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Les antipsychotiques : Types d'antipsychotiques

Source : Comprendre les médicaments psychotropes : Les antipsychotiques - Renseignements pour les utilisateurs, leur famille et leurs amis (© 2009 CAMH)

En général, les antipsychotiques sont classés selon deux catégories : les antipsychotiques de première génération (typiques) et ceux de deuxième génération (atypiques). La différence principale entre ces deux catégories est que les antipsychotiques de première génération bloquent la dopamine tandis que ceux de deuxième génération, en plus de bloquer la dopamine, agissent sur les niveaux de sérotonine. Des recherches laissent croire que certains médicaments de deuxième génération ont des effets secondaires moins prononcés sur le plan des mouvements du corps que ceux causés par les médicaments de première génération.

Dans l’ensemble, les deux catégories de médicaments sont tout aussi efficaces l’une que l’autre. Cela dit, aucun médicament ni type de médicament n’a les mêmes effets sur les personnes qui les prennent. Lorsqu’on administre un médicament à un groupe de personnes, le tiers d’entre elles ressentiront des effets bénéfiques, le tiers constateront que le médicament soulage quelques symptômes seulement et le tiers ne ressentiront aucun effet. C’est pourquoi il faut parfois essayer plusieurs antipsychotiques pour trouver celui qui donne les meilleurs résultats.

La plupart de ces médicaments sont administrés sous forme de comprimés. Certains le sont sous forme liquide tandis que d’autres sont injectés. Il existe des injections de longue durée (forme de dépôt) qui sont données entre une fois par semaine et une fois par mois.

Dans bien des cas, on prescrit à la fois des antipsychotiques et d’autres médicaments afin de traiter d’autres symptômes de la maladie mentale ou d’atténuer les effets secondaires.

En général, on prescrit des antipsychotiques de deuxième génération, également appelés antipsychotiques atypiques, aux personnes qui doivent prendre ces médicaments pendant longtemps.

Antipsychotiques de deuxième génération (atypiques)

Parmi les médicaments de cette catégorie, citons la rispéridone (Risperdal)*, la quétiapine (Seroquel), l’olanzapine (Zyprexa), la ziprasidone (Zeldox), la palipéridone (Invega), l’aripiprazole (Abilify) et la clozapine (Clozaril). La clozapine se distingue des autres antipsychotiques car, dans bien des cas, elle fait effet lorsque d’autres médicaments s’avèrent inefficaces. Toutefois, comme il faut surveiller le nombre de globules blancs des personnes qui en prennent, ce n’est pas le médicament privilégié pour le traitement.

En général, on préfère utiliser les antipsychotiques de deuxième génération pour traiter la schizophrénie. On les utilise parfois pour traiter les troubles anxieux et de l’humeur comme le trouble bipolaire, le trouble de stress post-traumatique et le trouble obsessionnel-compulsif, bien qu’ils n’aient pas été approuvés officiellement pour cela.

Parmi les effets secondaires possibles des antipsychotiques de deuxième génération, citons l’assèchement de la bouche, des étourdissements, une vision trouble et, rarement, des convulsions. Le tableau suivant énumère d’autres effets secondaires de ces médicaments et indique quels médicaments ont ces effets, par niveau de risque décroissant.

* Il y a deux façons de décrire un médicament : soit par son nom générique, soit par sa marque ou son nom commercial. Les marques disponibles au Canada sont indiquées entre parenthèses.

