11.1 : Rétablissement : Qu’est-ce que le rétablissement ?
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie IV : Rétablissement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Rétablissement

Le rétablissement est un cheminement propre à la personne qui le vit et qui comporte des récompenses et des dangers en cours
de route. Il n’y a pas de définition unique du rétablissement ni de moyen précis de le mesurer. Toutefois, toutes les définitions
du rétablissement ont une chose en commun : l’importance d’aider les personnes qui le vivent à trouver un nouveau sens à leur
vie à mesure qu’elles transcendent les effets de la maladie mentale et de l’utilisation d’une substance.
Lorsque j’ai assisté aux premières séances du groupe de soutien familial, j’écoutais des personnes qui avaient vécu des situations
semblables à la mienne et qui se portaient très bien. Ce qui importe, c’est de donner de l’espoir. C’est dire qu’il est possible
de surmonter les difficultés. Peu importe à quel point cela a été difficile, peu importe le nombre de fois où le traitement
a échoué, un jour, il pourrait fonctionner. C’est savoir que le rétablissement est possible. Peu importe le nombre de personnes
qui vous abandonnent, peu importe ce qu’elles pensent de vous, les choses vont s’améliorer.
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Le rétablissement a été décrit comme un processus, une attitude, une vision et un principe directeur. Il a également été décrit
comme une façon pour les gens de retrouver leur estime de soi, leurs rêves, leur confiance en soi, leur autonomie, leur fierté,
leur dignité et le sens de leur vie. Pour les professionnels et les familles, le rétablissement a pour but de traiter la personne
dans son ensemble, c’est-à-dire de repérer ses forces, de lui donner de l’espoir et de l’aider à fonctionner en l’aidant à
assumer la responsabilité de sa vie.
Pour se rétablir, il faut refuser de se contenter de moins. On peut envisager le rétablissement de façon positive en embrassant
l’humanité des gens et leur potentiel de changement. Les gens sont avant tout des gens et non pas des diagnostics, des cas,
des clients ou des utilisateurs. Ils ne sont pas définis ni contrôlés par leurs symptômes.
Il faut encourager les gens à :
- envisager le changement avec espoir ;
- établir des liens étroits avec des personnes qui comprennent leur situation ;
- se fixer des objectifs ;développer leurs intérêts et à apprendre de nouvelles compétences ;
- devenir conscients des divers aspects de leur maladie et de leurs comportements.
On définit le rétablissement comme le fait de croire en soi. Il se nourrit de la gentillesse, de la compréhension, de la compassion
et du respect des amis, de la famille et d’autres personnes qui sont importantes. En fin de compte, pour se rétablir, il faut
s’ouvrir et obtenir l’appui d’autres personnes.
Le rétablissement :
- ne se fait pas nécessairement dans une seule direction ; il faut tirer une leçon des revers que l’on essuie et avoir le courage
d’aller de l’avant malgré eux ;
- peut se produire même si on éprouve des symptômes ; le rétablissement ne signifie pas nécessairement qu’on n’éprouvera plus
jamais de symptômes, qu’on ne vivra plus de moments difficiles et qu’on ne fera pas de rechute ;
- est plus facile quand on dispose d’un réseau de soutien, mais on peut se rétablir même sans l’intervention de professionnels
de la santé mentale ;
- requiert qu’on s’occupe également des autres aspects de sa vie comme le travail et les loisirs, qu’on s’efforce d’atteindre
les objectifs qu’on s’est fixés et qu’on confronte les préjugés.
La rechute peut faire partie du rétablissement. L’important, c’est de tirer une leçon des revers que l’on essuie.
