Lorsqu'une personne reçoit un diagnostic de problème de santé mentale, elle peut avoir l'impression que sa vie va changer
à jamais ou que son problème perturbe son travail, ses études ou sa vie familiale. Elle peut se sentir incapable d'assumer
des responsabilités ou de prendre part à des activités. Ce sont des émotions normales et compréhensibles. Un soutien et un
traitement efficace peuvent cependant permettre à bien des personnes de reprendre leur vie, responsabilités et activités normales.
Pour réussir à apporter des changements à sa vie, il faut avant tout se fixer des objectifs et des priorités. Le choix d'objectifs
et de priorités est une chose personnelle qui varie d'une personne à l'autre. Fixez-vous des objectifs qui vous stimuleront
et donneront un sens à votre vie ; trouvez une raison d'être à ce que vous faites ; prenez quelques risques, sans vous sentir
dépassé. Établissez la limite du stress que vous pouvez endurer et sachez quand vous devez ralentir le rythme. Il est parfois
difficile de trouver le bon équilibre, mais c'est possible. Le rétablissement est un processus graduel.
Il est utile de discuter de vos objectifs avec votre famille, psychiatre ou autre professionnel de la santé, comme un travailleur
social ou un gestionnaire de cas. Les travailleurs sociaux ou gestionnaires de cas peuvent vous orienter vers d'autres organismes
et services, communiquer avec votre famille et les autres fournisseurs de soins et surveiller vos progrès. Les autres ont
comme tâche de vous aider à avoir la meilleure qualité de vie possible dans la collectivité. Ça peut vouloir dire de vous
aider à trouver un logement, une école, un travail, des activités sociales ou des soins médicaux, ou encore à régler des questions
financières ou à faire face à d'autres épreuves.
La présence d'être chers -- famille, amis, peut-être de collègues de travail -- ou la compagnie d'un animal domestique est
une partie importante du rétablissement. Leur soutien peut s'avérer une grande source de réconfort. Il est aussi normal de
vouloir parler à une personne qui nous est étrangère, comme un thérapeute.
C'est à vous de juger. Les personnes qui ne vous écoutent pas ou qui vous critiquent ou vous dévalorisent ne vous sont d'aucun
soutien. Avez-vous dans votre vie des personnes qui peuvent vous soutenir ? Les relations que vous entretenez sont-elles uniquement
des relations de soutien ou avez-vous plaisir à être en leur compagnie ? Votre ami ou parent désire-t-il vous apporter un
soutien ?
Faire de l'exercice ; aller au cinéma ; aller au restaurant avec des amis ; prendre un bain moussant ; faire la cuisine ;
admirer les nuages ; boire une tisane ; avoir un hobby ; faire du bénévolat. Ce ne sont là que quelques exemples d'activités
peu coûteuses que vous pouvez faire seul ou en compagnie d'un ami pour vous sentir mieux !
L'hôpital peut avoir un ludothérapeute qui peut évaluer vos besoins récréatifs et sociaux et vous aider à dresser un plan
pour combler ces besoins. Si, par exemple, vous vous sentez seul ou isolé, ce thérapeute pourra vous organiser des activités
sociales.
Nous avons tous besoin -- et méritons tous -- l'estime de soi qui découle de l'accomplissement de quelque chose de valorisant,
qu'il s'agisse d'un passe-temps, d'une activité récréative ou encore d'un travail bénévole ou rémunéré. C'est ce qui donne
un sens à notre existence, nous met en contact avec des gens et, si nous avons de la chance, nous permet de subvenir à nos
besoins.
Notre société valorise beaucoup le travail. La première question que posent généralement les gens au premier contact est :
" Que faites-vous ? " C'est notre façon de juger autrui et, souvent, de nous identifier.
L'absence de travail peut décourager et causer un stress financier. Les personnes sans emploi peuvent même en venir à douter
de leurs compétences et à perdre confiance en elles.
Certaines personnes qui ont un problème de santé mentale se rétablissent complètement et reprennent leur travail. D'autres
n'ont pas besoin de quitter leur emploi et poursuivent leurs activités professionnelles. D'autres ont un problème plus grave
et constant qui entraîne des conséquences les empêchant de travailler comme la perte de confiance en soi, le manque de concentration,
la perte de mémoire, l'anxiété, l'agitation et la fatigue. Ces difficultés sont parfois des symptômes de la maladie mentale,
parfois des effets secondaires de leurs médicaments.
Il se peut que les personnes ayant plus d'un problème (toxicomanie ou handicap intellectuel ou physique jumelé à un problème
de santé mentale) trouvent ou conservent plus difficilement un emploi valorisant. De plus, elles font souvent face à de la
discrimination.
Par emploi, on entend un travail à temps plein, à temps partiel, ou encore occasionnel (travail non prévu et sans horaire
régulier), un travail autonome ou encore du bénévolat pour acquérir de l'expérience et de la confiance dans un domaine qui
intéresse.
Le bénévolat est souvent utile, surtout si vous n'avez pas travaillé depuis longtemps et que vous avez besoin d'expérience
récente et de références. Il vous permet également de déterminer si vous avez besoin de plus de formation. Le travail occasionnel
est une source de revenu additionnel, par exemple pour les personnes qui reçoivent des prestations d'invalidité du Régime
des pensions du Canada ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées.
