Chapitre 1 - Méthadone et autres options
Traitement de maintien à la méthadone : Manuel du client
Dans ce chapitre :

Vous avez consommé des opioïdes tels que de l’héroïne, de l’OxyContin, de la codéine, du Dilaudid®, du Percocet® et d’autres.
Vous êtes arrivé au point où, tout en sachant bien que ça ne peut pas durer, vous êtes incapable de vous arrêter. Pourquoi
ne pas envisager un traitement de maintien à la méthadone (TMM) ?
Si vous êtes enceinte et que vous consommez de l’héroïne, tâchez d’entamer un TMM le plus rapidement possible. La méthadone
prévient les symptômes de sevrage des opioïdes, qui mettent en danger la vie de votre bébé (voir chapitre 7).
Si vous êtes séropositif ou si vous souffrez d’hépatite C, vous avez intérêt à commencer un traitement de maintien à la méthadone
aussitôt que possible. Ce traitement aidera à stabiliser votre état de santé et vous permettra de trouver les meilleurs soins
possibles (voir chapitre 4).
Le TMM vous convient si vous prenez de la drogue depuis un an ou plus, et si vous avez déjà essayé d’arrêter d’en prendre
: par un sevrage, par des entretiens avec un intervenant, par le biais d’un programme de traitement en centre spécialisé.
Si vous avez le sentiment de n’être pas capable d’arrêter pendant plus de quelques heures, quelques jours, quelques semaines
ou quelques mois, mais que vous êtes toutefois bien décidé à arrêter, envisagez le TMM.
Si vous prenez de la drogue et si tout ce que vous obtenez est le maintien d’un état « normal », ou rien de plus qu’un « rush
» qui n’en vaut pas la peine, c’est le moment de songer au TMM. Vous avez peur de tomber malade et tout ce que vous voulez,
c’est vous sentir bien et perdre ce besoin compulsif de prendre de la drogue, car vous souhaitez reprendre le contrôle de
votre vie professionnelle et personnelle. Vous voulez retrouver votre amour-propre et être plus disponible pour ceux que vous
aimez.
Si vous vous sentez prêt au TMM, lisez attentivement ce document pour obtenir des détails sur ce traitement, comment il fonctionne,
à quoi vous attendre et les endroits où vous pouvez vous faire soigner. Faites-le lire à vos parents et vos amis, ils seront
plus en mesure de comprendre et de vous soutenir.
Préparez-vous à poser des questions, car les traitements diffèrent beaucoup les uns des autres. Plus vous en saurez, plus
vous serez capable d’atteindre vos objectifs. Il y a de l’aide !
« Je regrette de ne pas avoir tenu mon journal juste avant de commencer mon traitement à la méthadone. Si je l’avais fait,
chaque fois que je passe un moment difficile, je pourrais me relire et me rendre compte à quel point je n’aimerais pas faire
marche arrière. » — Adam, 20 ans, sous méthadone depuis trois mois.
Dans les cas d’une accoutumance aux opioïdes, la méthadone a plusieurs avantages par rapport aux autres opioïdes :
- Les effets de la méthadone durent entre 24 et 36 heures. Dans la plupart des cas, une dose unique prise tous les jours à la
même heure suffit à supprimer les effets du sevrage.
- Vous buvez votre dose de méthadone, généralement mélangée à du jus d’orange. Ainsi, vous courez moins de risques que si vous
l’injectez, la reniflez ou la fumez.
- Vous ne ressentirez pas de « rush » après avoir bu votre méthadone, mais la méthadone bloque l’effet de manque et le désir
irrésistible de drogue. Sous méthadone, certaines personnes ne ressentent même plus du tout d’effet de manque. D’autres continuent
à lutter contre la dépendance « conditionnée » ou contre l’influence d’une personne ou d’une chose qu’ils associent à la drogue
et qui déclenche leur envie d’en prendre. Le counseling que vous pouvez obtenir avec le TMM vous aidera à surmonter ces désirs.
