Les problèmes de santé mentale se manifestent souvent sous différentes formes et à différentes étapes de la vie.
Certaines personnes se sentent déprimées, d'autres sont anxieuses et préoccupées. À l'école, un enfant peut avoir une mauvaise
conduite ou bien se renfermer sur lui-même. Certaines personnes mangent peu tandis que d'autres mangent à l'excès. D'autres
se tournent vers l'alcool ou d'autres drogues pour oublier leur chagrin. Il y en a qui perdent même le contact avec la réalité.
Elles entendent par exemple des voix, voient des choses qui n'existent pas ou croient en des choses qui sont fausses. Certaines
ont des pensées suicidaires -- qu'elles mettent parfois à exécution. D'autres ressentent de la colère ou de l'agressivité.
Il y aussi des personnes qui ont été traumatisées par un événement, comme un grave accident de voiture, ou par un problème
qui s'est perpétué pendant plusieurs années, par exemple, un enfant qui a été victime d'abus pendant des années. Beaucoup
de gens vivent plusieurs de ces problèmes à la fois.
Nous avons pensé pendant de nombreuses années que les problèmes de santé mentale ne cesseraient jamais de réapparaître ou
ne disparaîtraient jamais. Nous savons maintenant que beaucoup de personnes se remettent complètement. Bon nombre d'entre
elles ayant un problème de santé mentale se rétablissent grâce à leur force intérieure et à leur ressort, au soutien de leur
famille et de leurs amis, à la psychothérapie, aux techniques de réduction de stress et, peut-être aussi, grâce aux médicaments.
Certaines personnes se sentent rassurées en apprenant que le docteur a identifié leur problème. Elles sont satisfaites de
recevoir un diagnostic fournissant une explication à leur problème et des suggestions sur la manière de le traiter. Mais d'autres
préfèreraient ne pas connaître ce diagnostic. Elles se voient placées dans une catégorie qui ne reflète pas leur situation.
Ou encore, elles peuvent penser que leur problème est davantage causé par des circonstances difficiles que par une maladie.
En réalité, il y a certaines personnes qui reçoivent un diagnostic erroné et un traitement inapproprié. Parfois, ce diagnostic
change tellement souvent au cours des années qu'elles perdent confiance dans le système. D'autres, cependant, trouvent qu'un
diagnostic exact les aide à choisir le bon traitement et permet les meilleurs soins.
Troubles anxieux : Il s'agirait du problème de santé mentale le plus courant en Amérique du Nord, particulièrement chez les personnes déprimées.
En fait, pas moins des deux tiers de la population atteints de dépression ont aussi d'importants symptômes d'anxiété. Nous
éprouvons tous parfois un peu d'angoisse, mais l'anxiété signale une inquiétude excessive et difficile à maîtriser. Les personnes
qui ont des troubles anxieux se sentent agitées, tendues et à bout de nerfs. Elles se fatiguent vite ou se sentent vidées
mentalement. Elles peuvent aussi être irritables et éprouver de la tension musculaire et de la difficulté à se concentrer
et à dormir.
Les principaux types de troubles anxieux sont le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif, le syndrome de stress
post-traumatique, le trouble d'anxiété généralisée et les phobies sociales ou particulières.
Pour de plus amples renseignements sur les troubles anxieux, communiquez avec la Anxiety Disorders Association of Ontario,
en appelant le (613) 729-6761 à Ottawa, ou, sans frais, le 1 877 308-3843 (personnel anglophone seulement). Ou consultez son
site Web, www.anxietydisordersontario.ca (version française en construction) ou le site national, www.anxietycanada.ca. Pour de plus amples renseignements sur le trouble obsessionnel-compulsif, appelez le Ontario Obsessive Compulsive Disorder
Network, au 416 410-4772, à Toronto. Ou consultez son site Web, www.oocdn.org (en anglais seulement).
Trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA) : c'est l'une des principales causes pour lesquelles les enfants sont orientés vers les services de santé mentale. Ce trouble
affecte le champ de l'attention de l'enfant et sa faculté de concentration. Il influe aussi sur son degré d'impulsivité et
d'activité. On ne doit toutefois pas confondre une grande énergie, normale chez la pupart des enfants, avec les symptômes
du THADA. Les enfants atteints de ce trouble sont beaucoup plus actifs, distraits, obstinés et impulsifs que les autres. De
plus, les symptômes du THADA persistent avec le temps.
Une étude ontarienne a avancé qu'entre cinq et neuf pour cent des enfants d'âge scolaire sont atteints du THADA. Ce trouble
est de trois à quatre fois plus courant chez les garçons que chez les filles. Les symptômes seront toujours présents à l'adolescence
chez environ deux tiers des enfants qui en sont atteints.
Le THADA est moins fréquent chez les adultes. Ceux qui en sont atteints ont tendance à être facilement distraits (p. ex.,
blasés, étourdis, anxieux). Ils peuvent aussi se sentir déprimés, avoir une faible estime d'eux-mêmes, être d'humeur changeante
et éprouver des difficultés au travail ou dans d'autres activités.
Trouble bipolaire : connu auparavant sous le nom de psychose maniaco-dépressive. Il se caractérise par des sautes d'humeur extrêmes qui n'ont
peut-être rien à voir avec ce que vit la personne. Les personnes atteintes de trouble bipolaire passent typiquement d'un état
de profonde dépression à une grande euphorie au cours de laquelle elles peuvent se livrer à des activités risquées ou inhabituelles,
intensifier leurs activités sexuelles et avoir des démêlés avec la justice. Elles peuvent aussi se sentir invincibles ou toutes
puissantes, avoir des pensées qui défilent ou d'autres symptômes. Il est aussi fort possible que ces personnes se sentent
tout à fait " normales " et se comportent parfois très bien. La durée et la fréquence de ces épisodes varient en fonction
de l'individu.
On ressent souvent les premiers signes de ce trouble durant l'adolescence ou au début de la vingtaine. Il peut commencer par
un épisode dépressif qui pourra rester sans suite pendant plusieurs années. Les symptômes peuvent se manifester chez la femme
enceinte, ou peu après l'accouchement. Dans l'ensemble, hommes et femmes sont également touchés.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec la Mood Disorders Association of Ontario (MDAO), en appelant le 416 486-8046
à Toronto ou, sans frais, le 1 888 486-8236. Ou consultez son site Web, www.mooddisorders.on.ca (en anglais seulement).
Troubles des conduites : Ils se traduisent par des difficultés d'ordre comportemental et affectif. Les enfants et les jeunes qui ont des troubles
des conduites éprouvent de la difficulté à se plier à des règlements et à se comporter convenablement en société. Ils peuvent
provoquer des pertes ou des dégâts matériels, voler, mentir, enfreindre gravement des lois et se montrer violent envers des
personnes ou des animaux. Ce trouble est le plus couramment diagnostiqué pendant l'enfance, mais il peut se manifester à n'importe
quel âge.
Pour de plus amples renseignements, consultez la section qui traite des troubles des conduites sur le site Web de la American
Academy of Child & Adolescent Psychiatry, www.aacap.org/publications/infofami/conduct.htm.
Dépression : C'est bien plus qu'être malheureux. Quelqu'un de déprimé se sent anormalement triste et désespéré, continuellement pendant
plus de deux semaines. La dépression peut affecter le rendement au travail et à l'école, les relations, le sommeil, le niveau
d'énergie, l'appétit, la concentration, la mémoire et le désir sexuel. La personne éprouve moins d'intérêt ou de plaisir dans
la vie, se sent irritable, bonne à rien, coupable et, dans certains cas, peut songer à se suicider.
