11.2 : Facteurs clés du rétablissement
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie IV : Rétablissement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Rétablissement

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Pour que les personnes aux prises avec des troubles concomitants puissent se rétablir de façon durable, elles doivent :
- être considérées comme des personnes uniques en leur genre et importantes ;
- être traitées comme des êtres humains qui ont des objectifs et des rêves ;
- avoir la liberté de faire des choix et de prendre des décisions au sujet de leur vie ;
- être traitées avec dignité et respect ;
- accepter le fait que leur cheminement personnel est unique et s’est engagé dans une direction différente ;
- reconnaître que le rétablissement, c’est la possibilité de se libérer de ses symptômes en suivant un plan de traitement personnalisé
;
- reconnaître que la rechute est un aspect courant et prévu du rétablissement, mais qu’elle ne signifie pas qu’elles ont échoué
ni qu’elles ont perdu ce qu’elles avaient gagné ; il s’agit plutôt d’une occasion de tirer une leçon et de recommencer à aller
de l’avant ;
- envisager leur vie et leur avenir avec espoir (voir « Le rôle de l’espoir ») ;
- nouer des liens étroits avec des personnes qui se soucient d’elles et qui n’ont pas de préjugés (voir « Le rôle de la famille ») ;
- créer une routine et structurer leur journée en y incluant des activités intéressantes, qui peuvent comprendre un travail
rémunéré ou non ;
- disposer d’un revenu fiable et constant ;
- vivre dans un logement stable, propre et confortable, que ce soit de façon autonome ou dans un logement avec services de soutien
;
- accepter le fait que, pour se rétablir, elles peuvent être obligées de suivre un traitement structuré dispensé le jour dans
la collectivité ou de recourir à des professionnels de la santé mentale ou au système de traitement de l’addiction ;
- reconnaître le fait que les animaux de compagnie peuvent jouer un rôle important ;reconnaître le fait que la spiritualité
ou les croyances et pratiques religieuses peuvent jouer un rôle important.
Il me semble que les gens rejettent les personnes malades lorsqu’il est peu probable qu’elles se rétablissent. Pourquoi devrait-on
leur consacrer du temps et de l’énergie s’il est fort probable qu’elles seront malades jusqu’à la fin de leur vie ? Cela n’est
pas le cas pour la plupart des personnes aux prises avec des troubles concomitants, si on diagnostique leur maladie assez
tôt et si on leur prodigue les soins dont elles ont besoin. Mon fils travaille maintenant ; il a une copine. Il y a cinq ans,
quand on a diagnostiqué qu’il avait une schizophrénie et qu’il prenait de la drogue, on n’aurait pas cru qu’un jour il mènerait
une vie normale. C’est pourquoi je pense qu’il y a de très bonnes raisons d’espérer.
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Activité 11-2 : Que signifie le rétablissement pour mon parent ? (PDF)
Je pense que les membres de la famille peuvent donner beaucoup d’espoir à d’autres familles qui vivent une situation semblable.
Les gens semblent penser que, lorsqu’un médecin vous apprend que votre parent a une maladie mentale ou un problème lié aux
drogues et à l’alcool, c’est fini, il n’y a plus d’espoir ; votre vie et celle de votre parent sont détruites. Mais les choses
ont bien changé. Un grand nombre de personnes se remettent de leurs troubles concomitants. On effectue des recherches, on
découvre de nouveaux médicaments et traitements. On a réalisé des progrès considérables. Je connais un grand nombre de parents
dont les enfants sont retournés à l’université ou ont obtenu un emploi et se portent bien. La maladie mentale et l’abus d’une
substance ne signifient pas nécessairement que la vie de la personne est terminée. Je pense qu’il faut donner de l’espoir
aux gens.
Les personnes aux prises avec des troubles concomitants ont de bonnes raisons d’espérer. Au cours des dix dernières années,
des progrès considérables ont été réalisés. Par exemple :
- on a amélioré la médication ;
- on comprend mieux les besoins en matière de traitement ;
- il y a davantage d’occasions de se renseigner auprès d’autres personnes.
