7.4 : Points d’accès
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : S’y retrouver dans le système de traitement

Sur cette page:

Il peut être difficile de trouver un programme convenant à votre parent, et ce pour plusieurs raisons :
- Dans un grand nombre de localités, il n’y a pas de services spécialisés intégrés d’évaluation et de traitement des troubles
concomitants complexes.
- À certains endroits, les listes d’attente pour les services spécialisés sont trop longues.
- Il se peut que les critères d’admission des services et des programmes de santé mentale et les critères liés à l’utilisation
d’une substance excluent les clients ayant des troubles concomitants.
- Dans un grand nombre de localités, il peut être difficile de trouver des psychiatres ou des psychologues cliniciens en mesure
de poser des diagnostics psychiatriques.
- Il se peut que le traitement requis ne soit pas disponible, même si vous-même, votre parent ou votre médecin savez quel traitement
serait le plus bénéfique.
Mais il faut bien commencer quelque part. Parlons donc d’abord des points d’accès au système les plus courants.
Les médecins de famille, également appelés médecins généralistes, sont souvent les premiers professionnels à qui les gens
s’adressent pour parler d’un problème de santé mentale. Le médecin peut examiner votre parent et écarter tout problème physique
qui pourrait aggraver ou affecter ses changements d’humeur, de pensée ou de comportement. Certains médecins peuvent effectuer
une évaluation psychiatrique complète, particulièrement dans le cas des troubles les plus courants tels que la dépression
et l’anxiété. Dans certains cas, le médecin suggérera au patient de consulter un psychiatre.
Dans presque tous les cas, il faut obtenir une recommandation d’un médecin pour consulter un psychiatre. Un grand nombre de
médecins de famille ont une liste de psychiatres vers lesquels ils peuvent diriger leurs patients. Après avoir pris rendez-vous,
il faut généralement attendre deux ou trois mois avant de consulter le psychiatre. Si vous-même ou votre parent n’êtes pas d’accord avec le diagnostic qui a été posé, votre parent devrait demander à son médecin
de famille de lui recommander un autre psychiatre afin d’obtenir l’opinion d’un deuxième spécialiste. La plupart des médecins acceptent que leurs patients demandent l’avis d’une autre personne et peuvent même le suggérer.
Les organismes communautaires peuvent eux aussi effectuer des évaluations. Le type d’évaluation dépendra du fournisseur de
services de santé qui est disponible. Il peut s’agir d’un médecin, d’un psychologue, d’un travailleur social ou d’une infirmière.
Dans les petites localités et les régions rurales, vous consulterez sans doute un intervenant communautaire en santé mentale,
qui s’efforcera de trouver les services répondant à vos besoins.
La plupart de ces organismes acceptent les personnes qui se présentent sans recommandation. Ils effectuent une évaluation
initiale, puis dirigent la personne vers le fournisseur de soins (p. ex., pour un traitement en milieu communautaire, un traitement
en établissement ou la gestion du sevrage) pouvant répondre à ses besoins. Cette évaluation devrait comprendre le dépistage
des problèmes de santé mentale. Il se peut que la personne soit orientée vers un programme de traitement de la maladie mentale
ou un programme spécialisé de traitement des troubles concomitants.
Si votre parent est dans une situation de crise, vous pouvez l’amener à l’urgence d’un hôpital. Si la situation ne nécessite
pas de soins médicaux immédiats, il se peut que la prochaine étape consiste à soumettre votre parent à une évaluation plus
détaillée faite par un travailleur à l’intervention d’urgence. Dans bien des cas, il s’agit d’une infirmière ou d’un travailleur
social. (Pour de plus amples renseignements sur les traitements d’urgence, reportez-vous au chapitre 10.)
La section sur les points d’accès est adaptée des renseignements fournis dans Défis et décisions : Trouver des services de santé mentale en Ontario.
ConnexOntario est un service bilingue d’information et de renvoi offert aux particuliers et aux professionnels de l’Ontario qui cherchent
des traitements parce qu’eux-mêmes, un membre de leur famille, un ami ou un client ont des problèmes d’addiction ou de santé
mentale. Des spécialistes fournissent des renseignements et des conseils adaptés à la situation de chaque personne qui leur
téléphone.
Numéros sans frais d’interurbains :
Drogue et alcool – Répertoire des traitements : 1 800 565-8603
Service Info Santé mentale : 1 866 531-2600
Ligne ontarienne d’aide sur le jeu problématique : 1 888 230-3505
Ces services d’information sont accessibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Pour de plus amples renseignements, consulter
le site ConnexOntario.
- Quelles sont votre philosophie et vos méthodes de traitement ?
- Orientez-vous vos clients vers d’autres organismes s’ils ont besoin de certains services de santé mentale ou de services liés
à l’utilisation d’une substance ? Dans l’affirmative, qui est responsable de la coordination générale des services ?
- Quel pourcentage de vos clients ont des problèmes cooccurrents de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance ?
- Quelle est votre politique au sujet du traitement par médication ?
- Le programme répond-il à un large éventail de besoins (p. ex., sur le plan social et médical) ?
- Quel est le rôle des membres de la famille dans le traitement de leur parent ?
- Offrez-vous des services et des orientations aux membres de la famille ?
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