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CAMH et l’hôpital Toronto East General unissent leurs forces à Scarborough

CAMH Connexions

Automne 2006

par Kirk Villamarin

Auparavant, lorsqu’une personne de Scarborough voulait faire appel à un établissement de gestion du sevrage, elle devait se rendre au centre-ville. Il existe maintenant un programme de jour de gestion du sevrage situé dans un immeuble d’habitation du Centre-Est de Scarborough.

Élaboré par Ed Castro, superviseur du Scarborough Addiction Services Partnership – un partenariat communautaire appuyé par CAMH – et Doug Smith, directeur des services de traitement de la toxicomanie de l’hôpital Toronto East General, ce programme unique répond aux besoins des clients de façon discrète et fonctionne en partenariat avec diverses agences. « Nous devions être là où se trouvent les clients, a indiqué Doug Smith. Il n’y avait aucun service de ce type à Scarborough. »

De g. à d. : Steve Villeneuve, conseiller en gestion du sevrage de jour ; Ed Castro, superviseur du Scarborough Addiction Services Partnership (SASP) ; et Doug Smith, chef des services de traitement de la toxicomanie de l’hôpital Toronto East General

Depuis mai 2006, le service a accueilli 15 clients pour des séjours de quatre semaines. Le programme est conçu pour enseigner aux personnes ayant une toxicomanie comment gérer à long terme les symptômes du sevrage et pour leur faire connaître les comportements qui résultent d’une réduction de la consommation de drogue. Une journée complète du programme comprend de l’acupuncture, une composante psycho-éducative, des notions d’autonomie fonctionnelle et une thérapie de relaxation.

Selon Chris Bartha, directrice administrative du programme de traitement de la toxicomanie de CAMH, ce service de gestion du sevrage de Scarborough est un excellent exemple de programme de gestion du sevrage plus souple qui vise, dans le cadre de partenariats, à mieux répondre aux besoins des clients vulnérables qui doivent avoir accès à des services près de chez eux.

« Cette approche discrète, dans un cadre familier plutôt qu’en milieu hospitalier, contribue à offrir aux clients un environnement où ils se sentent plus à l’aise et en sécurité, affirme M. Castro. En fait, certains clients qui recourent à ce service habitent l’immeuble où il est dispensé ou des édifices avoisinants. »

Les frais d’éclairage et de chauffage de même que le loyer sont pris en charge par la Toronto Community Housing Corporation (TCHC). De plus, le service de sécurité de cette société a accepté de faire sa part en adoptant une démarche interventionniste auprès des clients. Par exemple, lorsqu’on leur demande d’expulser des gens vivant dans un logement social, les membres du service vérifient en premier lieu si ces personnes ont une toxicomanie. « Au lieu d’expulser une famille, ils vont l’orienter vers ce service », explique M. Smith.

« Ce programme a été rendu possible grâce aux partenariats », soutient M. Castro. « C’est une nouvelle tendance dans le domaine des soins de santé. Les hôpitaux s’ouvrent de plus en plus aux partenariats. Pour le bien de nos clients, nous devons travailler de concert afin que le passage d’une étape à une autre se fasse sans obstacle et en douceur », poursuit M. Smith.

Connexions CAMH Automne 2006

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