Des nouvelles de CAMH
CAMH Connexions
Winter 2005-06
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| Dr. Shitij Kapur |
En novembre, le ministère de l’Industrie du Canada a annoncé un nouveau financement de 102,2 millions de dollars pour 120
Chaires de recherche du Canada. CAMH a reçu deux de ces chaires : John Cairney, chercheur, est titulaire de la Chaire de recherche
du Canada en épidémiologie psychiatrique, et le Dr Shitij Kapur, chercheur en chef, a obtenu le renouvellement pour cinq ans
de sa chaire en technologie d’imagerie pour les maladies humaines et sur les modèles précliniques.
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| Dr. John Cairney |
Ces deux scientifiques comptent déjà d’importantes réalisations à leur actif dans leur domaine de spécialité. Les travaux
de M. Cairney visent à mieux comprendre les déterminants sociaux de la santé mentale chez les jeunes, les enfants ayant un
handicap physique et les mères seules. Le Dr Kapur, quant à lui, cherche à élucider les mystères de la schizophrénie au moyen
de l’imagerie cérébrale, afin d’élaborer de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques. Leurs découvertes permettront
d’améliorer les traitements et les soins prodigués aux personnes ayant des problèmes de santé mentale.
Créé en 2000, le Programme des chaires de recherche du Canada est au coeur d’une stratégie nationale visant à faire du Canada
l’un des cinq meilleurs pays au monde pour les découvertes scientifiques qui ont un effet positif dans la vie des gens. Les
titulaires de chaire reçoivent une aide financière, mais surtout, ils repoussent les limites de la connaissance dans leurs
domaines, non seulement par leurs propres travaux, mais également par l’enseignement, la supervision d’étudiantes et d’étudiants
et la coordination du travail d’autres chercheurs.
Publication des résultats du Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves de l’Ontario
Pour la première fois en plus de dix ans, la consommation de drogues légales et illégales parmi les élèves ontariens de la
7e à la 12e année a diminué considérablement et un moins grand nombre d’élèves ontariens consomment de l’alcool, du tabac
et du cannabis à un jeune âge. Toutefois, les excès occasionnels d’alcool, la consommation fréquente de cannabis et les comportements
à risque liés à la consommation d’alcool et d’autres drogues parmi les jeunes persistent.
Selon les résultats du Sondage de 2005 sur la consommation de drogues parmi les élèves de l’Ontario rendus publics par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), la prévalence du tabagisme
chez les élèves a atteint son niveau le plus bas depuis 1977 (14 %), et l’usage de drogues illicites, cannabis inclus, a baissé,
71 % des élèves ayant dit n’en avoir pas consommé au cours de la dernière année. En 2005, seulement 2 % des élèves de 7e année
avaient déjà fumé la cigarette avant la 4e année comparativement à 16 % en 1981, et 29 % des élèves de ce groupe avaient pris
de l’alcool avant la 6e année par rapport à 42 % en 2003.
Le pourcentage global de répondants qui consomment de l’alcool a lui aussi diminué, passant de 66 % à 62 %, mais les habitudes
de consommation d’alcool demeurent problématiques.Vingt-trois pour cent des élèves ont déclaré avoir fait une consommation
excessive d’alcool au moins une fois au cours du mois précédant le sondage. En 2005, 16 % des élèves ont déclaré que leur
consommation d’alcool était dangereuse, le même pourcentage d’élèves qui ont déclaré qu’ils présentaient les symptômes d’une
consommation problématique de drogue.
Quatorze pour cent des élèves qui ont un permis de conduire continuent de prendre le volant en état d’ivresse.Un pourcentage
supérieur, soit 20 %, ont déclaré qu’ils avaient conduit dans l’heure suivant leur consommation de cannabis. Environ le quart
(29 %) des élèves ont dit qu’ils s’étaient trouvés dans un véhicule conduit par une personne ayant bu et 22 % avaient été
à bord d’un véhicule dont le conducteur avait pris de la drogue.
« Cela est inquiétant », a dit Edward Adlaf, chercheur principal et scientifique à CAMH et professeur agrégé au département
des sciences de la santé publique et de psychiatrie à l’Université de Toronto. « Bien que le taux de prévalence de la conduite
en état d’ivresse n’ait pas augmenté depuis le dernier sondage, il demeure élevé et représente un grand nombre d’élèves, environ
36 000 adolescents ontariens, qui se mettent dans une situation où ils risquent de se blesser et de blesser d’autres automobilistes.
Ces chiffres sont encore plus élevés lorsqu’on tient compte du nombre de personnes qui prennent le volant après avoir consommé
du cannabis. Cela représente environ 53 000 adolescents qui adoptent des comportements à risque. »
Le Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves de l’Ontario réalisé par CAMH est le plus ancien sondage en milieu
scolaire mené auprès des adolescents au Canada.Au printemps 2005, 7 726 élèves de la 7e à la 12e année ont participé au sondage,
qui a été administré par l’Institut de recherche sociale de l’Université York. Le rapport intégral est accessible sur www.camh.net.
Creative on Queen
Le samedi 17 septembre, l’emplacement de la rue Queen de CAMH vibrait au rythme des tambours antillais, de la samba brésilienne
et du rock and roll des Deloraines lors de la deuxième édition annuelle de Creative on Queen, un événement de CAMH qui fait
partie du festival Art Crawl de la rue Queen Ouest.
Ce festival, qui dure toute une fin de semaine, est une célébration des arts organisée par Toronto Artscape, un organisme
à but non lucratif qui aménage des espaces pour les artistes. Pendant ces trois jours d’activité fébrile, des artistes, des
organismes artistiques et des entreprises de la rue Queen Ouest ont montré leur travail aux passants.
Des oeuvres d’art originales des artistes de Being Scene, un projet du théâtre Workman, étaient également exposées à l’emplacement de la rue Queen. Parmi les autres attractions de Creative on Queen, mentionnons
la chorale communautaire de St. Christopher’s House, des oeuvres d’artistes autochtones canadiens, de délicieuses bouchées
du Gourmet Grill et des fruits et légumes biologiques du « Jardin ensoleillé » de CAMH.
CAMH : un environnement sans fumée
Depuis le 21 septembre, CAMH offre un environnement sans fumée. Cette politique ne vise pas à encourager l’abandon du tabac,
mais plutôt à créer à CAMH un environnement sain et sans danger pour tout le monde, qu’il s’agisse des clients, du personnel,
des bénévoles ou des visiteurs. La recherche a démontré que la fumée ambiante comporte de nombreux effets néfastes pour la
santé, et que les fumoirs ne protègent ni les clients ni le personnel contre ces effets.
Il est donc désormais interdit de fumer dans les édifices et les véhicules de CAMH, sur ses terrains ou dans un rayon de neuf
mètres d’une entrée ou d’une prise d’air. À chacun de nos emplacements, une entrée est désignée comme étant sans fumée.