Un diagnostic de maladie mentale accompagnée d’un trouble lié à l’utilisation d’une substance ne signifie pas que l’état de
santé de la personne se détériorera inévitablement et qu’elle ne sera plus en mesure de fonctionner. Par contre, le rétablissement
ne signifie pas nécessairement que la personne retrouvera toutes ses capacités, que sa situation reviendra à ce qu’elle était
auparavant ni qu’elle n’aura pas besoin de médicaments ou d’un autre traitement.
Le message fondamental du « rétablissement » est que la personne aux prises avec des troubles concomitants a raison d’espérer
et qu’elle peut mener une vie bien remplie. L’espoir est considéré comme un des déterminants les plus importants du rétablissement.
Patricia Deegan, du National Empowerment Council des États-Unis, dit :
Pour ceux d’entre nous pour lesquels on a posé un diagnostic de maladie mentale… l’espoir n’est pas qu’un euphémisme qui sonne
bien. C’est une question de vie ou de mort… Nous avons traversé un hiver très froid qui a sapé tout notre espoir. La maladie
est arrivée en douce et nous a volé notre jeunesse, nos rêves, nos aspirations et notre avenir. Elle s’est emparée de nous
comme un cauchemar terrible duquel nous ne pouvions pas nous réveiller.
—Deegan, 1993
Si vous avez déjà parlé à une personne qui a suivi avec succès un programme en 12 étapes comme celui d’Alcooliques Anonymes
ou d’Al-Anon, vous avez peut-être entendu les « slogans de rétablissement » qui, selon des milliers de personnes, sont un
élément important du rétablissement.
Un grand nombre de familles touchées par un problème de santé mentale ou un problème lié à l’utilisation d’une substance estiment
que des slogans semblables (dictons et citations) sont inspirants, motivants et salutaires.
Comment se fait-il que ces dictons et citations soient si mémorables et efficaces qu’ils aident les gens à modifier leur façon
de penser, leurs sentiments et leurs comportements ? On peut les considérer comme de brefs conseils de sagesse. En effet,
un grand nombre d’entre eux comptent quelques mots à peine, mais ils peuvent transformer la façon dont une personne perçoit
un aspect donné de sa vie.
Prenons par exemple la citation suivante :
« Je n’ai pas échoué. J’ai trouvé 10 000 raisons pour lesquelles ça ne fonctionne pas. »
—Thomas Edison
Réfléchissez à une citation de ce genre (ou, encore mieux, parlez-en à des personnes attentionnées – ce que la citation signifie,
la façon dont elle transforme la façon dont vous percevez votre vie, le fait que cette nouvelle façon de penser vous serait
très utile). Cela pourrait vous aider à vous concentrer sur les aspects positifs d’une situation.
Les citations, les slogans et les dictons peuvent aider les gens à modifier leurs attitudes et leurs comportements afin qu’ils
soient moins touchés par l’opinion d’autres personnes et par les gestes qu’elles posent. De cette façon, et de bien d’autres,
ces petits trésors de sagesse ouvrent la voie d’une paix intérieure qui peut avoir un effet extrêmement positif sur la santé
émotionnelle d’une personne. En outre, ils peuvent accroître la résilience (voir le chapitre 5) et rendre la personne moins vulnérable à l’usure de compassion (voir le chapitre 4).
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Activité 11-3 : La sagesse en abrégé (PDF)
Pour vous aider dans cette tâche, voici comment nous interprétons certaines de ces citations.
On ne peut pas changer le sens du vent, mais on peut changer celui des voiles.
Cette citation signifie qu’il faut apprendre à accepter les choses qu’on ne peut contrôler et essayer de changer les choses
que l’on peut contrôler comme nos gestes, nos comportements et même nos pensées, nos humeurs et nos perceptions parfois. Cette
importante leçon pourrait bien être une des clés de la sérénité et du contentement.
On est responsable de l’effort, mais pas du résultat.
Ne laissez pas ce que vous ne pouvez pas faire vous empêcher de faire ce que vous pouvez faire.