Les entreprises non traditionnelles représentent une autre option. Ces entreprises sont fondées et exploitées entièrement
par des utilisateurs-survivants. Les employés peuvent y travailler à temps partiel, avoir un horaire flexible, suivre une
formation ou acquérir des compétences sous la supervision d'un mentor (guide et professeur). Ils doivent participer à toutes
les facettes de l'entreprise et leur travail est rémunéré en fonction de sa valeur de marché. Le Ontario Council of Alternative
Businesses (OCAB) procure du soutien aux groupes d'utilisateurs-survivants qui désirent fonder leur propre entreprise. Les
entreprises non traditionnelles emploient plus de 800 personnes aux quatre coins de la province.
Pour de plus amples renseignements sur les entreprises non traditionnelles, leur mise sur pied ou perspectives d'emploi, ou
pour obtenir les coordonnées de personnes-ressources, communiquez avec l'OCAB, en appelant le 416 504-1693 à Toronto. Ou consultez
son site Web, www.icomm.ca/ocab (personnel et site anglophone uniquement.)
Pour de plus amples renseignements sur les stratégies de développement économique, vous pouvez également communiquer avec
l'Initiative ontarienne de développement favorisant l'aide entre pairs. (Voir Initiatives pour utilisateurs-survivants, au
Chapitre 10)
Les milieux du travail d'aujourd'hui peuvent contribuer à l'anxiété et à la dépression, en raison de nombreux facteurs comme
la précarité d'emploi, la dure compétition, les longues heures de travail et le travail à forfait.
Si vous occupez un emploi, mais craignez que le stress au travail puisse aggraver votre problème de santé, vous pouvez songer
à demander des changements dans votre milieu de travail ou votre horaire -- c'est ce qu'on appelle des dispositions spéciales.
Selon vos besoins, il pourrait s'agir d'avoir un bureau plus calme ou de modifier votre façon de travailler (pauses plus fréquentes,
congés pour aller à ses rendez-vous médicaux, responsabilités modifiées, travail à domicile ou supervision ou encadrement
meilleur). Ces dispositions spéciales sont possibles tant et aussi longtemps que vous pouvez accomplir l'essentiel de votre
travail.
Si vous travaillez dans une petite entreprise, vous pouvez demander des dispositions spéciales à votre superviseur immédiat.
Si vous travaillez dans une grande entreprise, commencez par communiquer avec le service de santé et sécurité ou le programme
d'aide aux employés et à leur famille (PAE ou PAEF) de votre employeur. Vous aurez peut-être à dévoiler votre problème de
santé mentale. C'est une décision très délicate. Vous devez évaluer l'avantage de nouvelles dispositions contre le risque
que votre superviseur vous voit désormais différemment en tant qu'employé ou que personne.
Les PAE et PAEF sont des programmes qu'un employeur offre habituellement gratuitement à ses employés. Ces programmes offrent
tout un éventail de services de santé mentale, comme du counseling individuel, familial et conjugal. Ils peuvent également
offrir de l'aide aux personnes aux prises avec un problème lié à l'usage d'alcool ou d'autres drogues, des problèmes financiers
ou juridiques, un conflit au travail ou avec d'autres difficultés associées au stress.
De nombreux programmes de prestations de revenu offrent un soutien à l'emploi qui peut comprendre : encadrement sur place,
cours d'informatique et paiement des frais de transport pour assister à cette formation.
- Le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées offre du soutien à l'emploi sans que vous receviez nécessairement des prestations. Vous pouvez en profiter lorsque vous travaillez,
par exemple si vous avez de la difficulté à conserver votre emploi à cause de votre handicap. Ce soutien peut comprendre la
fourniture de matériel spécialisé, une formation pour utiliser ce matériel, des personnes pour interpréter et prendre des
notes, une formation, le transport pour assister à la formation et un encadrement sur place.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le bureau local du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées,
ou consultez son site web.
- L'Assurance-emploi (A.-E.) offre à tous les gens qui habitent au Canada les soutiens suivants : utilisation de télécopieurs, de photocopieurs, d'ordinateurs
(incluant l'accès à l'Internet) et de banques d'emplois. Certains des bureaux d'A.-E. offrent également du counseling sur
l'emploi et des ateliers de préparation de curriculum vitae et de recherche d'emploi.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Développement des ressources humaines Canada (DRHC) en appelant sans
frais le 1 800 206-7218. Vous pouvez obtenir la liste des bureaux de DRHC sur son site Web, www.hrdc-drhc.gc.ca.
- Ontario au travail (OT), anciennement le Programme d'aide sociale générale, exige que vous participiez à une activité du programme, comme le soutien
à l'emploi. (Il peut y avoir des exceptions, si vous avez par exemple des enfants d'âge pré-scolaire ou si vous avez un problème
de santé.) Le soutien à l'emploi comprend le perfectionnement scolaire, des cours d'anglais langue seconde ou d'autres services
pour vous aider à trouver un emploi.