Effets secondaires des antipsychotiques de deuxième génération Médicaments pouvant avoir ces effets, par niveau de risque décroissant
Gain de poids, diabète clozapine > olanzapine > quétiapine > rispéridone > ziprasidone, aripiprazole
Mouvements du corps (p. ex., tremblements, raideurs, agitation) rispéridone > olanzapine, quétiapine, ziprasidone, aripiprazole > clozapine
Sédation (p. ex., somnolence, perte d’énergie) clozapine, olanzapine et quétiapine > rispéridone, ziprasidone, aripiprazole
Baisse de désir et de fonctionnement sexuels, absence de règles, écoulements mammaires rispéridone > olanzapine, quétiapine > clozapine, ziprasidone

 

Antipsychotiques de première génération (typiques)

Ces médicaments, qui sont plus anciens, comprennent la chlorpromazine (connue autrefois sous le nom de Largactil), le flupenthixol (Fluanxol), la fluphénazine (Modecate), l’halopéridol (Haldol), la loxapine (Loxapac), la perphénazine (Trilafon), la pimozide (Orap), la trifluopérazine (Stelazine), le thiothixène (Navane) et le zuclopenthixol (Clopixol).

Les effets secondaires de ces antipsychotiques varient selon le médicament et comprennent la somnolence, l’agitation, l’assèchement de la bouche, la constipation, une vision trouble, un blocage émotionnel, des étourdissements, la congestion nasale, le gain de poids, des seins sensibles au toucher, des écoulements mammaires, l’absence de règles, ainsi que des raideurs ou des spasmes musculaires.

Effets secondaires des antipsychotiques

Mouvements du corps

Le médicament peut causer des tremblements, des raideurs musculaires et des tics. Plus la dose est élevée, plus ces effets seront prononcés. Les antipsychotiques de deuxième génération sont moins susceptibles de causer ces effets que les médicaments plus anciens. On peut administrer d’autres médicaments (p. ex., la benztropine [Cogentin]) pour maîtriser ces mouvements du corps.

Étourdissements

Le médicament peut causer des étourdissements, qui surviennent surtout lorsqu’on se lève après avoir été assis ou couché.

Gain de poids

On pense que des antipsychotiques de deuxième génération donnent à certaines personnes l’impression qu’elles n’ont pas assez mangé. Ces médicaments peuvent également endormir. Ces deux effets peuvent entraîner un gain de poids, qui peut accroître le risque de diabète et de maladie du cœur.

Diabète

La schizophrénie peut causer le diabète et les antipsychotiques peuvent accroître ce risque.

Agitation et sédation

Certaines personnes sont tendues et ne peuvent s’empêcher de bouger lorsqu’elles prennent des antipsychotiques. On peut penser, à tort, que cela est attribuable à une aggravation de la maladie plutôt qu’à un effet secondaire du médicament. Ces médicaments peuvent également avoir les effets contraires, c’est-à-dire qu’ils peuvent causer une fatigue. Certaines personnes se sentent tendues ou fatiguées ou les deux à la fois.

Dyskinésie tardive

Chaque année où une personne prend un antipsychotique augmente son risque de développer une dyskinésie tardive (DT) de 5 p.cent. Ce syndrome se manifeste par des mouvements involontaires et répétés du corps. Le risque de DT est plus élevé pour les antipsychotiques de première génération, bien que ceux de deuxième génération puissent également causer ce syndrome. La DT peut s’aggraver lorsqu’on cesse de prendre le médicament et peut devenir permanente.

Syndrome malin des neuroleptiques

Cette complication rare mais grave est généralement associée à l’utilisation de doses élevées d’antipsychotiques typiques au début du traitement. Elle se manifeste notamment par de la fièvre, des raideurs musculaires et le délire.

Maîtriser les effets secondaires

Vous pouvez contribuer à maîtriser les effets secondaires possibles en :

  • faisant de l’exercice régulièrement et en suivant un régime faible en gras et en sucre et riche en fibres (p. ex., son, fruits et légumes) afin de réduire le risque de diabète et d’éviter le gain de poids et la constipation ;
  • mangeant des friandises ou en mâchant de la gomme sans sucre, en buvant de l’eau et en vous brossant les dents régulièrement pour accroître la salivation et atténuer l’assèchement de la bouche ;
  • vous levant lentement lorsque vous êtes assis ou couché pour éviter les étourdissements. 

Les antipsychotiques

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