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2.6iii : Types de substances : Stimulants

Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie I : Que sont les troubles concomitants ?

Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)

Aperçu : Problèmes liés à l’utilisation d’une substance

Les stimulants comprennent les substances suivantes :

  • la cocaïne et le crack (un puissant dérivé de la cocaïne) ;
  • les amphétamines comme la méthamphétamine ;
  • l’ecstasy ;
  • la caféine, que l’on trouve dans le café, le thé, les colas, les boissons « énergisantes » et les comprimés qui gardent éveillé ;
  • les médicaments en vente libre comme les médicaments contre les allergies (p. ex., le Sudafed).

Les stimulants accroissent l’activité du système nerveux central, y compris le cerveau. Par exemple, ils accélèrent les processus mentaux, rendent plus alerte et donnent de l’énergie. S’il est vrai que les drogues comme la caféine rendent plus alerte, elles affaiblissent tout de même les facultés et, lorsque leurs effets prennent fin (ce qui peut se produire rapidement), elles vous laissent très fatigué et moins alerte.

Cocaïne

Les personnes qui consomment de la cocaïne peuvent en devenir dépendantes même si elles en prennent depuis peu. Si une personne a de plus en plus de difficulté à ne pas prendre de cocaïne lorsqu’elle en a l’occasion, cela signifie qu’elle en est dépendante.

Le crack est une forme répandue de cocaïne. Contrairement aux autres types de cocaïne, il est facile de le vaporiser et de le respirer, de sorte que ses effets sont immédiats.

Comme la cocaïne est absorbée rapidement par l’organisme, un grand nombre d’usagers doivent en prendre souvent pour maintenir l’extase que cette drogue leur procure. Les personnes qui en sont dépendantes y consacrent beaucoup d’argent en peu de temps. Pour obtenir l’argent nécessaire, certains usagers commettent des vols, se prostituent ou se livrent au trafic de stupéfiants. Certaines personnes qui ont une dépendance à la cocaïne doivent souvent arrêter d’en consommer pendant quelques jours afin de trouver l’argent dont elles ont besoin pour en acheter.

L’usage répété de la cocaïne mène à l’accoutumance. On peut ressentir des symptômes de sevrage, notamment des sautes d’humeur, mais, en général, ils disparaissent rapidement.

Quels sont les effets de la cocaïne ?

Les effets de la cocaïne dépendent d’un grand nombre de facteurs, dont les suivants :

  • votre âge ;
  • la quantité que vous avez prise ;
  • à quelle fréquence vous en prenez ;
  • depuis combien de temps vous en prenez ;
  • la façon dont vous en prenez (p. ex., par injection, par la bouche ou par le nez) ;
  • votre humeur ;
  • les effets que vous espérez ressentir ;
  • si vous avez pris de l’alcool ou d’autres drogues (drogues illégales, médicaments sur ordonnance ou en vente libre, plantes médicinales) ;
  • si vous avez des antécédents de trouble médical ou psychiatrique.

La cocaïne accélère le rythme cardiaque et la respiration et fait monter la tension artérielle et la température du corps. Elle donne de l’énergie et rend plus volubile, alerte et euphorique. Elle accroît la perception des sens tels que l’ouïe, le toucher et la vue et atténue la faim et le besoin de dormir. Bien que la cocaïne soit un stimulant, certaines personnes se sentent plus calmes, plus à l’aise avec autrui et ont davantage confiance en elles lorsqu’elles en prennent. D’autres deviennent nerveuses et agitées et n’arrivent pas à se détendre.

Une personne qui prend de grandes quantités de cocaïne pendant longtemps peut :

  • souffrir de crises de panique ;
  • éprouver des symptômes psychotiques comme la paranoïa (devenir très méfiante ou jalouse ou se sentir persécutée), des hallucinations (voir, entendre ou sentir des choses fictives) et des idées délirantes (avoir de fausses croyances) ;
  • avoir des comportements changeants, bizarres et parfois violents.

Les personnes qui consomment de la cocaïne régulièrement peuvent s’accoutumer à ses effets euphoriques. Dans ce cas, elles doivent en prendre de plus en plus pour ressentir les effets souhaités sinon ces effets s’atténuent. De plus, elles peuvent devenir plus sensibles aux effets négatifs de la drogue comme l’anxiété, la psychose (hallucinations, perte de contact avec la réalité) et les convulsions.