Ces deux citations ont un thème important en commun : Il est beaucoup plus utile et réaliste de se concentrer sur les choses
que l’on peut contrôler que de passer son temps et de dépenser de l’énergie à essayer de changer une chose qui est hors de
notre contrôle. Par exemple, il est utile d’aider un parent à réduire son utilisation d’une substance ou à y mettre fin en
autant que l’on comprenne et que l’on accepte le fait que, en fin de compte, lui seul est responsable de son rétablissement.
Ça aussi, ça passera.
Dans une situation de crise ou lorsqu’on vit une situation difficile qui suscite de la détresse, on a parfois l’impression
qu’on ne s’en sortira jamais et qu’on n’y survivra pas. Parfois, la seule façon de survivre à une situation négative extrêmement
stressante, c’est de se dire que toute chose a une fin.
Fais comme si…
Certaines personnes n’iront pas très loin dans leur rétablissement si elles essaient de changer leur façon de penser et leurs
sentiments avant d’avoir changé leurs comportements. Si vous attendez d’être plus motivé et moins anxieux avant d’essayer
d’adopter de nouveaux comportements, vous risquez d’aggraver à la fois les problèmes de santé mentale et les problèmes liés
à l’utilisation d’une substance. Vous ne réussirez pas à vous motiver davantage et à atténuer votre anxiété si vous maintenez
les comportements qui font que vous êtes moins motivé et plus anxieux. Il faut parfois passer à l’action malgré la dépression,
l’anxiété, la crainte, la honte, la colère et l’épuisement qu’on ressent et malgré ses pensées et ses croyances problématiques. Il peut donc être utile de suivre la règle suivante : faites comme si vous vous
sentiez merveilleusement bien et comme si vos pensées étaient rationnelles. En d’autres termes, peu importe ce qui vous tourne
dans la tête ou ce qui se passe autour de vous, respectez les engagements que vous avez pris et votre plan de rétablissement
(p. ex., assistez aux séances des AA, continuez de voir votre thérapeute, mangez trois repas nutritifs tous les jours, dormez
huit heures par jour). Au début, vous devrez vous forcer mais, si vous parvenez à ‘faire comme si’ les choses s’améliorent,
vous contribuerez à en faire une réalité.
La famille devrait participer non seulement aux discussions sur le rétablissement, mais aussi au processus de rétablissement.
Un grand nombre d’éléments qui sont considérés comme importants pour le rétablissement de votre parent peuvent chevaucher
votre propre cheminement vers le rétablissement, notamment les suivants :
- envisager votre avenir et celui de votre parent avec espoir ;
- vous renseigner sur la maladie mentale et le trouble lié à l’utilisation d’une substance de votre parent et comprendre l’interaction
de ces problèmes ;
- obtenir du soutien de la part des autres membres de votre famille et de membres de la collectivité qui se soucient de vous,
qui ne portent pas de jugements et qui n’ont pas de préjugés ;
- établir des rapports avec les personnes qui sont importantes pour vous ;
- faire partie de l’équipe de traitement de votre parent, être considéré comme un membre qui s’y connaît, qui joue un rôle actif
et qui est respecté, et vous assurer que les professionnels de la santé vous tiennent au courant du traitement ;
- accepter le fait que la vie de votre parent s’est engagée dans une nouvelle voie ;
- comprendre que si votre parent rechute, cela ne signifie pas qu’il a « échoué » ni qu’il a perdu ce qu’il avait gagné ;
- considérer les rechutes comme une occasion d’aider votre parent à reprendre le chemin du rétablissement ;
- avoir l’impression que vous maîtrisez votre vie ;
- apprendre à cesser d’être constamment préoccupé par votre parent malade et vous permettre de mener votre vie, de vous détendre
et de vous livrer à des activités qui vous sont agréables, qui atténuent votre stress et qui vous aident à vous épanouir,
et ce sans éprouver d’anxiété ni de culpabilité ;
- reconnaître que des croyances ou des pratiques spirituelles, philosophiques ou religieuses profondément ancrées peuvent vous
réconforter lorsque vous vivez des moments difficiles.
