7.5 : Dépistage, évaluation et diagnostic
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
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Le dépistage a pour but de déterminer si une personne pourrait avoir un problème de santé mentale ou un problème lié à l’utilisation d’une substance et si elle devrait faire l’objet d’une
évaluation approfondie.
Les personnes qui travaillent dans les domaines de la santé mentale et de l’utilisation d’une substance devraient s’attendre
à voir des personnes ayant des troubles concomitants ; elles ne devraient pas penser que ces problèmes sont l’exception. Toutefois,
certains organismes de santé mentale n’évaluent pas leurs clients pour déterminer s’ils ont un problème lié à l’utilisation
d’une substance et certains organismes qui fournissent des services liés à l’utilisation d’une substance n’évaluent pas leurs
clients pour déterminer s’ils ont des problèmes de santé mentale. Lorsque votre parent commencera son traitement, demandez
aux responsables si ces deux types de problèmes ont été envisagés.
En général, l’évaluation commence par une conversation avec le fournisseur de services de santé. Il faut souvent remplir
un questionnaire pendant l’entrevue d’évaluation. Le fournisseur de traitements cherche à déterminer l’interaction entre les
problèmes de santé mentale et les problèmes liés à l’utilisation d’une substance. Pendant l’évaluation, on discute souvent
des points suivants avec le client :
- les raisons pour lesquelles il demande de l’aide, le type d’aide qu’il veut obtenir et ce qui l’a aidé dans le passé ;
- son état de santé physique ;
- les problèmes généraux qu’il éprouve, les pensées et les sentiments troublants qui l’animent, les problèmes liés à l’utilisation
d’une substance avec lesquels il est aux prises et depuis combien de temps durent ces problèmes ;
- s’il a été victime ou témoin d’actes de violence (p. ex., agression physique ou sexuelle, guerre), même si ces actes sont
survenus il y a plusieurs années ;
- s’il y a des antécédents de problèmes de santé mentale ou de problèmes liés à l’utilisation d’une substance dans sa famille
;
- comment est sa vie (p. ex., comment il se sent, ce à quoi il pense, s’il dort bien, s’il fait de l’exercice, s’il participe
à des activités sociales, si les choses vont bien à l’école ou au travail, comment sont ses relations avec ses amis et sa
famille) ;
- s’il s’est établi au Canada au cours des dernières années et s’il vient d’un pays en guerre ;
- s’il prend des médicaments.
Le client et le fournisseur de traitements utilisent les renseignements recueillis lors de l’évaluation pour élaborer un plan
de traitement.
Il n’est pas toujours nécessaire qu’un diagnostic ait été posé pour commencer un traitement. Toutefois, le diagnostic peut aider à orienter le traitement. Par exemple, le diagnostic peut permettre de déterminer quel
type de thérapie serait le plus utile et si des médicaments pourraient atténuer le problème.
Même si un diagnostic préliminaire est posé, il peut changer ou être interprété différemment par d’autres fournisseurs de
soins de santé pendant le traitement de votre parent. Il est souvent difficile de déterminer si les symptômes sont attribuables
à l’utilisation d’une substance ou à un problème de santé mentale. Le seul moyen de le déterminer consiste à suivre l’évolution
des symptômes.
Il est très difficile de déterminer quels sont les problèmes quand il s’agit de maladie mentale et d’abus d’une substance.
Les choses sont beaucoup plus claires avec le cancer. Je pense que, bien souvent, même les psychiatres ne sont pas certains.
Ils peuvent croire que le diagnostic est exact mais, souvent, ils réservent leur pronostic. Cela n’aide pas les familles qui
savent que la maladie peut être traitée avec des médicaments. Il faut que nous considérions tous la maladie mentale comme
quelque chose qui peut être traitée afin de donner de l’espoir aux gens ! Avoir de l’espoir change la situation du tout au
tout.
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