La cocaïne est-elle dangereuse ?

Oui. Bien qu’un grand nombre de personnes en consomment à l’occasion sans subir d’effets néfastes, cette drogue peut être très dangereuse, prise une seule fois ou à de nombreuses reprises :

  • La cocaïne raffermit et resserrent les vaisseaux sanguins, ce qui réduit le flux d’oxygène dans le cœur. Ce dernier doit travailler plus fort, ce qui accroît les risques de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, même chez les personnes en bonne santé.
  • La cocaïne fait monter la tension artérielle, ce qui peut affaiblir les vaisseaux sanguins du cerveau, qui risquent alors d’exploser.
  • Il suffit d’une petite quantité de cocaïne pour faire une surdose, qui peut causer des convulsions et une insuffisance cardiaque. Une surdose peut aussi affaiblir et même interrompre la respiration. Il n’y a pas de remède contre une surdose de cocaïne.
  • Le fait de renifler de la cocaïne peut causer une infection des sinus et une perte de l’odorat. Cela peut également endommager les tissus du nez et faire des trous dans la paroi osseuse qui sépare les narines à l’intérieur du nez (cloison nasale).
  • Le fait de fumer de la cocaïne peut endommager les poumons et causer le « poumon du crack », dont les symptômes comprennent des douleurs vives à la poitrine, des problèmes de respiration et une température élevée du corps. Le poumon du crack peut être mortel.
  • L’injection de cocaïne peut causer des infections si les seringues ont déjà été utilisées ou si la drogue n’est pas pure. En outre, si une personne partage une seringue, elle peut contracter ou propager l’hépatite ou le VIH.
  • La consommation prolongée de cocaïne peut causer des symptômes psychiatriques graves dont la psychose, l’anxiété, la dépression et la paranoïa.
  • Les personnes qui consomment de la cocaïne ont tendance à prendre des risques et peuvent avoir des comportements violents. Elles peuvent également avoir de la difficulté à se concentrer et à faire preuve de bon sens, et elles risquent davantage de se blesser et de contracter une maladie transmissible sexuellement.
  • L’utilisation prolongée peut causer une perte de poids, la malnutrition, une détérioration de l’état de santé, des problèmes sexuels, l’infertilité et la perte des soutiens sociaux et financiers.
  • La consommation de cocaïne pendant la grossesse peut accroître le risque de fausse couche et de naissance prématurée. De plus, elle accroît le risque que le poids du bébé soit insuffisant à la naissance. Un grand nombre de femmes qui prennent de la cocaïne pendant la grossesse prennent également de l’alcool, de la nicotine et d’autres drogues. Or, nous ne connaissons pas tous les effets de la cocaïne sur le bébé.
  • Les femmes qui prennent de la cocaïne pendant qu’elles allaitent transmettent cette drogue à l’enfant, qui est ainsi exposé à tous les effets et risques de la cocaïne.

La cocaïne est-elle addictive ?

Dans certains cas, oui. Les personnes qui en prennent n’en deviennent pas toutes dépendantes, mais, pour celles qui le deviennent, il peut s’agir d’une des habitudes les plus difficiles à perdre.

Les personnes qui deviennent dépendantes à la cocaïne perdent le contrôle de leur consommation. Elles meurent d’envie d’en prendre, même si elles savent que la drogue leur cause des problèmes psychologiques, sociaux et de santé. Se procurer et consommer de la cocaïne peuvent accaparer leur vie.

Le crack, qui se fume et qui produit rapidement des effets intenses de courte durée, est très addictif. Quelle que soit la façon dont on la consomme, la cocaïne peut causer une dépendance, qui est influencée par la quantité de drogue consommée et la fréquence de la consommation.

Lorsque les personnes cessent de prendre de la cocaïne, elles « s’effondrent ». Dans ce cas, elles ont rapidement des sautes d’humeur allant de l’extase à la détresse. Elles éprouvent alors une forte envie de consommer encore plus de drogue. Une consommation excessive visant à maintenir l’extase crée rapidement une dépendance.

Les symptômes du sevrage à la cocaïne comprennent l’épuisement, un sommeil ou une insomnie agités et de longue durée, la faim, l’irritabilité, la dépression, les pensées suicidaires et une forte envie de consommer encore plus de drogue. Comme l’euphorie causée par la cocaïne est difficile à oublier, le risque de rechute est élevé.

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