- La méthadone est légale quand elle est prescrite par un médecin et distribuée par un pharmacien. Cette façon de l’obtenir
est fiable et sûre, et vous ne risquez pas de vous faire arrêter.
- La méthadone est fabriquée selon des règles rigoureuses. Sa puissance exacte est connue, et elle n’est jamais mélangée à des
substances étrangères. Vous savez exactement ce que vous prenez.
- Son coût : moins de 10 dollars par jour. Si vous êtes titulaire d’une carte de médicaments de l’Ontario, ou si vous bénéficiez
grâce à votre entreprise ou à un membre de votre famille d’une assurance pour vos médicaments sur ordonnance, la méthadone
ne vous coûtera rien. Vous avez peut-être droit à l’aide financière du Programme de médicaments Trillium. (Vous trouverez
des détails sur ces programmes d’aide financière au chapitre 3).
- Certains usagers de drogues illicites commettent des crimes ou se livrent à des activités dangereuses pour satisfaire leur
besoin de drogue. La méthadone est un substitut légal et bon marché des drogues dures. Grâce au traitement à la méthadone,
il y a moins de criminalité, moins d’incarcérations, et donc un environnement social plus sûr.
- Les clients suivant un traitement de maintien à la méthadone ont moins tendance à utiliser ou à échanger des seringues. Si
vous ne vous piquez pas, les risques de contracter le VIH ou l’hépatite C sont moindres. Et comme la méthadone n’affecte pas
votre capacité de réfléchir, vous prendrez probablement toutes les précautions en matière de relations sexuelles.
- La méthadone bloque l’effet de « rush » des autres opioïdes. Par exemple, si vous prenez une dose d’héroïne alors que vous
êtes sous méthadone, l’héroïne n’aura probablement aucun effet sur vous. Cet effet bloquant de la méthadone est un avantage
puisqu’il élimine les principales raisons qui vous poussent à consommer d’autres opioïdes. Sans « rush » et sans souffrance
due à l’état de manque, pourquoi gaspiller votre argent ?
- Grâce au TMM, vous rencontrerez des gens qui vous comprennent et qui vous aideront à atteindre vos objectifs.
- Après un certain temps sous méthadone, vous aurez plus d’énergie et vos idées seront plus claires. Vous pourrez désormais
vous concentrer sur votre travail, vos études et votre famille.
- De tous les traitements de substitution, c’est le TMM qui préserve le mieux les clients du risque de rechute.
« La méthadone a bien marché pour moi, car je savais à l’avance ce que je voulais : vivre toute ma vie sans héroïne. La méthadone
m’a aidée à réussir. Depuis neuf ans je n’ai pas touché à de la drogue. »
« Si vous voulez que le traitement à la méthadone réussisse, vous devez prendre une décision ferme. Il vous faut de la volonté,
de la motivation et de la détermination, une attitude positive et de l’estime de soi. »
« Ma récompense, c’est que je peux maintenant profiter de ma famille, que j’ai trouvé un emploi, que je suis en bonne santé
physique et morale, que pour une fois je sais être heureuse. J’ai appris des tas de choses sur moi-même. Je suis plus ouverte,
plus disponible. Je suis contente de moi, j’aime la vie ! » — Margaret, 41 ans, sous méthadone depuis 11 ans.
- La méthadone en soi ne guérit pas de la dépendance aux opioïdes, c’est un traitement. Pour qu’il soit efficace, il faut y
mettre du sien. Sa réussite exige beaucoup de motivation et de ténacité.
- Le TMM remplace les opioïdes tels que l’héroïne, l’OxyContin et la codéine par un autre opioïde — la méthadone. Vous restez
dépendant aux opioïdes, et si vous sautez plus d’une dose, vous souffrirez des symptômes de sevrage semblables à ceux d’une
grosse grippe.
