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Les monopoles de vente au détail d’alcool et la réglementation : Opinion publique

Les Ontariennes et Ontariens sont en faveur d'un système monopolistique de vente au détail et des mesures de contrôle connexes. Les sondages d'opinion menés au cours des dix dernières années[1] ont démontré que la population de l'Ontario est toujours consciente et continue de se préoccuper des conséquences de l'abus d'alcool sur le plan social, juridique, économique et de la santé et appuie les interventions et les mesures de contrôle qui réduisent les risques et les méfaits liés à l'alcool (Room et al., 1995b ; Giesbrecht et Greenfield, 1999 ; Giesbrecht et al., 2001).

Les enquêtes effectuées récemment auprès d'échantillons représentatifs d'adultes ontariens sont particulièrement pertinentes. Elles démontrent que 73 % des adultes ontariens s'opposent à la privatisation du système de vente au détail d'alcool. La plupart des répondants ont déclaré qu'il y avait déjà assez ou même trop de points de vente d'alcool dans leur localité, et 79 % des membres du public ne veulent pas que les dépanneurs vendent de l'alcool (Anglin et al., 2001 ; voir aussi Anglin et al., 2003).

Il est possible que l'opposition de certains répondants à la privatisation soit une réaction positive à des initiatives de relations publiques, mais ce n'est pas tout. Quand on tient compte des réponses à plusieurs questions, il est clair que les Ontariennes et Ontariens appuient fortement une démarche équilibrée qui repose sur un monopole gouvernemental permettant de contrôler l'accès à l'alcool. En outre, les Ontariennes et Ontariens estiment que le système actuel de vente au détail d'alcool est pratique et la majorité d'entre eux sont à quelques minutes d'un point de vente d'alcool. En générale, le public n'appuie pas l'intensification des activités de marketing des produits alcoolisés ni un meilleur accès à ces produits.

[1] La plupart de ces sondages ont été parrainés par la Fondation de la recherche sur la toxicomanie et, plus récemment, par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, et effectués par l'Institut de recherche sociale, Université York. Pendant quelques années, les sondages ont été effectués par la University of Michigan pour le compte du Alcohol Research Group, Berkeley. Toutes les questions ont été posées de façon neutre sans long préambule susceptible d'influencer les réponses. Une comparaison des réponses aux mêmes questions fournies pendant plusieurs années révèle qu'il n'y a pas de variation importante pouvant être attribuée au changement de commanditaire du sondage ou de l'institut de recherche ayant effectué le sondage.

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