En participant à un programme de soutien à l'emploi d'OT, vous pouvez avoir droit au remboursement de vos frais de garde d'enfants
et de transport pour assister au programme.
Pour de plus amples renseignements sur ces soutiens, communiquez avec un chargé de cas du programme OT. Pour savoir où se
trouve le bureau d'OT le plus proche de chez vous, faites le 211 à Toronto ou le 416 397-4636 à l'extérieur de Toronto, ou
consultez son site web.
- Le Programme de réadaptation professionnelle du Régime des pensions du Canada (RPC) offre toute une gamme de services pour aider les personnes recevant des prestations d'invalidité du RPC à retourner
sur le marché du travail. Un spécialiste en réadaptation professionnelle prépare avec vous votre plan de retour au travail.
Le programme offre également des services de recherche d'emploi, le remboursement des frais de réadaptation professionnelle
et des conseils personnalisés sur vos besoins et objectifs professionnels.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Développement des ressources humaines Canada, en appelant sans frais
le 1 800 461-3422.
- La Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT), anciennement la Commission des accidents du travail (CAT), vient en aide aux personnes qui ont subi une blessure
au travail ou sont atteintes d'une maladie professionnelle. Ceci peut comprendre :
- stress post-traumatique -- réaction vive à un événement traumatisant soudain et imprévu qui est survenu du fait et au cours
de l'emploi ;
- invalidité psychotraumatique -- problème de santé mentale résultant indirectement d'une blessure ou d'un accident au travail,
ou d'un état causé par une blessure survenue au travail.
L'invalidité doit s'être produite dans les cinq ans suivant la blessure ou la dernière intervention chirurgicale. Vous ne
pouvez pas recevoir d'indemnités de la CSPAAT pour cause de stress post-traumatique résultant d'une décision ou action de
l'employeur, par exemple, votre congédiement, rétrogradation ou mutation.
La CSPAAT verse 85 p. 100 de votre revenu net moyen (après retenues) avant l'accident, défraie une partie de vos soins de
santé et vous offre de nombreuses mesures de soutien à l'emploi. Ces mesures comprennent des programmes de retour au travail
exigeant des changements à votre emploi, des évaluations de réintégration du marché du travail, des programmes d'acquisition
de compétences en recherche d'emploi, et de l'aide financière pour des cours d'éducation post-secondaire ou autres.
Pour de plus amples renseignements sur la CSPAAT, appelez le 1 800 387-0750 ou consultez la liste des numéros de téléphone
et adresses des bureaux locaux, sur son site Web, www.wsib.on.ca.
Informez-vous sur les soutiens à l'emploi qui existent dans votre région auprès d'un organisme de santé mentale local (p.
ex., l'ACSM). Vous pouvez également demander à votre fournisseur de soins de santé de vous orienter vers un programme de soutien
à l'employé.
(Pour de plus amples renseignements sur ces programmes, voir Prestations de revenu, au Chapitre 11. Pour obtenir des renseignements sur les programmes professionnels, voir Acquisition de compétences, ci-après.)
Acquisition de competences
C'est entre 15 et 30 ans que de nombreuses personnes développent un problème de santé mentale, au moment où elles terminent
leurs études secondaires ou poursuivent des études post-secondaires.
Ces personnes peuvent réussir leurs études comme n'importe qui d'autre, mais leur problème de santé mentale peut entraver
leur apprentissage. Elles peuvent par exemple ne pas être bien traitées par d'autres élèves, craindre l'échec, ou éprouver
de la fatigue ou de la difficulté avec certains processus cognitifs : concentration, mémoire à court terme, pensée ou discours
critique et résolution de problèmes. Certaines personnes peuvent vivre une crise liée à leur état, et qui pourrait interrompre
leurs études.
Dispositions spéciales
Dans les écoles secondaires de l'Ontario, les élèves qui ont des problèmes comportementaux et émotifs peuvent poursuivre leurs
études grâce à un plan d'enseignement individualisé. Cependant, les écoles offrent très peu de services aux jeunes aux prises
avec des problèmes de santé mentale.
Certains collèges communautaires et universités de la province ont des bureaux où les étudiants aux prises avec des problèmes
de santé mentale peuvent obtenir des dispositions spéciales ou du soutien pour les aider à poursuivre leurs études. Les services
offerts sont parfois limités. Le nom du bureau varie d'un établissement à l'autre, par exemple : bureau des services aux personnes
handicapées, des services d'accessibilité ou des services pour besoins spéciaux.
Ces bureaux peuvent aider les étudiants à obtenir les dispositions spéciales suivantes :
- passer les examens dans une salle séparée de celle des autres élèves ;
- avoir plus de temps pour passer les examens ou rédiger les travaux ;
- abandonner un cours sans pénalisation financière après la date limite officielle.
Les étudiants peuvent également obtenir de l'aide pour avoir accès aux autres services de l'établissement scolaire, comme
des services financiers, de tutorat ou de santé mentale. Le bureau des services aux personnes handicapées est ouvert tout
au long de l'année scolaire, mais en vous y présentant tôt, vous aurez plus de chance que votre demande de dispositions spéciales
soit traitée plus rapidement, si vous traversez une crise.