- Les clients sous méthadone sont souvent considérés comme des toxicomanes par certains membres de la société. Beaucoup de gens
ne comprennent pas le traitement à la méthadone, y compris parfois des professionnels de la santé et de la toxicomanie. Certains
programmes de traitement de la toxicomanie et certains groupes de soutien tels que les Narcotiques Anonymes acceptent seulement
les personnes qui ne consomment pas du tout de drogue et peuvent refuser les personnes traitées à la méthadone. Certains médecins
et pharmaciens hésitent à s’occuper de clients sous méthadone — ils ont peur de devoir leur fournir des médicaments. Certains
employeurs réagiront mal le jour où ils découvriront que vous êtes sous méthadone. Cela dit, la plupart des gens acceptent
le traitement à la méthadone. Mais il y a toujours des exceptions, et il faut le savoir.
- La désintoxication à la méthadone est parfois utilisée dans le sevrage des autres opioïdes (diminution graduelle des doses
sur une courte période), mais le maintien à la méthadone est un traitement à long terme. Vous devez vous attendre à le suivre
pendant un ou deux ans au moins. Il arrive que le traitement dure une vingtaine d’années, même davantage. En général, plus
votre dépendance aux opioïdes a été longue, plus votre traitement à la méthadone sera long. Parmi les autres facteurs en jeu
: votre volonté de rester sous méthadone, et la réaction de votre entourage et de votre milieu professionnel.
- Selon les directives actuelles des traitements à la méthadone, au cours des premiers mois de traitement vous devez vous rendre
tous les jours dans une pharmacie ou dans une clinique pour obtenir votre dose. Même après une année de traitement, vous devrez
toujours y aller une fois par semaine au moins. Attendez-vous donc aussi à rendre de fréquentes visites à votre médecin.
- On vous demandera fréquemment des échantillons d’urine pour vérifier si vous consommez des drogues illicites. On peut même
vous demander de les produire en présence d’une personne qui doit s’assurer que cette urine est bien la vôtre et que vous
ne l’avez pas modifiée.
- La méthadone peut avoir des effets secondaires désagréables. Ils sont en général plus marqués en début de traitement (la phase
initiale de stabilisation : de deux à six semaines). Vous ressentirez peut-être des symptômes de manque pendant cette phase.
Les effets secondaires les plus fréquents : somnolence, étourdissements, nausées et vomissements, transpiration excessive,
constipation et altération des pulsions sexuelles. Parmi les autres malaises : insomnie, état d’agitation, douleurs et enflures
dans les articulations et les chevilles, irritations de la peau, sécheresse de la bouche et état de faiblesse général. Un
réajustement de la dose contribuera à alléger ces effets secondaires. N’oubliez pas d’en parler à votre médecin et à votre
pharmacien.
- Bien que la méthadone supprime l’effet euphorisant des opioïdes, certaines personnes continuent d’en consommer occasionnellement
au début du TMM. C’est dangereux : la méthadone est un opioïde puissant et si vous en consommez d’autres en même temps, non
seulement vous n’aurez pas de « rush », mais vous risquez aussi la surdose. Parlez-en à votre médecin. Si vous sentez le besoin
de prendre d’autres opioïdes, il faudra peut-être rajuster votre dose de méthadone.
« Je conseille à ceux qui veulent un traitement à la méthadone de bien réfléchir et de penser aux autres options de désintoxication.
La méthadone n’est pas une drogue qui donne un « rush », elle provoque des effets secondaires pénibles. Ce n’est pas à prendre
à la légère. » — Margaret, 41 ans, sous méthadone depuis 11 ans.
« Si j’avais su que la méthadone serait un enfer perpétuel… on en est prisonnier à vie. » — David, 36 ans, sous méthadone
depuis quatre ans.