Maintenant, lorsque les gens rencontrent mon fils, ils sont sidérés. Je crois qu’il donne de l’espoir aux personnes malades
et à leur famille. En général, les gens veulent vous en parler. Nous essayons d’en discuter avec eux et d’aider les familles
autant que nous le pouvons. Je crois que nous leur donnons beaucoup d’espoir. Un grand nombre de familles nous téléphonent
pendant l’année. Des travailleurs sociaux, des médecins et des membres du groupe de soutien familial ont cité notre famille
en exemple. Ils disent : « leur fils se porte très bien ». Et les familles nous demandent si elles peuvent nous rendre visite.
Elles viennent nous voir et parlent à notre fils. Nous essayons de les aider et de leur donner de l’espoir.
Mon père a suivi un traitement pour des problèmes liés à l’alcool à l’âge de 64 ans. À cette époque, je me questionnais sérieusement
sur les effets qu’avait la maladie de mon père sur moi en tant que femme et que mère. Je me préoccupais de la prédisposition
héréditaire et familiale à l’addiction et à la maladie mentale et de son incidence possible sur mes enfants.
Ma mère et moi nous sommes adressées à Al-Anon lorsque nous avons découvert que nous n’étions pas les seules à chercher de
l’aide pour composer avec nos pensées marquées par la honte et avec notre sentiment d’impuissance face à l’addiction d’un
être cher. Nous avons entendu parler de la nécessité d’augmenter notre estime de soi et d’établir des limites. Toutefois,
il m’est arrivé souvent d’être prise au piège face à mes enfants adolescents. Mon incapacité de dire « Non ! » m’a amenée
à remettre en question mes compétences parentales. Quand j’étais enfant, j’évitais la confrontation, je masquais ma colère
et ma déception et je fuyais les conflits. Ce comportement me procurait de la quiétude mais m’a rendue incapable d’exprimer
mes émotions.
À l’âge de 19 ans, notre fils aîné est devenu dépendant à l’alcool. Cela a duré quatre ans. Nous l’avons beaucoup encouragé
et soutenu lorsqu’il a suivi un traitement en établissement (il n’y est resté que trois semaines). Bien qu’il ait eu des colères
terribles au début de la vingtaine, il s’est abstenu de boire et, grâce à sa foi, il a fait face à ses démons de façon honnête
et courageuse. Mon mari et moi lui avons donné de l’argent lorsque cela était nécessaire et lui avons toujours dit que nous
l’aimions, que nous avions confiance en lui et que nous le considérions comme une personne spéciale. J’étais déterminée à
empêcher mes enfants de faire l’essai de toute drogue addictive. Je lisais constamment des ouvrages sur l’abus de substances.
De plus, j’ai suivi un cours sur l’affirmation de soi qui m’a donné confiance en moi, a renforcé mes croyances et m’a aidée
à exprimer mes sentiments.
Notre septième enfant, un garçon sociable, intelligent, talentueux et honnête que tout le monde aimait bien, a sombré dans
la dépression à l’âge de 18 ans. Au cours des prochaines années, il s’est efforcé de ne pas prendre de médicaments et a demandé
l’aide d’un psychologue. Il a essayé de faire des études universitaires et cherchait à nouer des relations avec des personnes
qui, pour la plupart, l’ont laissé tomber. Il pensait au suicide, était incapable d’étudier et de travailler et s’efforçait
de « sauver la face ». Nous étions très proches l’un de l’autre. À plusieurs reprises, nous nous sommes rencontrés pour prendre
un café lorsqu’il craignait de ne pas pouvoir continuer. Mais il prenait son courage à deux mains et persévérait.
À l’âge de 21 ans, après un épisode suicidaire, il a été admis à l’hôpital, où on a diagnostiqué une dépression avec tendances suicidaires. Il a commencé à prendre des antidépresseurs pour atténuer son anxiété et avoir plus d’énergie afin qu’il puisse poursuivre
ses études universitaires tout en restant à la maison. Peu après, il est devenu de plus en plus stressé. Il se sentait trop
à l’étroit à la maison. Il a décidé d’aller vivre au centre-ville avec des amis. Il se sentait à l’aise dans son nouvel environnement.