Les diagnostics de dépression chez les femmes sont deux fois plus nombreux que chez les hommes. De nombreuses théories viennent
appuyer cette constatation. L'une d'entre elles avance que les femmes font appel aux services de soins de santé plus souvent
que ne le font les hommes. Les changements dans la vie et les hormones peuvent aussi jouer un rôle : les femmes sont davantage
sujettes à la dépression après la puberté, pendant leurs menstruations et à la suite d'une grossesse. Une autre théorie suggère
que les femmes manquent de pouvoir et de maîtrise sur leur vie et qu'elles sont plus vulnérables aux mauvais traitements.
Si la dépression est plus fréquente chez les femmes, de plus en plus d'hommes recherchent aussi un traitement. Certains hommes
consomment de l'alcool et d'autres drogues pour composer avec la dépression et pour tenter de faire disparaître leurs sentiments
dépressifs.
D'autres facteurs tels que les préjugés, la discrimination, la marginalisation ou l'exclusion peuvent contribuer à la dépression.
Cela peut signifier se faire refuser ses droits, ne pas être reconnu ou apprécié, ne pas être autorisé à participer à des
activités qui, pour vous, sont importantes. Les gens de couleur, personnes âgées, lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenderistes
sont souvent victimes de discrimination. Les personnes ayant vécu de terribles pertes peuvent aussi être plus vulnérables
à la dépression.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec la Mood Disorders Association of Ontario (MDAO), en appelant le 416 486-8046
(à Toronto) ou, sans frais, le 1 888 486-8236. Ou consultez son site Web, www.mooddisorders.on.ca (en anglais seulement).
Troubles de l'alimentation : Ils se traduisent par une variété d'états provoqués par une obsession envers la nourriture, le poids et l'apparence, qui
affecte la santé, les relations et le quotidien. Les deux principaux types de troubles de l'alimentation sont l'anorexie et
la boulimie.
Les personnes atteintes d'anorexie sont en proie à une crainte intense et irrationnelle de prendre du poids et d'être grosses.
Elles sont obsédées par la minceur. Elles peuvent se voir grosses, même si leur poids est bien inférieur à la moyenne par
rapport à leur taille et leur âge.
Les personnes atteintes de boulimie alternent les phases d'alimentation excessive et de purges. L'alimentation excessive consiste
à avaler rapidement d'énormes quantités de nourriture, ce qui rend lapersonne physiquement malade et provoque chez elle la
crainte de prendre du poids. Elle passe alors à la purge, qui peut se faire par vomissements, privation de nourriture, excès
d'exercice ou utilisation de laxatifs ou de diurétiques.
Environ 90 p. 100 des personnes ayant un diagnostic de troubles de l'alimentation sont des jeunes filles et des femmes. Cependant,
de nos jours, ce diagnostic commence à être posé plus souvent parmi les garçons. Ces troubles se manifestent habituellement
pendant l'adolescence.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le National Eating Disorder Information Centre, en appelant le 416 340-4156
à Toronto ou, sans frais, le 1 866 633-4220. Ou consultez son site Web, www.nedic.ca (en anglais seulement).
Trouble de la personnalité : les personnes atteintes de ce trouble ne se comportent pas et ne communiquent pas comme on s'attendrait à ce qu'elles le
fassent dans la société qui les entoure. Elles ont parfois des problèmes d'image d'elles-mêmes ou de leurs relations avec
les autres. Elles peuvent avoir une vision différente d'elles-mêmes, des autres et du monde. Elles ont un mode de pensée,
de perception et d'action rigide qui les empêche de s'adapter facilement aux changements et au stress, inévitables dans la
vie quotidienne.
Un trouble de la personnalité peut se manifester différemment d'une personne à l'autre, mais dans chaque cas la personne doit
composer avec une sensation de malaise avec soi-même et autrui. Le trouble de la personnalité apparaît à l'adolescence et
au début de l'âge adulte. Certains troubles de la personnalité peuvent découler de traumatismes sexuels ou physiques vécus
pendant l'enfance.