Programmes d'apprentissage et d'acquisition de compétences
Certains programmes vous permettent d'améliorer vos compétences et votre confiance en vous.
- Les programmes d'acquisition de compétences sont offerts par l'entremise des collèges communautaires et privés, des universités et des services de rattrapage
des écoles secondaires. Un centre communautaire ou une bibliothèque peut également offrir ce genre de formation (p. ex., apprentissage
de l'informatique pour personnes à faible revenu) ou encore mettre des ordinateurs à la disposition des gens.
- Les programmes d'études soutenues aident les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale à se préparer au retour au travail ou aux études.
Ce sont souvent les collèges communautaires qui offrent ces programmes, qui peuvent comprendre des cours d'affirmation de
soi, de communication, de gestion du stress, ou de matières scolaires.
- Les programmes de formation professionnelle vous aident à retourner sur le marché du travail. Ils peuvent vous aider à regagner vos compétences, à reprendre confiance
en vous et à trouver un emploi adapté à vos besoins et compétences. Ces programmes offrent également des services d'évaluation
et d'orientation professionnelles, de recherche d'emploi et de formation en milieu de travail, ainsi que des tests d'aptitudes
(compétences et habiletés).
Programmes de médicaments
Les médicaments utilisés en psychiatrie sont parfois coûteux. Heureusement, il existe différents programmes qui payent la
totalité ou une partie de ces coûts. Si vous ne croyez pas avoir les moyens de payer vos médicaments, parlez-en à votre médecin,
pharmacien ou chargé de cas. Il pourrait vous donner de bons conseils à ce sujet.
Le gouvernement de l'Ontario ne paie pas automatiquement toutes les ordonnances. Certains médicaments ne sont couverts que
pour certains usages. Le bupropion, par exemple, est couvert pour traiter une dépression, mais pas le tabagisme. Vous pourriez
avoir à essayer d'abord des médicaments moins chers. S'ils n'ont aucun effet ou s'ils comportent trop d'effets secondaires,
vous pourriez alors demander d'être couvert pour un autre médicament plus coûteux.
Vous pourriez être admissible aux programmes suivants :
- Le Programme de médicaments de l'Ontario paie de nombreux médicaments pour les personnes de 65 ans et plus et pour celles qui reçoivent des prestations d'invalidité
ou d'aide sociale. Le programme comprend :
- Une franchise pour les personnes de 65 ans et plus ayant des revenus plus élevés. Vous payez au début de l'année une franchise
de 100 $, puis 6,11 $ pour chaque ordonnance exécutée. Le jour de ses 65 ans, toute personne devient automatiquement admissible
à cette franchise. Le pharmacien peut soumettre automatiquement les demandes de règlement au gouvernement si vous avez votre
carte Santé.
- Une quote-part pour les personnes de 65 ans et plus qui ont un faible revenu et pour les personnes qui reçoivent des prestations
du programme Ontario au travail (OT) ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH). Chaque ordonnance peut être exécutée pour une somme maximale de 2 $. Pour être admissible à la quote-part, votre revenu
ou revenu combiné (le vôtre et celui de votre conjoint ou partenaire) doit être inférieur à un certain seuil. Vous trouverez
les formulaires de demande de la quote-part à votre pharmacie locale. Si vous avez au moins 65 ans et que vous êtes inscrit
au programme, donnez votre numéro de carte Santé à votre pharmacien qui enverra automatiquement toutes vos demandes de règlement
au gouvernement. Si vous recevez des prestations d'OT ou du POSPH, vous devrez lui montrer votre carte d'admissibilité aux
médicaments.
Pour de plus amples renseignements sur ces programmes, appelez sans frais la Ligne info -- personnes âgées, du ministère de
la Santé et des Soins de longue durée, au 1 888 405-0405.
- Le Programme de médicaments Trillium est un programme du gouvernement provincial visant à aider les personnes qui n'ont aucune assurance médicale, dont l'assurance
ne couvre pas tous les médicaments ou qui prennent des médicaments très coûteux, compte tenu de leur revenu. Toute personne
qui a une carte Santé de l'Ontario valide peut avoir accès au programme. La franchise (montant initial à payer) varie selon
le revenu ou revenu combiné (revenu de la personne et de son conjoint ou partenaire) et le nombre de personnes dans la famille.
La franchise équivaut à environ quatre pour cent du revenu net du ménage.
Une fois que vous avez payé la franchise, vous débourserez 2 $ par ordonnance exécutée. Cependant, comme le Programme de médicaments
de l'Ontario, ce programme ne couvre pas tous les médicaments. Vous pouvez vous procurer un formulaire de demande à votre
pharmacie locale.
Pour de plus amples renseignements sur le Programme de médicaments Trillium, communiquez avec le ministère de la Santé et
des Soins de longue durée, en appelant sans frais le 1 800 575-5386.
- Si vous avez un régime privé d'assurance-maladie (p. ex., régime collectif de votre employeur ou de la Croix bleue), vérifiez
les médicaments ou le pourcentage de vos coûts couverts pour vous et pour les membres de votre famille.
