4.1 : Effets des troubles concomitants sur la vie familiale
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie II : Incidence sur les familles
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Effets des troubles concomitants sur la vie familiale

Lorsqu’on apprend qu’un membre de sa famille a à la fois un trouble de santé mentale et un trouble lié à l’utilisation d’une
substance, on est sous le choc et on a peur. Les troubles de santé mentale peuvent être accablants pour la famille. La routine
quotidienne apaisante fait alors place à un tourbillon d’émotions.
Un grand nombre d’études font état du stress qu’éprouvent les familles dont un membre a une maladie mentale. Toutefois, peu
d’études ont été réalisées sur la pression supplémentaire exercée sur la famille lorsque cette personne a aussi des problèmes
liés à l’abus d’une substance. Une étude effectuée aux États-Unis a confirmé ce qu’un grand nombre de familles savent déjà
: l’abus d’une substance accentue les conflits familiaux et mine le soutien social (Kashner et coll., 1991).
Dans bien des cas, la vie des membres de la famille est bouleversée lorsque l’un d’entre eux est aux prises avec des troubles
concomitants. Un grand nombre des changements qui se produisent sont une source de stress. Le présent chapitre porte sur ce
qui suit :
- les changements de comportement chez la personne aux prises avec des troubles
concomitants ;
- les changements dans les relations entre les membres de la famille ;
- les responsabilités supplémentaires que doivent assumer les aidants naturels ;
- l’incidence sur les aidants naturels.
Avant de discuter de ces expériences plus en détail, il importe de préciser que des changements positifs se produisent dans
certains cas. S’il est vrai que les membres de la famille doivent être conscients des défis auxquels ils font face et s’y
adapter, ces défis ne sont qu’un aspect de l’expérience que vivent les aidants naturels. Un grand nombre de familles ont dit
qu’elles se sentaient plus proches de leur être cher et qu’elles avaient appris à apprécier les choses importantes de la vie
comme nouer des liens affectifs avec un autre être humain, avoir de l’espoir, surmonter des épreuves énormes et accompagner
le membre de leur famille dans son cheminement vers le rétablissement. Plusieurs familles trouvent une façon positive d’envisager
les circonstances difficiles, par exemple en se concentrant sur l’espoir et la croissance personnelle associés aux soins qu’elles
prodiguent et en considérant cette expérience comme un événement positif qui les a transformées.