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2.6iv : Types de substances : Hallucinogènes

Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie I : Que sont les troubles concomitants ?

Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)

Aperçu : Problèmes liés à l’utilisation d’une substance

Les hallucinogènes comprennent :

  • le cannabis/la marijuana (l’hallucinogène le plus répandu) ;
  • le LSD (l’hallucinogène le mieux connu) ;
  • l’ecstasy (parfois appelé la « drogue de l’amour ») ;
  • les solvants (p. ex., la colle, les diluants pour peinture et l’essence) ;
  • la kétamine (un analgésique mis au point pour soigner les animaux, appelé parfois « spécial K »).

Le terme hallucinogène est employé pour décrire les drogues qui déforment la réalité. On les appelle parfois les « drogues psychodysleptiques ». Les hallucinogènes altèrent la perception, les émotions et les processus mentaux. Ils perturbent les sens et peuvent causer des hallucinations. Les hallucinations sont des images sensorielles semblables aux rêves ou aux cauchemars (la personne peut voir ou entendre des choses irréelles ou avoir l’impression de manger quelque chose), sauf qu’elles se produisent quand on est éveillé.

Cannabis

Le cannabis est la drogue illicite la plus répandue au Canada (après l’alcool et le tabac consommés par les mineurs). Toutefois, la plupart des usagers n’en prennent pas régulièrement ou en prennent pour en faire l’essai.

Des recherches ont démontré que le THC (tétrahydrocannabinol) et les autres cannabinoïdes purs peuvent soulager la nausée et le vomissement et stimuler l’appétit, ce qui peut être bénéfique pour les personnes ayant le sida et celles qui prennent des médicaments contre le cancer. Il y a de nombreuses preuves empiriques sur les bienfaits médicaux de la marijuana. Toutefois, il faut effectuer des recherches plus poussées pour déterminer si elle permet de soulager la douleur, d’atténuer les spasmes musculaires et de maîtriser certains types de crises épileptiques.

Quels sont les effets du cannabis ?

Les effets du cannabis dépendent des facteurs suivants :

  • votre âge ;
  • la quantité que vous prenez ;
  • à quelle fréquence vous en prenez ;
  • depuis combien de temps vous en prenez ;
  • si vous le fumez ou si vous l’avalez ;
  • votre humeur ;
  • les effets que vous espérez ressentir ;
  • si vous avez pris de l’alcool ou d’autres drogues (drogues illégales, médicaments sur ordonnance ou en vente libre, plantes médicinales) ;
  • si vous avez des antécédents de trouble médical ou psychiatrique.

À faible dose, le cannabis altère légèrement la perception et les sens. Les personnes qui en prennent disent que la musique sonne mieux, que les couleurs semblent plus vives et que les moments semblent durer plus longtemps. Elles disent également que le goût, le toucher et l’odorat sont plus prononcés et qu’elles sont davantage conscientes de leur corps.

Le fait de fumer une grande quantité de cannabis peut intensifier les effets recherchés, mais il risque de produire une réaction désagréable. Si on prend trop de cannabis, on peut avoir l’impression de perdre le contrôle, de devenir confus, agité et paranoïaque et d’avoir une crise d’anxiété grave semblable à une crise de panique. On peut également avoir des pseudo-hallucinations (voir des choses comme des motifs et des couleurs qui n’existent pas) ou de véritables hallucinations (perdre contact avec la réalité).

Le cannabis est-il dangereux ?

Personne n’est mort d’une surdose de cannabis. Toutefois, les personnes qui en prennent devraient être conscientes des dangers possibles suivants :

  • Le cannabis nuit à la perception de la profondeur et à la concentration ; il réduit la durée d’attention ; il ralentit les réflexes ; et il atténue la force musculaire et la stabilité des mains. Tous ces facteurs peuvent nuire à la capacité d’une personne de conduire un véhicule ou d’utiliser de l’équipement en toute sécurité.
  • Lorsqu’ils sont pris ensemble, le cannabis et l’alcool intensifient leurs effets réciproques et affaiblissent considérablement les facultés.
  • L’intoxication au cannabis affecte la pensée et la mémoire à court terme.
  • Les produits illégaux à base de cannabis ne font l’objet d’aucune norme de santé et sécurité et peuvent être contaminés par d’autres drogues, des pesticides ou des champignons toxiques.
  • Si on prend du cannabis puissant en grande quantité, surtout par voie orale, on peut éprouver une « psychose toxique », qui se manifeste par des hallucinations auditives et visuelles (entendre ou voir des choses qui n’existent pas), de la confusion et une amnésie (perte de mémoire partielle ou totale).

Le cannabis entraîne-t-il une dépendance ?

Dans certains cas, oui. Les personnes qui en prennent régulièrement peuvent avoir une dépendance psychologique ou une légère dépendance physique.

Les personnes qui ont une dépendance psychologique recherchent constamment l’extase que procure la drogue. Elles y attachent trop d’importance. Certaines croient qu’elles en ont besoin et, si elles ne peuvent s’en procurer, elles peuvent éprouver de l’anxiété.

L’usage fréquent pendant longtemps peut créer une dépendance physique. Les personnes qui ont une telle dépendance peuvent éprouver de légers symptômes de sevrage si elles cessent brusquement de prendre du cannabis. Ces symptômes comprennent l’irritabilité, l’anxiété, les maux d’estomac, la perte d’appétit, la sudation et les perturbations du sommeil.

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