« La méthadone n’est pas un enfer, on n’en est pas prisonnier à vie ! Sauf si on le décide. Si vous savez vous organiser et
garder votre dose au frigo, vous mènerez une vie normale. Il suffit de se lever le matin et de la prendre, c’est comme se
brosser les dents ou boire son café. » — Richard, 45 ans, sous méthadone depuis trois ans.
Il est clair que malgré tous ses avantages, la méthadone a aussi des inconvénients. Avant de vous engager dans un TMM à long
terme, renseignez-vous sur les autres traitements disponibles.
Sevrage / désintoxication
Vous connaissez certainement le sevrage brutal, cette terrible sensation de grippe qui rend le sevrage si difficile. Ce que
vous ne savez peut-être pas, c’est qu’il existe des moyens de réduire ces symptômes pour faciliter le sevrage (voir ci-après).
C’est possible, mais le plus important, c’est le temps. Au fil du temps, les malaises disparaissent et la sensation de manque
revient moins souvent.
Souvenez-vous qu’en soi la désintoxication est rarement suffisante pour mettre fin à un passé de toxicomane. Associée à un
programme de rétablissement, elle a de bonnes chances de réussir, surtout si vous êtes très motivé.
Discutez des options suivantes de sevrage et de désintoxication avec votre médecin :
- La clonidine est un médicament sur ordonnance qui peut réduire les symptômes dus au sevrage des opioïdes. Il diminue la tension
artérielle (pression sanguine), ce qui peut causer une baisse d’énergie. Préparez-vous donc à prendre du repos. Renseignez-vous
auprès de votre médecin sur les autres médicaments non opioïdes (tels que des anti-inflammatoires, des remèdes anti-diarrhée
et anti-nausée) qui réduisent les symptômes du sevrage.
- La désintoxication à la méthadone exige un dosage stable, qui sera progressivement réduit jusqu’au sevrage complet. Cette
phase peut durer de un à six mois. Certains clients sous méthadone décident de prolonger ce traitement plutôt que de diminuer
leur dose.
- L’acupuncture peut parfois soulager les symptômes de sevrage, surtout chez ceux qui ont une faible dépendance aux opioïdes.
En acupuncture, on introduit dans l’oreille des petites aiguilles jetables en acier inoxydable. Les spécialistes croient que
les aiguilles stimulent la production d’endorphines, substances chimiques du cerveau qui réduisent les symptômes de sevrage.
- La méthode de désintoxication rapide est expérimentale, controversée et coûteuse ; son taux de rechute est élevé. Il faut
une anesthésie générale de cinq à six heures, plus divers autres médicaments, dont la naltrexone. La naltrexone est un « antagoniste
des opioïdes », un médicament qui bloque les effets des opioïdes et qui provoque un état de manque intense. Les fournisseurs
de cette méthode disent que ce traitement accélère le sevrage, mais il faut tout de même s’attendre à ressentir des symptômes
de sevrage importants au réveil. Il faut aussi continuer à prendre de la naltrexone. Si vous envisagez ce traitement, vous
devez penser aux risques de l’anesthésie et au coût. Ce n’est pas un traitement miracle.
- Après le sevrage, la naltrexone peut avoir des effets inhibants (qui réduiront l’envie de prendre de la drogue). Elle bloque
les récepteurs d’opioïdes du cerveau : c’est-à-dire que, même si vous prenez des opioïdes, vous ne ressentirez pas de « rush
». La naltrexone est également utilisée dans le traitement de l’alcoolisme. Elle est vendue sous forme de comprimés à prendre
tous les jours. Elle ne crée pas de dépendance et ne provoque pas de symptômes de manque si le traitement est arrêté.
Narcotiques Anonymes (NA)
Similaire au programme en douze étapes des Alcooliques Anonymes, la NA est une association de toxicomanes désireux d’en finir
avec la drogue. Elle possède des sections dans le monde entier.
