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8.7 : Mettre fin à la médication

Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement

Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)

Aperçu : Médication

Un grand nombre de personnes hésitent à poursuivre leur médication, notamment pour les raisons suivantes :

  • parce que les effets secondaires sont désagréables ;
  • parce qu’elles se sentent bien et estiment qu’il n’est plus nécessaire de prendre des médicaments ;
  • en raison des messages véhiculés par leurs pairs (p. ex., dans le cadre des programmes en douze étapes réunissant des pairs) selon lesquels on doit être en mesure de faire face à sa situation sans prendre de substances, même des médicaments sur ordonnance ;
  • parce qu’elles se préoccupent des interactions entre les médicaments et l’alcool ou d’autres substances.

Les familles devraient encourager leur parent à faire part de tout problème causé par ses médicaments dans l’espoir qu’il réfléchisse bien à ce qui pourrait se produire s’il décidait de cesser de les prendre. Si le client choisit de ne pas prendre ses médicaments :

  • Reconnaissez qu’il a le droit de décider de ne pas prendre de médicaments.
  • Insistez sur le fait qu’il doit s’assurer de prendre une décision éclairée. (Cette décision est importante pour sa santé et il doit en discuter avec son médecin.)
  • Demandez-lui pourquoi il choisit de ne pas prendre ses médicaments.
  • N’acceptez pas une réponse comme « Je n’aime pas prendre de pilules ». Dites-lui que vous savez qu’il ne prendrait pas une décision aussi importante sans raison.
  • Donnez des exemples de raisons pour lesquelles d’autres personnes décident de ne pas prendre de médicaments. Par exemples, elles :
  • ne croient pas en avoir besoin (p. ex., elles pensent qu’elles n’ont jamais eu de maladie mentale) ;
  • pensent qu’elles n’en ont plus besoin (p. ex., parce qu’elles se croient guéries) ;
  • n’aiment pas les effets secondaires des médicaments ;
  • craignent que les médicaments ne leur fassent du mal ;
  • doivent composer avec les objections ou le ridicule de la part de leurs amis ou de membres de leur famille ;
  • pensent que si elles prennent des médicaments, cela signifie qu’elles n’ont plus de contrôle.

Dans bien des cas, la médication est un volet important du plan de traitement des troubles concomitants. Toutefois, il peut être long et frustrant de trouver le ou les médicaments les plus efficaces. Vous pouvez aider votre parent en vous renseignant sur les risques et les avantages des médicaments qu’il prend et en discutant avec lui et avec l’équipe de traitement de l’effet des médicaments et de la gravité des effets secondaires. Assurez-vous qu’on revoie régulièrement les médicaments et leur dosage. Si vous n’êtes pas satisfait, vous et votre parent pouvez demander l’avis d’un autre spécialiste.

Guide à l’intention des familles sur les troubles

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