Schizophrénie : Elle touche tous les aspects fonctionnels d'une personne -- comment cette personne se sent, pense, agit et communique avec
les autres. Les personnes atteintes de schizophrénie ont souvent de la difficulté à distinguer la réalité de l'imaginaire.
Par exemple, elles voient ou entendent des choses qui n'existent pas. Elles peuvent avoir aussi de la difficulté à accomplir
des tâches quotidiennes telles que faire leur toilette, s'habiller et se préparer des repas.
La schizophrénie affecte autant les hommes que les femmes. Cependant, les hommes ont tendance à vivre leur premier épisode
schizophrène à la fin de l'adolescence ou au début de la vingtaine, alors que chez les femmes, il se manifeste quelques années
plus tard.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec la Société canadienne de schizophrénie, en appelant le (905) 415-2007
à Toronto ou, sans frais, le 1 888 SSC-HOPE (772-4673). Ou consultez son site Web, www.schizophrenia.ca/french.html. Vous pouvez aussi communiquer avec la Schizophrenia Society of Ontario, en appelant le 416 449-6830 à Toronto ou, sans frais,
le 1 800 449-6367. Ou consultez son site Web, www.schizophrenia.on.ca (en anglais seulement).
Troubles liés a l'abus d'alcool ou d'autres drogues : ils vont de la consommation abusive de drogues telles que l'alcool, les médicaments ou les drogues illégales à la dépendance
à ces substances. La plupart des personnes qui consomment des drogues ne développent ni un problème, ni une dépendance. Mais
les personnes aux prises avec une toxicomanie présentent aussi un risque élevé de problème de santé mentale. Par exemple,
les personnes atteintes de troubles anxieux, de dépression ou de troubles des conduites, ou celles ayant été victimes de mauvais
traitements pendant leur enfance, peuvent consommer de l'alcool ou d'autres drogues pour composer plus facilement avec leur
vie (p. ex., pour se clamer et diminuer leurs inquiétudes) et développer ainsi une dépendance à ces drogues. Parfois, la drogue
masque un problème de santé mentale, qui demeure alors non traité.
Certaines drogues, telles que l'alcool, les sédatifs (qui aident à dormir et à se détendre), les stimulants (qui procurent
une sensation d'énergie) et la marijuana, peuvent entraîner une dépression, de l'anxiété ou une psychose (p. ex., schizophrénie,
trouble bipolaire). Ces troubles disparaissent souvent lorsque la personne arrête de consommer ces drogues.
Une personne qui a, à la fois, une toxicomanie et un problème de santé mentale, est atteinte de " troubles concomitants ".
Tout comme un problème de santé mentale, une toxicomanie affecte la pensée, le comportement et les relations interpersonnelles,
mais aussi l'intérêt porté à l'école ou au travail et le rendement qui en résulte.
Vous pouvez télécharger la description de ces problèmes de santé mentale en consultant le site Web de la division ontarienne
de l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), www.ontario.cmha.ca , et le site Web du National Institute of Mental Health, www.nimh.nih.gov (en anglais seulement).
Pour obtenir une description plus détaillée de ces problèmes de santé mentale et des renseignements sur ceux qui ne sont pas
énumérés dans le présent document, appelez la ligne d'information du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), en
service 24 heures sur 24, au 416 595-6111 à Toronto ou, sans frais, au 1 800 463-6273.
Vous pouvez recevoir à peu de frais des livrets sur le trouble obsessionnel-compulsif (type de trouble anxieux), la dépression,
le trouble bipolaire et la schizophrénie, en appelant le Service du marketing et des ventes du CTSM, au 416 595-6059 à Toronto
ou, sans frais, au 1 800 661-1111.
Pour obtenir de l'information récente sur les services de traitement de la toxicomanie dans la province, communiquez avec
Drogue et alcool -- Répertoire des traitements (DART), en appelant, sans frais, le 1 800 565-8603. Ou consultez son site Web,
www.dart.on.ca (version française en construction).