Votre pharmacien peut ne pas vous facturer les honoraires professionnels de 2 $ pour exécuter l'ordonnance. En allant chercher
vous-même vos médicaments, vous pourrez poser à votre pharmacien toutes les questions que vous voulez. Certaines pharmacies
assurent gratuitement la livraison à domicile. Faites le tour des pharmacies pour trouver celle qui répond le mieux à vos
besoins.
Aide juridique
Les lois traitant des droits des clients peuvent être difficiles à comprendre, même pour les personnes qui travaillent dans
le réseau de la santé mentale. Divers livrets et brochures ont été conçus pour vous aider à prendre connaissance de vos droits.
- CLEO est une clinique d'aide juridique communautaire qui fournit des renseignements en langage simple aux personnes à faible revenu
et autres groupes défavorisés. Vous pouvez commander ses publications en français en consultant son site Web, www.cleo.on.ca, ou en appelant le 416 408-4420 (personnel anglophone).
- Obtenez un exemplaire de Droits et responsabilités : La santé mentale et la loi, produit par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Ce guide très détaillé vous aide à comprendre les lois
touchant la santé mentale, et est bien plus facile à lire que les textes de lois !
Vous pouvez consulter le texte intégral de Droits et responsabilités sur le site Web de la Commission du consentement et de la capacité, www.ccboard.on.ca. Le ministère fournit plus de renseignements sur son site Web, www.gov.on.ca/health/french.
Vous pouvez communiquer avec des personnes et organismes qui sont prêts à défendre vos intérêts et à vous renseigner sur vos
droits :
- Le Bureau de l'intervention en faveur des patients des établissements psychiatriques (acronyme anglais PPAO) procure des conseils et de l'information sur les droits des clients et des personnes à la recherche
de services de santé mentale, ainsi que des services de représentation. Il fournit aux clients et à leur famille, au personnel
hospitalier et au public des renseignements sur les droits civiques et garanties juridiques des clients. On peut trouver des
conseillers en matière de droits et des défenseurs des intérêts des patients dans tous les hôpitaux psychiatriques de la province,
anciens et actuels.
Vous pouvez joindre le PPAO en appelant le 416 327-7000 à Toronto ou, sans frais, le 1 800 578-2343. Ou consultez son site
Web, www.ppao.gov.on.ca (en anglais seulement). Pour de plus amples renseignements sur les droits des clients des établissements psychiatriques,
procurez-vous un exemplaire de la brochure Droits des patients des établissements psychiatriques en vertu des lois ontariennes
sur la santé, auprès du PPAO.
Question : Puis-je me plaindre des services d'un travailleur de la santé ?
Réponse : Cela dépend de votre plainte et de votre lieu de résidence. Si vous êtes client d'un établissement psychiatrique ou d'un
hôpital en Ontario, vous pouvez communiquer avec le PPAO ou vous informer auprès du bureau de relations avec les clients ou
d'un représentant des patients qui traite les plaintes des clients, si l'établissement offre ce service. Si votre plainte
porte sur un service reçu dans une clinique ou un organisme communautaire, ces derniers n'ont pas de défenseurs des intérêts
des patients. Cependant, certains intervenants comme un gestionnaire de cas ou travailleur social pourrait défendre vos droits.
Vous pouvez également porter plainte auprès de l'employeur du travailleur en question (p. ex., le directeur ou le superviseur
du service).
Si vous désirez vous plaindre de votre thérapeute, vous devriez alors communiquer avec le service des plaintes de l'organisme
de réglementation ou de l'ordre professionnel qui régit sa pratique. Habituellement, vous devez envoyer une plainte par écrit
au registraire ou au service des plaintes de l'ordre professionnel en question.
Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements auprès du PPAO, en demandant sa brochure gratuite, intitulée Comment porter
plainte contre des praticiens de la santé et du travail social.
Question : Puis-je avoir accès à mon dossier ?
Réponse : Les clients d'un établissement psychiatrique peuvent demander d'avoir accès à leur dossier médical ou en obtenir une copie
en remplissant la Formule 28, qu'ils peuvent obtenir auprès du service des archives médicales de l'établissement. Le personnel
de l'hôpital peut cependant tenter de ne pas divulguer une partie ou la totalité de votre dossier s'il croît que vous constituez
une menace pour vous-même ou pour autrui. Dans ce cas-là, l'hôpital doit en demander la permission auprès de la Commission
du consentement et de la capacité. Vous recevrez un avis à cet effet et aurez le droit de participer à l'audience de la Commission,
seul ou représenté d'un avocat.
Si vous désirez consulter votre dossier et recevez des soins en dehors d'un hôpital psychiatrique, vous pouvez en faire la
demande par écrit auprès de votre thérapeute ou encore le lui demander en personne.
- ARCH : Centre de ressources juridiques pour les personnes handicapées est une clinique juridique communautaire qui vient en aide à toute personne ayant un handicap physique, du développement,
mental ou émotif. ARCH dispense une variété de services, dont :
- conseils juridiques gratuits et confidentiels, et service d'orientation ;
- représentation par un avocat pour les cas de jurisprudence (cas modèles) ;
- éducation du public sur les questions juridiques (un intervenant s'entretiendra avec votre groupe d'une question particulière
liée aux handicaps) ;
- ARCH Alert, un bulletin en anglais sur les handicaps et la loi.
