La rage au volant, plus courante chez les buveurs excessifs

Pour diffusion immédiate - Le 20 avril 2004 (Toronto). Plus une personne a de problèmes d'alcool, plus elle risque d'être victime de rage au volant ou d'en être l'auteur, selon une étude que vient de publier le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). L'étude, intitulée " Alcohol Consumption and Problems among Road Rage Victims and Perpetrators " et parue dans le dernier numéro de la revue scientifique Journal of Studies on Alcohol, a conclu que la rage au volant est plus courante chez les personnes qui font des excès d'alcool et que les probabilités de rage au volant augmentent proportionnellement avec les problèmes d'alcool.
 
Selon l'étude, les facteurs qui poussent une personne à se tourner vers l'alcool pourraient être semblables à ceux entourant la rage au volant. Les problèmes d'alcool pourraient aussi contribuer d'une certaine façon aux comportements de rage au volant. " Ce chevauchement entre la rage au volant et les problèmes d'alcool pourrait s'expliquer par le fait que les personnes touchées auraient davantage tendance à faire peu de cas des violations aux règlements et des sanctions juridiques qui s'ensuivent ", déclare le Dr Robert Mann, chercheur principal à CAMH. " Cette attitude se manifeste de diverses façons, notamment par l'abus d'alcool et la rage au volant. " Des études précédentes portant sur les auteurs de rage au volant ont établi qu'ils étaient souvent des jeunes et des hommes, vivant dans des grandes villes.D'après l'étude, les victimes de rage au volant ont également plus de problèmes associés à l'alcool. La rage au volant se caractérise par un incident dans lequel un automobiliste ou son passager tente d'intimider, d'injurier ou de tuer un autre automobiliste, un passager ou un piéton ou encore d'endommager la voiture d'un autre conducteur.L'abus d'alcool est l'un des plus importants facteurs contribuant au fardeau global des décès, blessures et maladies. " Ce lien entre l'alcool, l'agressivité et les comportements violents nous porte à croire que des politiques gouvernementales cruciales pour réduire les problèmes d'alcool, comme le monopole de la vente d'alcool et la réduction du taux limite d'alcool dans le sang, aideront également à réduire les méfaits associés à l'alcool ", ajoute le Dr Mann. Pour en savoir davantage sur les politiques de CAMH à l'égard de l'alcool, consultez son site Web à www.camh.net.Cette étude a été rendue possible grâce à une subvention du Réseau de centres d'excellence AUTO21, un programme d'envergure nationale dont la mission est de soutenir la recherche et le développement dans le secteur de l'automobile au Canada. Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est un Centre collaborateur de l'Organisation panaméricaine de la santé et de l'Organisation mondiale de la Santé ainsi qu'un hôpital d'enseignement affilié à part entière à l'Université de Toronto. -30-Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Sylvia Hagopian, coordonnatrice des relations avec les médias de CAMH, au 416 595-6015.
drink in hand