10.2 : Qui est en crise ?
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Crises et urgences

Parfois, les problèmes liés aux troubles concomitants se manifestent soudainement.
Les symptômes, les problèmes et les besoins de la personne créent une crise qui pousse tous les membres de la famille à agir.
Dans d’autres cas, ces problèmes se manifestent lentement et deviennent de plus en plus graves, jusqu’à ce qu’un membre de
la famille décide qu’il est temps d’agir. Par exemple, un comportement qui est devenu courant, comme un adolescent qui rentre
à la maison ivre, peut devenir un point de contention lorsque le père ou la mère décide de mettre un terme à ce comportement.
Ou encore, une personne n’assiste pas à une séance de traitement parce qu’elle a le cafard, mais est certaine qu’elle y assistera
le lendemain. Une telle situation peut susciter de fortes réactions parmi les membres de la famille, car ceux-ci craignent
que leur parent ne reprenne de mauvaises habitudes, ne reçoive pas les soins dont il a besoin et ne fasse une rechute.
Dans ces deux cas, les membres de la famille ne percevront pas tous la situation de la même façon. Une personne peut croire
que le parent fait une crise et qu’il faut agir immédiatement, tandis qu’un autre membre de la famille peut croire que rien
n’a changé. Parfois, la personne ayant des problèmes co-occurrents croit que quelque chose de très grave s’est produit et
qu’il faut agir sur-le-champ, tandis que sa famille n’est pas aussi inquiète. Dans d’autres cas, la famille estime qu’il faut
agir, mais la personne ayant des problèmes n’est pas de cet avis ou s’inquiète des gestes que posera sa famille.
Vous devez donc vous poser la question suivante : Qui est en crise ? La réponse à cette question vous aidera à comprendre
qui demande de l’aide : votre parent, la famille ou les deux.