- Vous pouvez joindre ARCH en appelant le 416 482-8255 à Toronto ou, sans frais, le 1 866 482-2724 ou 416 482-1254 (ATS). Ou
consultez son site Web, www.arch-online.org.
Si vous avez besoin de conseils juridiques, il y a plusieurs façons de trouver un avocat qui connaît la législation sur la
santé mentale :
- Les membres de votre famille ou vos amis pourraient en connaître un.
- Un organisme communautaire, tel qu'un service de counseling ou un refuge pour femmes, peut vous renseigner.
- Les pages jaunes de l'annuaire téléphonique, sous la rubrique " avocat " (lawyer), ou le Service Assistance-avocats, offert
par le Barreau du Haut-Canada (Ontario), sont également des sources d'information. Nota : le Service Assistance-avocats (1
900 565-4577) impose des frais automatiques de 6 $ par appel. Les personnes incarcérées, de moins de 18 ans ou en situation
de crise (p. ex., violence familiale) peuvent appeler le 416 947-3330 à Toronto ou, sans frais, le 1 800 268-8326. Ce service
vous offre gratuitement jusqu'à une demi-heure de consultation et le nom d'un avocat qui sera en mesure de répondre à vos
besoins.
Si vous avez besoin d'aide pour payer les honoraires d'un avocat, communiquez avec Aide juridique Ontario. Son personnel vous
indiquera comment faire la demande de ses services si vous y êtes admissible. Vous pouvez joindre ce service en appelant le
416 979-1446 à Toronto ou, sans frais, le 1 800 668-8258. Ou consultez son site Web, www.legalaid.on.ca. (Pour de plus amples renseignements sur les programmes de déjudiciarisation, voir Services de psychiatrie légale, au Chapitre 8)
Logement
Nous avons tous besoin d'un logement ou d'une habitation confortable, sûr et abordable où nous pouvons vivre en toute dignité
et nous sentir chez-soi.
Beaucoup de personnes atteintes d'une maladie mentale continueront à vivre confortablement là où elles ont toujours vécu,
tandis que d'autres seront obligées de changer de logement. Il existe une variété d'options d'hébergement pour les personnes
ayant un problème de santé mentale. Vous pouvez trouver un appartement ou une maison où vous pouvez vivre de façon autonome,
aidé ou non d'intervenants qui viennent chez vous. Il existe aussi des maisons qui offrent des services d'aide à la vie quotidienne.
Si vous avez séjourné dans un hôpital psychiatrique ou le service psychiatrique d'un hôpital, un travailleur social ou un
gestionnaire de cas pourrait vous parler, de même qu'aux membres de votre famille, de nouvelles conditions d'habitation. Vous
pourrez peut-être retourner vivre au sein de votre famille, aller dans un foyer de groupe ou encore trouver une chambre ou
un appartement où vous serez autonome. Souvent, les personnes doivent essayer diverses formes d'hébergement avant de trouver
celle qui leur convient. Vous pouvez, par exemple, préférer au début de votre rétablissement un endroit qui offre plus de
soutiens, et plus tard opter pour une vie plus autonome. Informez-vous des diverses options offertes dans votre collectivité.
Choisir le meilleur logement
Votre choix dépendra de vos besoins et du genre de logement qui existe. Voici quelques questions qui vous aideront à faire
le meilleur choix :
- Quel loyer puis-je me permettre ? (Préparez un budget.)
- Le quartier me plait-il ? Est-il sécuritaire ?
- Le logement est-il bien entretenu ?
- De quels services (soutiens) ai-je besoin ?
- Les magasins et les transports en commun sont-ils proches ? Y a-t-il un organisme de santé mentale ou un intervenant en santé
mentale à proximité ?
- Est-ce que je veux vivre seul ? Si je décide de vivre avec d'autres personnes, est-ce que je m'entendrai bien avec elles ?
Il y a dans votre collectivité des intervenants qui peuvent évaluer vos besoins en matière de logement et vous indiquer les
logements et soutiens qui existent. Vous pourriez devoir attendre un certain temps avant que l'un des logements que vous désirez
se libère.
Types de logement
Le type de logement varie beaucoup d'une localité à l'autre. Les communautés des Premières nations et des régions éloignées
ont beaucoup moins d'options de logement que les autres. Voici les cinq principaux types de logement que l'on peut trouver
dans la société :
- Les logements privés sont des habitations appartenant à des particuliers ou entreprises. Ils ne sont pas subventionnés par l'État et leur loyer
n'est pas calculé d'après le revenu des locataires. Cela peut comprendre :
- chambres, logements, appartements (dans une maison ou un immeuble à appartements) ou maisons. Vivre en groupe est généralement
moins coûteux que de vivre seul. La rubrique " Immobilier - À louer " (Rentals) des petites annonces d'un journal peut vous
aider à trouver un logement qui vous convient, que vous désiriez vivre seul ou avec d'autres personnes. Si vous désirez louer
une chambre dans une maison ou un appartement et partager le reste des pièces avec d'autres résidents, cherchez plutôt sous
la rubrique " Chambre/colocataires " (Shared Accommodation). Pour trouver un logement dans un quartier qui vous intéresse,
vous pouvez également consulter les babillards des endroits publics, comme les laveries et épiceries, ou explorer le quartier
pour y repérer des affiches " à louer " sur les maisons.
