4.4 : Responsabilités supplémentaires
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie II : Incidence sur les familles
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Effets des troubles concomitants sur la vie familiale

Subvenir aux besoins fondamentaux
Les membres de la famille peuvent avoir à assumer une plus grande responsabilité à l’égard de leur parent. Dans les cas graves,
il se peut que cette personne ne puisse subvenir à ses besoins fondamentaux comme faire sa toilette, se nourrir ou même sortir
du lit. Si l’aidant naturel est également la seule source de revenu de la famille et qu’il ne peut laisser le membre de la
famille seul, cette situation peut avoir de graves conséquences financières pour la famille et causer un stress émotionnel
encore plus grand à l’aidant.
En plus d’être aux prises avec la schizophrénie, notre fils prend de la drogue. Il fait partie d’un gang et a eu des démêlés
avec la police. Souvent, nous ne savons pas s’il prend ses médicaments. Il se met en colère lorsque nous lui demandons de
faire des choses élémentaires comme prendre une douche. C’est très stressant. Nous cherchons des moyens de régler ces problèmes.
Parfois, tout cela est trop pour moi.
Dans bien des cas, les personnes ayant des troubles concomitants ont de la difficulté
à conserver un logement décent. Ils peuvent:
- Dépenser leur argent pour acheter une substance au lieu de payer leur loyer, de sorte qu’elles peuvent être expulsées de leur
logement.
- Se livrer à des activités criminelles comme le vol, la prostitution ou le trafic de drogues pour obtenir les sommes d’argent
importantes dont elles ont besoin pour acheter une substance, ce qui peut les amener à perdre leur logement avec services
de soutien. Elles peuvent alors se retrouver à la rue.
- Accueillir chez elles des personnes faisant une utilisation problématique de substance. Dans ce cas, il se peut qu’elles soient
incapables de conserver leur logement, qu’elles oublient de s’alimenter, de faire leur toilette ou de payer leurs factures
de chauffage et d’électricité, et qu’elles risquent l’expulsion.
Ces conséquences créent encore plus de défis pour la famille.
Coordonner le traitement
Certains établissements de santé mentale refusent de traiter les personnes ayant des troubles concomitants ou traitent uniquement
le problème de santé mentale. De même, certains établissements qui traitent les problèmes liés à l’abus d’une substance ne
se préoccupent pas du problème de santé mentale. En plus de s’occuper de leur parent, il se peut que la famille doive coordonner
les traitements dispensés par deux fournisseurs de services ou plus.
Lorsqu’un membre de la famille souffre à la fois d’une maladie mentale et d’un trouble lié à l’utilisation d’une substance,
cela peut perturber considérablement la vie des autres membres de la famille et avoir une incidence énorme sur le fonctionnement
général et le bien-être de la famille.
Il faut pouvoir contacter quelqu’un lorsqu’un proche est hospitalisé en raison d’une maladie mentale ou d’un problème de drogue.
Il faut pouvoir obtenir des renseignements. Ce n’est pas facile quand on ne connaît pas le système, quand on ne sait pas qui
peut répondre aux questions. Il y a tant d’obstacles.
On trouvera au chapitre 7 des suggestions pour ne pas se perdre dans les méandres du système de traitement des maladies mentales et des problèmes liés
à l’utilisation d’une substance.
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