Il a à nouveau interrompu ses études. Je me suis fait du souci lorsqu’il a quitté la maison, mais je savais qu’il devait faire
son propre cheminement. Ses frères et sœurs ont gardé contact avec lui et il téléphonait régulièrement à la maison. Mon mari
me disait souvent à cette époque qu’il admirait le courage de notre fils dans ces moments difficiles de sa vie. Mon fils me
disait souvent, dans ses moments de désespoir : « Maman, quoi qu’il m’arrive, promets-moi que tu ne te feras jamais de reproches.
Tu as été la meilleure mère qui soit. Je suis responsable de la façon dont je vis ma vie ». Je continuais à prier pour lui
: « Seigneur, tu aimes cet enfant qui t’appartient encore plus que je ne l’aime. Je sais que tu veilleras sur lui ».
Deux ans plus tard, il a succombé à la tentation des drogues de rue. Il espérait retrouver l’énergie qu’il avait perdue et
mieux composer avec la vie. Il privilégiait la cocaïne, la méthamphétamine et la marijuana. Au début, ces drogues le stimulaient
mais, en quelques mois, sa vie s’est dégénérée et s’est effondrée ! Ses frères et sœurs et une cousine l’ont encouragé à revenir
à la maison. Ils savaient tous qu’il était désespéré et ne pouvait plus se débrouiller seul. Il craignait surtout l’humiliation,
la culpabilité et la perte d’autonomie. On nous dit qu’il faut être autonome, mais cela est difficile quand on ne peut compter
sur soi.
Mon mari, ma nièce – qui était proche de notre fils – et moi avons suivi un programme d’introduction à l’addiction et au rétablissement
qui nous a aidés à relever le défi auquel nous étions confrontés. Notre fils a toujours approuvé notre besoin d’apprendre
de nouvelles techniques d’adaptation. Nous lui faisions part de ce que nous avions appris. Nous faisions de même avec les
autres membres de la famille qui souhaitaient participer au rétablissement de leur frère bien-aimé. Nous avons appris que
la rechute peut être une occasion de croître. Nous devons nous concentrer sur l’amour plutôt que sur la peur et le jugement.
Notre fils a suivi un programme de traitement en établissement d’une durée de six semaines et un programme de suivi des troubles
concomitants. Il n’a pas pris de drogues depuis un an. Il reçoit des soins d’entretien et continue de prendre des antidépresseurs.
Il a un emploi à temps plein, il a noué une relation et il espère retourner à l’université cette année. Il a une vie sociale
bien remplie et apprécie chaque jour.
Le rétablissement (se trouver et prendre le contrôle) est un défi qu’il faut sans cesse relever. La peine, la déception et
la perte sont des obstacles que nous ne pouvons éviter pendant notre cheminement. Chaque jour amène un nouveau défi. La seule
façon de reprendre le contrôle, c’est de confronter honnêtement la douleur qu’on ressent quand ses rêves ne se réalisent pas
et d’en parler dans un milieu sûr avec des personnes qui comprennent la situation. Les problèmes concomitants de santé mentale
et d’addiction posent un défi double.
La communication franche avec notre fils nous a été d’un grand secours. Il s’efforçait tellement d’être affable et reconnaissant,
même dans les pires moments. Il restait pour parler et écouter aussi longtemps qu’il le pouvait, puis il retournait dans le
silence de son désespoir. Au moment où il en avait le plus besoin, nous nous sommes efforcés d’être son phare dans la nuit.
Prendre soin de moi a été un élément important de mon rétablissement. Chaque jour, je me demande : « De quoi ai-je besoin
aujourd’hui et comment puis-je accomplir mes tâches ? ». J’ai appris que, pendant le rétablissement, je dois non seulement
prendre conscience de mes besoins, mais également les verbaliser et prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire.
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Activité 11-4 : Votre cheminement vers le rétablissement (PDF)
Activité 11-5 : Questionnaire sur le rétablissement (PDF)
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