La consommation d'ecstasy diminue, l'usage de cigarettes et de LSD continue de baisser , mais la consommation excessive d'alcool
demeure un problème
À l'attention des rédacteurs en chef/directeurs de l'information dans le domaine de la santé
Pour diffusion immédiate : le 18 novembre 2003 - Toronto - Selon les résultats du Sondage de 2003 sur la consommation de drogues parmi les élèves de l'Ontario (SCDEO), réalisé par
le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), l'usage d'ecstasy chez les jeunes de la 7e à la 12e année est à la baisse,
mais les excès occasionnels d'alcool demeurent un problème. Le SCDEO est l'étude suivie de l'usage de drogues chez les adolescents
qui dure depuis le plus longtemps au Canada.
Le sondage de cette année démontre qu'entre 2001 et 2003, l'usage d'ecstasy est passé de 6 % à 4,1 % et que la tendance à
la hausse en ce qui concerne l'usage de drogues illicites, apparue au début des années 1990, s'est atténuée. Toutefois, l'usage
de cannabis a augmenté chez les filles et l'usage de cocaïne poursuit sa montée, amorcée en 1999.
" Pour la première fois depuis 1991, les recherches démontrent une baisse de l'usage d'ecstasy ", a déclaré Edward Adlaf,
scientifique principal au CTSM et professeur agrégé au département des sciences de la santé publique à l'Université de Toronto,
qui a effectué le sondage en collaboration avec Angela Paglia, co-auteure du sondage et agrégée de recherche. " Nous avons
relevé deux autres changements intéressants lors du sondage de cette année : les jeunes estiment qu'ils courent davantage
de risques à faire l'essai de l'ecstasy et un plus grand nombre d'entre eux désapprouvent son usage comparativement aux résultats
enregistrés en 2001 ", a précisé M. Adlaf.
Bien que l'usage de drogues illicites ait diminué considérablement, les excès occasionnels d'alcool n'ont pas diminué et demeurent
élevés. " L'alcool demeure la drogue la plus répandue chez les élèves, peu importe l'année d'études, et ces derniers estiment
que les risques associés aux excès occasionnels d'alcool sont faibles ", de dire M. Adlaf. En 2003, environ le quart (26 %)
des élèves ont déclaré avoir fait des excès occasionnels d'alcool (cinq verres ou plus en une seule occasion) au cours du
mois ayant précédé le sondage, et 19 % des élèves (27 % des buveurs) ont déclaré avoir fait un usage dangereux d'alcool, qui
se manifeste notamment par des conséquences négatives et des symptômes d'une dépendance à l'alcool. La consommation dangereuse
d'alcool varie considérablement entre les garçons et les filles (21 % comparativement à 17 %).
M. Adlaf souligne également que seulement 1,4 % des jeunes ayant participé au sondage ont déclaré avoir suivi un programme
de traitement pour l'alcoolisme ou la toxicomanie au cours de l'année écoulée. Cela est significatif car 18 % des élèves ont
déclaré qu'ils avaient pris de la drogue pour se sentir mieux dans leur peau et qu'ils avaient pris de la drogue seuls, ce
qui témoigne d'un problème de toxicomanie.
Depuis 2001, l'usage de trois drogues autres que l'ecstasy a diminué considérablement : la cigarette (de 23,1 % à 19,2 %),
le LSD (de 4,8 % à 2,9 %) et les barbituriques (de 4 % à 2,5 %).
Voici d'autres points saillants du sondage :
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L'usage de toute drogue illicite, cannabis exclu, a diminué considérablement entre 1999 et 2003 (de 20 % à 15 %).
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En 2003, 30 % des élèves avaient pris du cannabis au cours de l'année écoulée et 34 % ont déclaré en avoir pris au moins une
fois au cours de leur vie.
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Le pourcentage d'élèves qui fument tous les jours a diminué considérablement, passant de 22 % en 2001 à environ 14 % en 2003.
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La disponibilité signalée du cannabis et de la cocaïne a beaucoup augmenté depuis 1989.
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L'usage de cocaïne et de crack a diminué dans les années 1980, mais affiche actuellement une tendance à la hausse.
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Depuis le début des années 1990, la perception des risques associés à l'usage de la plupart des drogues (sauf l'ecstasy) s'est
graduellement affaiblie, surtout en ce qui concerne le cannabis.
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Environ le tiers (30 %) des élèves ne prennent aucune drogue, y compris alcool et tabac.
" La tendance à la baisse de l'usage de drogues est encourageante, a déclaré Peter Coleridge, vice-président du Service des
communications, de l'éducation et de la santé communautaire, au CTSM. Venir en aide aux jeunes est une des priorités du CTSM.
Le SCDEO nous est utile, car il permet de déterminer les drogues dont l'usage est problématique et nous aide à élaborer des
initiatives de prévention s'adressant aux jeunes et des programmes efficaces et opportuns de sensibilisation du public. Nous
mettons en oeuvre des programmes de prévention fondés sur les résultats et dispensons des services de traitement clinique
s'adressant aux jeunes pour leur offrir des options saines et réduire les comportements risqués. "
À la lumière d'études effectuées récemment, le CTSM sait que les jeunes n'ont pas recours aux services d'aide dont ils ont
besoin. Une étude est en cours pour déterminer les obstacles au traitement. Soucieux de rendre les campagnes de sensibilisation
du public, les programmes d'études sur les drogues et les programmes efficaces de prévention plus accessibles aux familles,
aux élèves, aux professionnels et au grand public, le CTSM a lancé récemment son site Web amélioré, www.camh.net. On peut y consulter le rapport intégral du SCDEO et une liste complète de programmes pour les jeunes.
Le SCDEO, qui couvre plus de 20 ans, repose sur 14 sondages réalisés tous les deux ans depuis 1977. Au printemps 2003, 6 616
élèves de la 7e à la 12e année provenant de 126 écoles ont participé au sondage, administré par l'Institut de recherche sociale
de l'Université York.
Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est un Centre collaborateur de l'Organisation panaméricaine de la santé et de
l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi qu'un hôpital d'enseignement affilié à l'Université de Toronto.
Résumé SCDEO 2003 version PDF --
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Version PDF en anglais seulement:
OSDUS 2003 Drug Report - Executive Summary (PDF 1.5 MB)
OSDUS 2003 Drug Report - Full report (PDF 3.1 MB)
Pour de plus amples renseignements, communiquer avec Sylvia Hagopian, coordonnatrice des relations avec les médias au CTSM,
au (416) 595-6015.