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Printemps 2006
Une différence génétique courante causerait-elle la dépendance à l’alcool et au tabac?
Une étude récemment parue dans le Journal of Neuroscience et menée par le Dr A.D. Lê, de CAMH, et ses collègues appuie la théorie voulant qu’une différence génétique répandue joue
un rôle dans la consommation excessive de nicotine et d’alcool.
Les scientifiques ont étudié le comportement de rats afin de déterminer si les rats « P » (élevés pour leur prédilection pour
l’alcool) étaient plus susceptibles de s’auto-administrer de la nicotine que les rats « NP » ( élevés pour leur faible penchant
pour l’alcool). Ils ont découvert que les rats P s’étaient auto-administrés par voie intraveineuse une quantité de nicotine
plus de deux fois supérieure à celle des rats NP. De plus, certaines expériences ont montré que les rats P étaient plus susceptibles
de recourir à nouveau à la nicotine.
Ces résultats permettent de mieux comprendre la consommation excessive simultanée de nicotine et d’alcool et pourraient donner
naissance à des outils de diagnostic et des programmes de traitement ciblés visant à prévenir et à traiter la dépendance à
l’alcool et à la nicotine chez les humains.
Un grand nombre d’infirmières ont des horaires de travail malsains
Publiée dans l’American Journal of Nursing, une étude du Dr Carles Muntaner, de CAMH, et de ses collègues a montré que :
- Plus du quart des infirmières américaines interrogées disent travailler habituellement 12 heures et plus par jour.
- Le quart des infirmières ayant plus d’un emploi travaillent 50 heures ou plus par semaine.
- Les chefs de famille monoparentale sont aussi susceptibles que les personnes cumulant deux emplois ou plus de travailler 13
à 15 heures par jour et plusieurs jours consécutifs.
Si ce type d’information est largement répandu, cette étude américaine quantifie certaines des conditions de travail nuisibles
auxquelles sont soumises les infirmières. La prochaine étape consistera à utiliser ces informations pour mettre en place des
stratégies visant à protéger la santé des infirmières et des patients ainsi qu’à évaluer ces mesures en vue d’élaborer des
politiques.
Nouveau nom : un signe de succès
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| Le nouveau logo du Workman Arts |
Le Projet de théâtre Workman change de nom.
Le nouveau logo du Workman Arts, anciennement le Projet de théâtre Workman
« Notre nom sera dorénavant Workman Arts (WA), révèle la directrice artistique Lisa Brown. Il reflète mieux le large éventail d’outils de diffusion artistiques utilisés
par notre compagnie, soit le théâtre, le cinéma, les arts visuels, la musique et les arts littéraires. »
La compagnie, fondée en 1987, est passée de 50 à 370 membres. À l’origine, l’objectif était d’intégrer des personnes ayant
reçu des services de santé mentale (membres) à la communauté théâtrale professionnelle. Aujourd’hui, les critères d’adhésion
ont été élargis pour inclure des personnes ayant bénéficié des services de toxicomanie et des artistes professionnels ayant
éprouvé des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie.
WA travaille en partenariat avec CAMH et d’autres organismes dans le domaine des arts et de la santé mentale.
« Notre mandat est de mieux faire comprendre les problèmes de santé mentale et de toxicomanie grâce à différents outils de
diffusion artistiques et de soutenir les personnes atteintes dans leur démarche artistique », explique Mme Brown.
La liste des projets menés à bien par WA est longue. La compagnie a produit plus de 16 pièces originales, 13 éditions du Festival
du film Rendezvous with Madness, huit éditions des Annual Being Scene Art Exhibitions, quatre festivals pluridisciplinaires et un festival international. WA a également créé de nombreuses pièces de théâtre et
expositions d’art visuels itinérants.
Le prochain événement d’envergure au calendrier est le deuxième Festival mondial Folie et arts, qui prendra l’affiche en Allemagne
en mai. WA prendra part à deux symposiums, en plus de faire quatre représentations de Vincent, une pièce écrite spécialement pour WA par Terry Watada. WA avait produit la toute première édition du Festival à Toronto
en 2003.
« Nous vivons présentement une période de croissance emballante, ajoute Mme Brown. La contribution considérable des artistes
aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie est plus que jamais reconnue. Nous sommes heureux de participer
à cette éclosion. »