- maison de chambres ou pension de famille. Dans ces deux types d'habitation, vous devez partager avec d'autres personnes la
maison ou l'immeuble, et même à l'occasion votre chambre. Contrairement aux pensions de famille, vous ne serez pas nourrit
dans les maisons de chambres.
- Les logements sociaux sont des habitations payées partiellement par l'État ou dont le loyer est fonction du revenu des locataires. Dans ce genre
de logement, le loyer ne dépassera jamais 30 p. 100 de votre revenu. C'est pour cette raison que de nombreux assistés sociaux
(p. ex., Programme Ontario au travail ou Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées) optent pour ces logements.
Malheureusement, il y a souvent une longue liste d'attente, parfois même de huit à dix ans, pour obtenir ces logements.
Pour vous renseigner sur les logements à loyers proportionnels au revenu à Toronto, appelez le service Toronto Social Housing
Connections, au 416 392-6111. Il n'y a pas de service de la sorte à l'extérieur de Toronto.
- Les logements supervisés sont des habitations qui offrent aux locataires les services de travailleurs de soutien sur place. Le type de soutien offert
varie selon les besoins des locataires. Il pourrait s'agir d'aucun soutien ou d'un soutien sur demande, hebdomadaire ou 24
heures sur 24. Vous devez remplir certaines conditions pour avoir droit à ces logements : avoir un problème de santé mentale
depuis un certain temps, avoir été hospitalisé dans un établissement psychiatrique un certain nombre de fois ou pour une durée
donnée.
Dans la plupart des logements supervisés (pension de famille, foyer de groupe ou coopérative) vous devez partager les lieux.
Il arrive cependant que vous ayez votre propre logement.
- Les logements avec services de soutien ne sont pas des logements supervisés. Les services sont offerts à domicile par des travailleurs de soutien de l'extérieur.
Les personnes qui habitent ces logements ont tendance à moins avoir besoin de soutien et à être plus autonomes que celles
vivant dans les logements supervisés. Les logements avec services de soutien pourraient être offerts par des coalitions de
logements sociaux ou tout autre organisme qui collabore avec des intervenants communautaires.
Par travailleur de soutien, on entend :
- une aide familiale qui vient tous les jours pendant environ une heure vous aider à exécuter des travaux domestiques comme
le ménage et la lessive (c'est un service difficile à obtenir) ;
- un gestionnaire de cas ou un travailleur de soutien qui vous aide surtout à acquérir des aptitudes à la vie quotidienne, comme
savoir utiliser les transports en commun, faire la cuisine et les courses et préparer un budget ;
- une infirmière qui vous donne vos médicaments et vous offre soutien et conseils.
Les habitations provisoires comprennent les refuges et maisons d'hébergement pour les personnes en état de crise. Les personnes qui en font usage n'ont
généralement plus d'endroit -- ou d'endroit sécuritaire -- où habiter (p. ex., des personnes sans abri, des réfugiés ou des
nouveaux arrivants en attente de logement ou des femmes victimes d'agression). De nombreux refuges et maisons d'hébergement
ne s'adressent qu'à des groupes particuliers de personnes : femmes seules, familles, femmes avec enfants, hommes seuls et
jeunes. (Voir Maisons d'hébergement et refuges, au Chapitre 9.)
Pour de plus amples renseignements sur les lois touchant les propriétaires et les locataires, communiquez avec le Tribunal
du logement de l'Ontario, en appelant sans frais le 1 888 332-3234. Ou consultez son site Web, www.orht.gov.on.ca .
La clinique juridique communautaire CLEO fournit gratuitement des renseignements écrits en langage simple sur les augmentations
de loyer, l'entretien, les réparations et les foyers de soins. Vous pouvez commander ses brochures sur son site Web, www.cleo.on.ca, ou en appelant le 416 408-4420.
Si vous êtes à la recherche d'un logement, mais n'avez pas de numéro de téléphone où on peut vous joindre, certains centres
de jour ou établissements communautaires vous permettront d'utiliser provisoirement leur adresse ou numéro de téléphone, ou
mettront même à votre disposition une boîte vocale personnalisée.
Prestations de revenu
Beaucoup de personnes atteintes de problèmes de santé mentale arrivent à conserver leur emploi et leur niveau de revenu. D'autres
se trouvent en difficulté et peuvent avoir besoin d'un soutien du revenu. Les programmes ci-après visent tous des buts précis
et ont chacun leurs propres exigences et critères d'admissibilité. Ils comportent également souvent une longue période d'attente.
Types de prestations
Les programmes suivants offrent tous des prestations de revenu non liées au travail auxquelles vous pouvez avoir droit si
vous avez un problème de santé mentale. (Pour des prestations liées au travail, voir Soutiens à l'emploi, au Chapitre 11)
- Ontario au travail (OT), anciennement le Programme d'aide sociale générale, offre une aide financière et des soutiens à l'emploi aux personnes aptes
à l'emploi mais qui n'en ont pas ou qui ne peuvent travailler à cause d'un problème médical. Le programme OT aide les gens
qui ont fait une demande de prestations au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, mais qui, en attendant,
ont besoin d'argent immédiatement. Vous pouvez faire votre demande en personne au bureau le plus près de chez vous ou par
téléphone, en appelant sans frais le 1 888 465-4478, pour ensuite présenter les documents requis en personne. Un chargé de
dossier de votre bureau local pourra vous renseigner à ce sujet.
