10.1 : Crises et urgences : Comprendre les crises et les urgences
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Crises et urgences

On a beau être préparé, il est parfois impossible de prévoir ou d’éviter une rechute. De plus, une rechute peut se transformer
en crise. Il se peut qu’aucun signe ne laisse présager une crise.
On entend par crise une grave détérioration de la capacité d’une personne de composer avec le quotidien. Une crise peut être un point tournant,
pour le mieux ou pour le pire. Elle ne comporte pas nécessairement un risque de blessures graves. Une crise se produit lorsqu’une personne sent qu’elle ne peut pas contrôler ses sentiments et ses comportements et a de la
difficulté à composer avec les exigences du quotidien. Une personne en état de crise peut éprouver un désespoir, une peine ou une colère extrêmes. Il se peut qu’elle ne dorme
pas, qu’elle entende des voix ou qu’elle croit qu’elle a des pouvoirs surhumains. Une personne en état de crise n’est pas
nécessairement un danger pour elle-même ou pour autrui mais, dans bien des cas, elle a besoin d’une aide externe (par exemple
de la part de son médecin ou thérapeute, d’une unité d’urgence mobile ou d’une ligne d’écoute téléphonique).
On entend par urgence une situation où il y a un danger immédiat que la personne se fasse du mal ou en fasse à quelqu’un d’autre (Chan et Noone,
2000). Voici des exemples d’urgences :
- menaces de suicide ;
- menaces de violence physique ;
- jugement extrêmement affaibli par des problèmes comme une psychose ou une intoxication.