion et des entretiens individuels directs et téléphoniques auprès de 26 cliniciens et
cliniciennes de l’Ontario (Toronto, Ottawa et London) ayant une expérience clinique du travail avec les personnes LGBTTTIQ
aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou d’alcoolisme. Nous avons recueilli les données relatives au contenu et au
processus d’évaluation et aux problèmes spécifiques à cette clientèle.
Nous avons également mené des groupes de discussion et des entretiens individuels auprès de 38 clients anciens et actuels
du Service LesBiGay (devenu maintenant les Services arc-en-ciel) au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). La plupart des clients s’identifiaient comme gays ou lesbiennes et
un petit pourcentage se présentait comme bisexuels. Comme il y avait très peu de clients transgenderistes ou transsexuels
qui faisaient appel au service LesBiGay à l’époque, ils n’ont pas été inclus dans cette phase de l’étude. Les données que
nous avons recueillies reprenaient des renseignements sur le contenu et le processus d’évaluation, la divulgation de l’orientation
sexuelle dans les services de toxicomanie et les questions spécifiques aux clients LGBTTTIQ ayant des problèmes de toxicomanie
ou d’alcoolisme.
Nous avons ensuite utilisé les résultats de ces groupes de discussion et de ces entretiens pour élaborer un modèle de ce guide.
Ce modèle a été mis à l’essai sur le terrain par des cliniciens des services d’évaluation et LesBiGay de CAMH et a été examiné
par des cliniciens externes.
Enfin, nous avons réalisé une enquête de satisfaction auprès de la clientèle ayant bénéficié de ce nouveau modèle.
De plus, comme nous ne pouvions pas atteindre les clients de divers groupes de population, nous avons recherché des renseignements
auprès de sources secondaires et de personnes appartenant aux divers groupes de communautés pour obtenir des commentaires
supplémentaires.
Lors de cette phase, nous avons mené des groupes de discussion et des entretiens individuels directs et téléphoniques auprès
de 29 fournisseurs de services de l’Ontario (Toronto, Ottawa, London, Sudbury, Sault Ste. Marie) et de Colombie-Britannique
(Vancouver, Fort Nelson) ayant une expérience clinique auprès des personnes LGBTTTIQ aux prises avec des problèmes de santé
mentale. Nous avons collecté des données relatives aux problèmes spécifiques à cette clientèle. Les fournisseurs de services
ont également été invités à désigner toutes les failles du manuel d’origine Poser les bonnes questions, particulièrement en
ce qui concerne la santé mentale.
Nous avons mené des groupes de discussion et des entretiens individuels auprès de 31 personnes ayant utilisé des services
de santé mentale en Ontario. Quatorze (14) participants se sont présentés comme gays, 9 comme lesbiennes ou gouines, 4 comme
bisexuel(le)s, 3 comme queers, 1 comme bispirituel(le), 1 comme homme ayant des relations sexuelles avec des hommes ou femme
ayant des relations sexuelles avec des femmes. Six participants se sont définis comme transsexuels ou transgenderistes. Les
problèmes de santé mentale les plus fréquents étaient la dépression et l’anxiété. On trouvait également les troubles bipolaires,
les traumatismes, les tendances suicidaires, les troubles schizo-affectifs, les troubles de la personnalité limite, le syndrome
d’Asperger, l’automutilation, les troubles affectifs saisonniers et les troubles obsessionnels-compulsifs. Nous avons recueilli
des données sur la divulgation de l’orientation et de l’identité sexuelles dans les services de santé mentale et les questions
spécifiques aux personnes LGBTTTIQ ayant des problèmes de santé mentale.
Les résultats de ces groupes de discussion et de ces entretiens ont été analysés et utilisés pour mettre la main finale à
ce manuel.
Enfin, nous avons demandé aux fournisseurs de services travaillant dans la collectivité (dans d’autres organismes ou au sein
de cabinets privés) d’examiner ce manuel révisé et de formuler d’autres commentaires.

Poser les bonnes questions 2