Ses membres participent à des réunions où ils parlent de leurs expériences de toxicomanes. L’idée principale de l’association
: ceux qui ont eu une dépendance aux drogues et qui ont survécu sont les mieux placés pour aider ceux qui souhaitent s’en
sortir. L’idée d’un programme de désintoxication en douze étapes, c’est que les toxicomanes sont incapables de résister à
la tentation, et qu’une vie normale passe par la foi, la réflexion, la réconciliation et la solidarité humaine.
Pour être membre des NA, on exige seulement un « désir d’arrêter de consommer ». Mais vous serez fortement encouragé à abandonner
toute drogue, y compris l’alcool.
Certains groupes de NA encouragent les clients soignés à la méthadone à participer à leurs activités. D’autres vous permettront
d’assister à leurs réunions, sans vous laisser la parole. (Certaines personnes échappent à cette règle en ne disant pas qu’elles
sont traitées à la méthadone.) Les groupes de NA encouragent leurs membres à abandonner complètement les drogues, et c’est
un problème pour ceux qui sont traités à la méthadone pendant une longue période. Des associations similaires, appelées «
Méthadone Anonyme » (MA), créées pour les personnes traitées à la méthadone, sont en train de se former dans certains endroits
(Voir chapitre 6 pour plus de détails sur les associations MA).
Drogue et alcool — Répertoire des traitements de ConnexOntario vous fournira le numéro de téléphone local que vous devez composer
pour obtenir des renseignements sur les réunions des NA les plus proches de votre domicile. Appels gratuits 24 heures sur
24 : 1 800 565-8603.
Autres méthodes d’auto-assistance
Si vous êtes résolu à abandonner les drogues une fois pour toutes et que la méthode en douze étapes ne vous tente pas, sachez
qu’il existe de plus en plus d’options de rétablissement. Vérifiez sur Internet ou à votre bibliothèque municipale pour obtenir
plus de détails sur ces options, telles que Rational Recovery et SMART (Self-Management and Recovery Training).
Traitement de jour / en soirée ou en centre
Ce genre de traitement est disponible partout en Ontario. Les programmes en centre peuvent être de courte durée (moins de
40 jours), ou de longue durée (40 jours et plus). En général, les traitements de jour / en soirée ou en centre sont structurés
et offrent des séances de thérapie individuelle et de groupe intensive. Certains programmes de longue durée en centre permettent
aux participants de travailler ou de suivre des études.
Aucun programme de traitement en centre ne vous acceptera si vous prenez encore de la drogue. Cependant, ils sont de plus
en plus nombreux à accepter les personnes sous méthadone.
Pour plus de détails sur les traitements de jour / en soirée ou en centre, contactez votre service d’évaluation et d’orientation
local (vous le trouverez en appelant Drogue et alcool — Répertoire de traitement de ConnexOntario, au numéro 1 800 565-8603)
ou consultez votre médecin ou votre intervenant.
Buprénorphine
La buprénorphine est l’une des premières options de traitement de la dépendance aux opioïdes mises au point depuis l’introduction
de la méthadone au Canada, il y a de cela plus de 40 ans. À l’instar de la méthadone, la buprénorphine diminue l’état de manque,
bloque les effets des opioïdes et élimine les symptômes de sevrage. La buprénorphine est considérée comme un traitement de
rechange et non pas comme un traitement qui remplacera la méthadone. Parlez à votre médecin pour obtenir plus d’information
sur la disponibilité de la buprénorphine (aussi appelée Suboxone) et de son indication dans votre cas.
Le traitement de maintien à la méthadone est celui qui a fait le plus ses preuves, pour la durée et l’absence de rechute dans
la consommation d’autres opioïdes. Toutefois, il a des effets secondaires parfois désagréables et demande un engagement à
long terme. Si vous avez déjà essayé un ou plusieurs des traitements décrits ci-dessus et si vous continuez à prendre de la
drogue, mais voulez vraiment arrêter, la méthadone pourrait être la meilleure solution.

Traitement de maintien à la méthadone : Manuel du client
Méthadone — Mythes et réalités
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