- Le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH), anciennement le programme de prestations familiales, est financé par le ministère des Services à la collectivité, à la famille
et à l'enfance. Il accorde une aide financière aux personnes ayant un handicap physique ou intellectuel important qui devrait
durer un an ou plus et qui les empêche de travailler ou d'accomplir leurs tâches quotidiennes. Le programme peut verser jusqu'à
930 $ par mois à une personne célibataire et jusqu'à 1 417 $ à un couple ou une famille. Vous pouvez également avoir droit
à d'autres formes d'aide, comme des billets de transports en commun. Informez-vous sur toutes les formes d'aide financière
qui sont offertes.
Si vous avez immédiatement besoin d'argent, vous pouvez vous rendre directement au bureau local du ministère des Services
à la collectivité, à la famille et à l'enfance ou au bureau du programme OT et faire une demande de prestations du POSPH.
Votre médecin ou un autre professionnel de la santé devra également remplir des formulaires à cet effet.
-
- Le programme PISTE du POSPH vous permet d'augmenter votre revenu lorsque vous retournez au travail. Ce programme vous permet de conserver la totalité
de vos prestations du POSPH et de gagner jusqu'à 160 $ supplémentaires par mois d'un emploi si vous êtes célibataire, et jusqu'à
235 $ par mois si vous avez une famille. Dès que vos revenus dépassent ce montant, vos prestations du POSPH diminuent. Si
vos revenus sont assez élevés pour vous rendre inadmissible au soutien du POSPH mais que vous prenez des médicaments coûteux,
vous pourriez toujours avoir droit aux prestations pour services de santé. Si vous perdez votre emploi pour quelque raison
que ce soit, vous pouvez avoir droit de nouveau aux prestations du POSPH.
- Les prestations pour l'établissement d'un nouveau domicile dans la collectivité, d'un montant maximal de 799 $, sont offertes pour aider les gens à s'établir dans un nouveau domicile (achat de meubles,
frais de déménagement et dépôt du loyer). Pour y avoir droit, vous devez avant tout être admissible au programme POSPH ou
OT et votre déménagement doit être motivé par une de raisons suivantes : votre domicile actuel n'est plus sécuritaire (p.
ex., partenaire violent) ou vous quittez un établissement psychiatrique, un foyer de groupe ou une prison. Vous devez également
fournir à votre gestionnaire de cas du programme OT (services sociaux) ou POSPH la liste détaillée de vos dépenses de déménagements
et d'établissement dans votre nouveau domicile.
- L'allocation pour besoins personnels de 112 $ par mois (3,75 $ par jour) est offerte aux personnes admissibles au POSPH (et à leurs personnes à charge) qui résident
dans un établissement psychiatrique ou autre. Elle sert à couvrir leurs dépenses personnelles, entre autres : vêtements, frais
de scolarité, produits d'hygiène personnelle et suppléments nutritionnels non fournis par l'établissement.
- Le Programme de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada (RPC) est financé par le gouvernement fédéral et administré par les Programmes de la sécurité du revenu de Développement
des ressources humaines Canada. Ce programme verse des prestations aux personnes (et à leurs enfants à charge) si elles :
- ont cotisé au RPC pendant un nombre minimal d'années ;
- ont une invalidité mentale ou physique grave et prolongée, aux termes de la loi sur le Régime des pensions du Canada ;
- ont entre 18 et 65 ans.
Vous devez faire votre demande par écrit. Pour obtenir une trousse de demande, appelez sans frais le 1 800 277-9914. Les personnes
ayant une déficience auditive ou un trouble de la parole et qui sont dotées d'un téléscripteur (ATS) peuvent composer le 1
800 255-4786. Ou consultez le site Web de Développement des ressources humaines Canada, www.hrdc-drhc.gc.ca/isp.
Conseils pour faire une demande
- Avant de vous rendre au bureau, assurez-vous d'avoir les bonnes pièces d'identité (certificat de naissance, passeport, preuve
de citoyenneté pour les immigrants devenus citoyens canadiens, fiche d'établissement pour les résidents permanents et immigrants,
carte d'assurance sociale, carte Santé) et tous les documents dont vous aurez besoin (état de comptes bancaires courants,
preuve d'hébergement et de dépenses, état de revenu de toute source).
- Sachez quelles sont les heures de bureau, et si possible, quelles sont les heures les moins occupées.
- Si vous devez appeler le bureau, essayez tôt le matin et évitez l'heure du déjeuner (c.-à-d. vers midi).
- Si vous avez rendez-vous au sujet de votre demande, quittez la maison tôt en cas d'imprévus dans les transports en commun.
- Si on vous a refusé les prestations du POSPH et que vous désirez faire appel, communiquez avec une clinique juridique communautaire.
