Aider les autres : Au Centre Hiver 2004
At the Centre
Nous sommes mardi soir. Jean est tout seul chez lui ; sa femme et son jeune fils l'ont récemment quitté. Il se remet à boire…
encore, puis il décide d'appeler un nouveau service dont il a entendu parler. Il raconte à la personne au bout du fil sa situation.
Il dit vouloir vraiment apporter des changements positifs à sa vie, comme se joindre aux AA.
Jean (pseudonyme) est l'une des nombreuses personnes à avoir eu recours à la nouvelle ligne de soutien téléphonique du Centre
R. Samuel McLaughlin de renseignements sur la toxicomanie et la santé mentale, en service depuis le mois de juillet. Jean
et de nombreux autres appelants ont manifesté de nombreuses préoccupations, p. ex., faire face à des crises d'anxiété après
avoir consommé des drogues ou s'inquiéter d'un frère qui a un problème d'alcool.
Chacun de ces appels, comme des centaines d'autres, ont été pris en charge par près de 40 bénévoles qui soutiennent et encouragent
les gens aux prises avec un problème de toxicomanie ou de santé mentale, ainsi que leurs amis et membres de leur famille.
" Beaucoup de gens le savent déjà, le Centre McLaughlin offre toutes sortes de renseignements sur la toxicomanie et la santé
mentale, dit Lisa Pont, coordonnatrice du nouveau service. Mais notre service comporte un autre volet important : le soutien.
Désormais, les appelants reçoivent un continuum de soins. "
La ligne de soutien offre aux gens l'occasion d'exprimer leurs craintes et leurs frustrations tout en leur donnant le sentiment
d'être moins seuls et davantage capables de composer avec leurs problèmes. " Nous les aidons à mieux comprendre leurs sentiments
et leurs émotions ; nous leur offrons un espace sécuritaire leur permettant de se défouler et nous les encourageons à se prendre
en charge en les habilitant, explique Lisa. Un des appelants a dit qu'il aimait parler à nos bénévoles parce que ces derniers
ont choisi de l'écouter et de lui consacrer leur temps. "
Lisa sait que la ligne téléphonique répond à un réel besoin pour les proches d'une personne malade qui, souvent, ne savent
pas vers qui se tourner. " C'est pourquoi notre service se veut un complément aux autres services offerts par les thérapeutes
et autres professionnels ", dit Lisa.
Les bénévoles qui travaillent à la ligne de soutien téléphonique apportent avec eux un vaste éventail d'expériences et d'intérêts.
Ils travaillent peut-être déjà dans un domaine connexe, cherchent à changer de carrière, étudient pour devenir thérapeute
ou travailleur social ou, tout simplement, veulent approfondir leur expérience. Un des bénévoles, qui travaille en informatique,
voulait remettre de l'équilibre dans sa vie.
" J'ai acquis une formation en santé mentale en Afrique du Sud, mais en arrivant au Canada, j'ai voulu élargir mon champ d'expérience
clinique ", dit Niles, un bénévole qui a trouvé la formation excellente. Karen, une autre bénévole, cherchait à s'occuper
pendant ses études en travail social. Cette expérience en bénévolat correspond exactement aux connaissances qu'elle a acquises
en santé mentale.
Tous les bénévoles doivent suivre une formation complète et rigoureuse, puis s'engager à offrir trois heures de leur temps
par semaine pendant un an. La ligne de soutien est en service du mardi au samedi, de 15 h à 21 h. Il suffit de composer le
416 595-6111 ou, sans frais en Ontario, le 1 800 463-6273. Des renseignements sur le Centre R. Samuel McLaughlin sont également affichés sur son site Web.
Le Centre R. Samuel McLaughlin de renseignements sur la toxicomanie et la santé mentale dispose aussi d'un comptoir d'accueil
et d'un service d'information accessible 24 heures sur 24, sept jours sur sept, où l'on peut consulter des spécialistes en
information et en orientation, écouter des messages enregistrés et obtenir des renseignements sur Internet. On le trouve au
même numéro de téléphone et sur le même site Web que la ligne de soutien téléphonique.