Publications

Entrevue avec Ed Adlaf: Au Centre Automne 2003

At the Centre

Chercheur et chef du Programme d'études sur la population, la santé et le cours de la vie

Q Comment et pourquoi le Sondage sur la consommation de drogues parmi les élèves de l'Ontario (SCDEO) a-t-il vu le jour ?
R Le SCDEO a été précédé de nombreux travaux. Le premier sondage sur la consommation de drogues a été mené à Toronto en 1968 à la demande du Conseil scolaire du district de Toronto, qui s'était alors adressé à l'ancienne Fondation de la recherche sur la toxicomanie (ARF). Reginald Smart, chercheur au CTSM, a élaboré les premiers sondages de 1968 à 1972. À l'époque, on s'inquiétait de la consommation de LSD et d'autres hallucinogènes. Le SCDEO existe sous sa forme actuelle depuis 1977, date à laquelle M. Smart l'a lancé à l'échelle provinciale.

Q Quand avez-vous commencé à y travailler ?
R J'ai été embauché à l'ancienne ARF (maintenant le CTSM) comme étudiant d'été en 1979 et j'ai travaillé à mon premier SCDEO en 1981.

Q Quelles études avez-vous faites ?
R J'ai un doctorat en sociologie de l'Université York. Mon superviseur de thèse, Michael Lanphier, a d'ailleurs dirigé les sondages de la Commission LeDain sur l'utilisation de drogues à des fins non médicales au début des années 1970.

Q Quand commencera-t-on à préparer la nouvelle version du sondage ?
R Nous nous y mettrons très bientôt. Il n'y a pas vraiment de moments creux dans la préparation d'un sondage. Nous élaborerons bientôt un questionnaire d'évaluation et déterminerons si d'autres questions doivent être intégrées au sondage. En mai, nous ferons rapport du volet du SCDEO portant sur la santé mentale. Il s'agira d'un rapport différent, mais tiré du même sondage. Nous devrons également songer à communiquer une fois de plus avec les plus de 30 conseils scolaires qui participeront en août prochain au sondage. Le processus de négociation et d'approbation nécessite beaucoup de temps.

Q D'après vous, quels effets aura le SCDEO sur les fournisseurs de services, les responsables de politiques et d'autres intervenants en Ontario et à l'extérieur ?
R Le sondage a assurément un effet. Il procure des renseignements généraux et a de multiples usages. Lorsque les Nations Unies et l'OMS préparent des rapports interna-tionaux, par exemple, ils font souvent appel aux données du SCDEO pour illustrer  la consommation de drogues chez les adolescents au Canada. Nous recevons beaucoup  de demandes de la part des gouvernements, par exemple, les bureaux de santé publique nous demandent souvent des données régionales. Le bureau du Procureur général du Canada s'est appuyé sur le sondage pour défendre la Loi sur le tabac et pour effectuer une analyse visant à changer l'âge légal de consommation d'alcool. Les services ou organismes de santé se servent souvent des résultats du SCDEO pour tenter d'obtenir du financement supplémentaire. Les jeunes sont parmi les secteurs prioritaires du CTSM  à l'échelle provinciale. Les données exhaustives que recueille ce sondage nous aident donc à planifier nos initiatives futures.

Hip dude with laptop and porkpie hat

Liens apparentés