8.2 : Pharmacothérapie pour les problèmes liés à l’utilisation d’une substance
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Médication

On n’utilise pas les médicaments pour traiter les problèmes liés à l’utilisation d’une substance aussi souvent qu’on les utilise
pour traiter les problèmes de santé mentale. Toutefois, la médication se greffe parfois aux traitements psychologiques et
comportementaux.
Les stratégies de traitement comprennent les suivantes :

Le traitement pharmacologique du sevrage vise surtout à prévenir les complications graves, particulièrement les convulsions
que peuvent causer certaines drogues (p. ex., l’alcool, les barbituriques et les benzodiazépines) lorsqu’une personne cesse
d’en prendre. On utilise parfois des médicaments pour prévenir les rechutes.
Lors de ce traitement, on remplace la substance donnant lieu à un abus par un médicament dont le risque d’abus est moins élevé,
par exemple remplacer l’héroïne par la méthadone, un opioïde synthétique. La méthadone supprime les symptômes de sevrage d’autres
opioïdes ainsi que les états de besoin chroniques sans causer d’euphorie ni d’accoutumance au médicament.
Les effets secondaires de la méthadone comprennent les suivants :
- somnolence, insomnie, dysphorie (état de malaise), faiblesse, étourdissements, vertige et nervosité ;
- nausée, vomissement, constipation chronique, perte d’appétit et bouche sèche ;
- sueurs, rougissement, impuissance et problèmes d’éjaculation.
Le traitement antagoniste bloque les effets des opioïdes. Par exemple, on utilise parfois le naltrexone (ReVia) pour bloquer
les effets de l’alcool. On a recours à ce traitement pour maintenir l’abstinence à la suite du sevrage aux opioïdes ou à l’alcool.
On obtient les meilleurs résultats auprès des clients très motivés.
Les effets secondaires du naltrexone comprennent les suivants :
- insomnie, anxiété, nervosité, dysphorie, dépression, léthargie, fatigue, confusion et maux de tête ;
- crampes abdominales, nausée, vomissement et perte de poids ;
- douleurs aux muscles et aux articulations.
Dans le cadre de cette thérapie, on prescrit un médicament qui cause des effets secondaires désagréables si le client utilise
une substance. Par conséquent, la thérapie par aversion décourage l’utilisation de substances. Le disulfirame (qui portait
autrefois le nom commercial d’Antabuse) est utilisé pour décourager la consommation d’alcool. Bien que Antabuse ne soit plus
offert au Canada, les pharmacies peuvent fabriquer des capsules contenant de la poudre de disulfirame.
Une personne qui prend de l’alcool et du disulfirame éprouvera les symptômes suivants :
- nausée et bouche sèche ;
- rougissement, sueurs, maux de tête et palpitations.
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