Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie I : Que sont les troubles concomitants ?
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Problèmes liés à l’utilisation d’une substance

Les dépresseurs comprennent les substances suivantes :
- l’alcool (p. ex., la bière, le vin et les spiritueux) ;
- les opiacés, parfois appelés stupéfiants (p. ex., l’héroïne et les analgésiques comme le Demerol, la morphine et la codéine)
;
- les benzodiazépines, parfois appelés tranquillisants (p. ex., le Valium et l’Ativan, qui sont prescrits à titre de somnifères
ou pour réduire l’anxiété) ;
- les barbituriques, parfois appelés sédatifs (p. ex., le Nembutal et le Seconal) ;
- les remèdes contre la toux et le rhume (p. ex., le Benylin avec codéine) ;
- les médicaments contre les allergies (p. ex., le Benadryl et le Sudafed) ;
- d’autres médicaments en vente libre (p. ex., les médicaments contre la nausée comme le Gravol)
Les dépresseurs ralentissent le fonctionnement du système nerveux central et affectent les parties du cerveau qui contrôlent
la pensée, le comportement, la respiration et le rythme cardiaque. Les dépresseurs comme l’alcool, les opioïdes et les benzodiazépines
peuvent endormir, ralentir les réflexes et nuire à la capacité de prêter attention et de se concentrer. Cela est aussi le
cas pour les médicaments ayant des effets dépresseurs comme les remèdes contre le rhume et la toux, les antihistaminiques
(qui atténuent les symptômes d’allergies) et les médicaments contre la nausée et le mal des transports.
Il peut être extrêmement dangereux de mélanger dépresseur et alcool, qui est aussi un dépresseur. Les effets combinés de ce
mélange sont parfois beaucoup plus prononcés que les effets respectifs de ces substances.
Alcool
L’alcool est le dépresseur dont la consommation et l’abus sont les plus fréquents.
Quels sont les effets de l’alcool ?
Les effets de l’alcool dépendent de plusieurs facteurs, dont les suivants :
- votre âge ;
- votre sexe ;
- votre poids ;
- votre sensibilité à l’alcool ;
- ce que vous avez mangé et en quelle quantité ;
- la quantité d’alcool consommée ;
- à quelle fréquence vous buvez ;
- depuis combien de temps vous buvez ;
- les effets que vous espérez ressentir ;
- si vous avez pris des médicaments ou d’autres drogues (drogues illégales, médicaments sur ordonnance ou en vente libre, plantes
médicinales) ;
- si vous avez des antécédents de trouble médical ou psychiatrique.
Un grand nombre de personnes prennent un verre pour se détendre et atténuer leurs inhibitions. Elles se sentent alors plus
à l’aise et extraverties. Certaines personnes sont heureuses ou excitées lorsqu’elles boivent alors que d’autres deviennent
déprimées ou hostiles.
En général, les femmes sont plus sensibles aux effets de l’alcool que les hommes et tous les adultes y sont plus sensibles
en vieillissant. Lorsqu’une personne est plus sensible à l’alcool, il lui en faut moins pour devenir intoxiquée et il faut
plus de temps à l’organisme pour l’éliminer.
L’alcool est-il dangereux ?
L’alcool peut affecter le jugement, le comportement, les attitudes et les réflexes, ce qui peut avoir des effets aussi variés
que l’embarras, des contacts sexuels à risque ou non désirés, des actes de violence, des blessures ou la mort. L’alcool joue
un rôle plus fréquent dans les moments regrettables, les activités criminelles et les collisions mortelles que toutes les
autres substances donnant lieu à un abus réunies.
L’intoxication extrême peut être mortelle. Dans bien des cas, la personne intoxiquée vomit, s’étouffe et perd connaissance.
La peau moite, la baisse de la température du corps, une respiration lente et difficile, et la perte de contrôle de la vessie
et des intestins sont autant de signes d’une intoxication alcoolique extrême, qui peut être mortelle.
Le fait de prendre de l’alcool en même temps que d’autres drogues – qu’il s’agisse de médicaments prescrits ou de drogues
à usage récréatif – peut donner des résultats imprévisibles. L’alcool peut bloquer l’absorption de l’autre drogue, la rendant
ainsi moins efficace, ou peut intensifier les effets de l’autre drogue, ce qui la rend dangereuse.
L’alcool entraîne-t-il une dépendance ?
Dans certains cas, oui. La plupart des maladies, des problèmes sociaux, des accidents et des décès liés à l’alcool sont causés
par la consommation problématique d’alcool. Cette expression désigne la consommation d’alcool causant des problèmes personnels autres que la dépendance physique. La
consommation problématique d’alcool est quatre fois plus répandue que la dépendance grave à l’alcool.
La dépendance physique désigne l’accoutumance aux effets de l’alcool et les symptômes de sevrage ressentis lorsqu’on cesse de boire. Les personnes
ayant une dépendance physique à l’alcool peuvent éprouver des symptômes de sevrage tels que l’insomnie, des tremblements,
des nausées et des convulsions quelques heures à peine après leur dernier verre. Même après une longue période d’abstinence,
une personne peut avoir une forte envie de boire et se remettre à consommer de l’alcool.
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