Annonce : Un groupe de travail pancanadien élabore une stratégie visant
Le traitement fonctionne – et il en faut davantage – mais le Canada pourra mieux venir en aide aux personnes souffrant d’alcoolisme
et de toxicomanie en améliorant la collaboration, la communication et la coordination dans tous les secteurs qui luttent
contre les méfaits de la consommation. Voilà le message d’un groupe de travail pancanadien chargé de formuler des recommandations
en vue d’une Stratégie nationale sur le traitement s’adressant aux personnes toxicomanes. Le groupe de
travail a rendu public son rapport à Ottawa aujourd’hui (18 novembre 2008).
Le document Approche systémique de la toxicomanie au Canada : Recommandations pour une stratégie nationale sur le traitement
peut être consulté sur le site www.nationalframework-cadrenational.ca, tout comme un résumé, la liste des membres du groupe de travail et un sommaire des activités en cours pour mettre en oeuvre
le rapport.
Le projet a été lancé et appuyé par les Services de santé mentale et de toxicomanie de la Colombie-Britannique (BCMHAS), le
Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de l’Ontario et le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies
(CCLAT).
Deux coprésidents dirigeaient le groupe de travail :
• Gail Czukar, vice‐présidente à la direction de CAMH et présidente du Conseil exécutif canadien sur les toxicomanies (CECT)
• Patrick Smith, Ph.D., vice‐président, Recherche, réseaux et développement universitaire, BCMHAS
Leurs efforts ont pu compter sur le soutien d’une coprésidente associée :
• Rita Notarandrea, première dirigeante adjointe du CCLAT
Au Canada, un éventail diversifié d’hôpitaux, d’organismes communautaires, d’intervenants du secteur privé et de gouvernements
offrent des services de traitement de la toxicomanie. Si, règle générale, ce sont les administrations provinciales qui subventionnent
les programmes publics, le fédéral joue un rôle clé dans des secteurs tels les services aux Autochtones et les services correctionnels
et par l’appui aux systèmes fourni par Santé Canada.
Le système proposé de traitement de la toxicomanie repose sur l’adoption d’un modèle flexible de services et soutiens à niveaux
permettant de proposer à la personne dépendante un traitement dont l’intensité correspond à celle de son problème. Le rapport
souligne également le rôle prépondérant que jouent les soins primaires dans la lutte contre la toxicomanie. En insistant particulièrement
sur la contribution des soins primaires, on permet aux fournisseurs de traitement, notamment ceux en établissement, de bien
cibler leurs services. De plus, pour offrir une gamme complète de soins, les fournisseurs de services doivent collaborer efficacement
avec d’autres intervenants dont ont besoin les personnes alcooliques et toxicomanes, en particulier en santé mentale.
Le rapport fait en outre ressortir l’importance d’offrir au Canada des services en toxicomanie de grande qualité, y compris
les traitements offerts à grande échelle par les intervenants en soins primaires. Pour ce faire, le rapport recommande la
création d’un réseau global d’échange des connaissances et l’élaboration d’indicateurs nationaux de traitement. Le réseau
permettra une amélioration constante des services en favorisant le partage d’information et l’adoption et l’application de
pratiques exemplaires. Les indicateurs de traitement, quant à eux, dresseront un portrait national de la disponibilité des
services, de l’efficacité du traitement et de la rentabilité des investissements publics en toxicomanie.
Le document Approche systémique formule 20 recommandations touchant notamment le modèle à niveaux, l’échange des connaissances
et les indicateurs de traitement susmentionnés, de même que la lutte contre les préjugés et la discrimination dont sont victimes
les personnes toxicomanes et un appui renforcé à la recherche en toxicomanie.
Le groupe de travail comptait 46 membres représentant entre autres les Autochtones, les fournisseurs de services en toxicomanie,
les gouvernements, les chercheurs de pointe en toxicomanie ainsi que les personnes toxicomanes et leur famille.
Pour de plus renseignements :
Personne-ressource pour les médias: Heather Wilcox
Communications et services généraux CCLAT
(613)235-4048 poste 243
Personnes-ressources
CCLAT: Rebecca Jesseman
Analyste de la recherche et des politiques CCLAT
(613)235-4048 poste 228
rjesseman@ccsa.ca
BCMHAS: Deborah Ross
Directrice, Gestion des recherches et services consultatifs BCMHAS
(604) 875-3068
DRoss@bcmhs.bc.ca
CAMH: Barney Savage
Directeur, Politiques publiques CAMH
(416)535-8501 poste 2129
barney_savage@camh.net