8.1 : Médication : Pharmacothérapie pour les problèmes de santé mentales
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Médication

Pharmacothérapie pour les problèmes de santé mentale
La médication fait partie intégrante du programme de traitement d’un grand nombre de clients. Toutefois, il ne s’agit pas
du seul traitement. Dans la plupart des cas, la médication est plus efficace si elle est conjuguée à certaines des interventions
dont on a discuté au chapitre 7.
Dans bien des cas, les psychotropes aident à stabiliser l’état de santé des gens et à clarifier leurs pensées, ce qui leur
permet de se concentrer sur leur traitement, qu’il s’agisse d’une thérapie cognitivo-comportementale, d’une thérapie de groupe
ou d’une thérapie axée sur la famille.
Types de psychotropes
La plupart des médicaments utilisés pour les problèmes de santé mentale rétablissent l’équilibre chimique du cerveau, ce qui
peut atténuer la fréquence et la gravité des symptômes. Il y a quatre grandes catégories de médicaments, selon les problèmes
qu’ils traitent :
Les médicaments ont un nom générique (ou chimique) et un nom de marque (nom commercial) utilisé par l’entreprise qui les fabrique.
Par exemple, la clozapine, un antipsychotique générique, est vendue sous le nom de marque Clozaril. Le nom de marque peut
changer selon le pays où le médicament est commercialisé.
Figure 8-1 : Utilisations traditionnelles des catégories de psychotropes
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Bien que les psychotropes soient classés en quatre catégories, tel qu’indiqué précédemment, chaque type de médicament peut
être utilisé pour traiter divers troubles. Par exemple, une personne qui prend un psychorégulateur pour traiter un trouble
bipolaire peut aussi prendre un antidépresseur, un anxiolytique ou un antipsychotique pour traiter des symptômes comme une
dépression, des problèmes de sommeil, de l’anxiété ou une psychose.
Figure 8-2 : Autres utilisations des diverses catégories de psychotropes
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Les antidépresseurs font appel à divers mécanismes. Ils permettent d’accroître la communication entre les neurones du cerveau.
Au début, les antidépresseurs étaient utilisés pour traiter la dépression. Maintenant, on s’en sert également pour traiter
la douleur chronique, la boulimie, le trouble dysphorique prémenstruel, le syndrome de fatigue chronique et les troubles de
l’anxiété. En fait, on se sert davantage des antidépresseurs, surtout ceux faisant partie de la catégorie des inhibiteurs
sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) comme Prozac, pour traiter les troubles de l’anxiété que l’on se sert des anxiolytiques
comme le Valium.
On utilise les psychorégulateurs pour maîtriser les sautes d’humeur extrêmes associées au trouble bipolaire et prévenir la
réapparition de ce trouble. Le lithium, qui a été le premier psychorégulateur prescrit, demeure un médicament utile. Les anticonvulsifs,
qui ont été mis au point pour traiter l’épilepsie et d’autres troubles causant des convulsions, sont aussi utilisés pour stabiliser
l’humeur.
Le traitement du trouble bipolaire dépend des symptômes manifestés. On peut traiter ce trouble à l’aide d’antidépresseurs
combinés à des psychorégulateurs.
Les benzodiazépines, comme le diazépam (Valium) et le lorazépam (Ativan), sont les principaux médicaments faisant partie de
cette catégorie. Ils peuvent bel et bien être utilisés pour traiter les troubles de l’anxiété et du sommeil. Toutefois, comme
ils peuvent devenir addictifs si on en prend pendant plus de quatre semaines environ, il y a risque d’abus (voir la section
intitulée « Abus de médicaments ou dépendance aux médicaments » ). La buspirone (BuSpar) est un anxiolytique qui peut être pris pendant plus longtemps.
Les antipsychotiques atténuent les effets de la dopamine dans le cerveau. On les utilise traditionnellement pour traiter la
schizophrénie et d’autres troubles psychotiques. On met à l’essai la deuxième génération d’antipsychotiques pour déterminer
s’ils peuvent stabiliser l’humeur, lutter contre l’anxiété et même traiter la dépression réfractaire (dépression difficile
à traiter).
Pour de plus amples renseignements sur les psychotropes, consulter les ouvrages suivants (en anglais) :
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