Votre maladie vous a peut-être obligée à interrompre votre carrière ou vos études. Il peut alors vous être difficile de voir
vos amis progresser dans la vie. Il vaut quand même mieux reprendre lentement vos activités, aussi difficile que cela puisse
paraître. Le fait de retourner au travail ou aux études trop tôt peut nuire à votre rétablissement. Après tout, on ne participe
pas à une course juste après s’être fait retirer une jambe d’un plâtre. C’est à petits pas, du moins au début, que vous augmenterez
vos chances d’atteindre vos objectifs.
Retour au travail ou aux études
Vous devez décider avec votre médecin ou conseiller quelles activités reprendre et à quel rythme. Votre décision dépendra
des facteurs suivants :
Qu'est - ce que vous importe le plus ?
Dans quelle mesure vous importe-t-il de reprendre immédiatement les études ou le travail ? Pourriez-vous vous contenter d’autres
activités comme un passe-temps ou un travail bénévole ?
Comment vous sentez - vous ?
Même lorsque les femmes maîtrisent les symptômes de la psychose, elles se heurtent parfois à d’autres difficultés. Par exemple,
elles peuvent avoir des problèmes de mémoire ou de concentration, ou manquer d’énergie. C’est pourquoi certaines choisissent
de reprendre progressivement le travail ou les études, en commençant par un programme moins exigeant. Cela s’applique surtout
aux femmes qui n’ont pas étudié ou travaillé depuis longtemps.
Que vous conseille botre médecin e votre équipe de soins ?
Grâce à son savoir-faire et à son expérience, votre équipe de soins peut vous aider à déterminer si vous êtes prête à entreprendre
une activité plus exigeante.
Quelle flexibilité votre emploi ou votre programme d'études vous offre - t-il ?
Après un épisode psychotique, les femmes reprennent souvent leurs activités à temps partiel. Votre établissement scolaire
ou votre employeur fera-t-il preuve de compréhension en favorisant votre retour progressif au travail ou aux études ? Prendra-t-il
d’autres mesures pour vous aider (p. ex. sur le plan de vos responsabilités ou de vos travaux scolaires) ? Aurez-vous besoin
que votre médecin ou fournisseur de soins intervienne auprès de votre employeur ou de votre école ? Devrez-vous songer à d’autres
arrangements, mieux adaptés à vos besoins actuels ?
Quel est l'état de vos finances ?
Avez-vous un revenu ou des économies ? Avez-vous droit à des prestations d’invalidité, à un prêt étudiant, à l’aide sociale
ou à un autre type d’aide financière ?
La maladie a certainement eu d’énormes répercussions sur votre vie. Malgré tout, vous êtes essentiellement la même personne.
Votre personnalité, vos intérêts et vos goûts sont les mêmes. Souvenez-vous des aspects de votre personnalité que vous aimez
et des activités que vous avez plaisir à faire. Cela vous permettra de rester réaliste et de mener une vie satisfaisante.
Autres moyens de rester en santé
Il est essentiel de ne pas manquer vos rendez-vous médicaux et de prendre vos médicaments tels que prescrits. Faites tout
de suite part à votre médecin ou fournisseur de soins de vos préoccupations concernant votre médication ou d’autres aspects
de votre traitement. De cette façon, vous pourrez régler les problèmes qui se présenteront. Il n’est pas conseillé d’abandonner
son traitement ou de cesser de prendre ses médicaments sans l’accord du médecin. Vous ne ferez qu’augmenter vos risques de
rechute.
Toute personne ayant vécu un épisode psychotique espère que ça ne se reproduira jamais, surtout après un premier épisode psychotique.
Il est important d’être optimiste, mais il faut aussi être réaliste. Vous aurez de meilleures chances de rester en forme si
vous avez un mode de vie sain et si vous suivez les conseils de votre médecin.
Si les symptômes réapparaissent, il vaut mieux agir rapidement. Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs d’un épisode
psychotique. Parlez-en à votre médecin, votre conseiller, les membres de votre famille et vos amis proches.Vous pourrez éviter
une situation de crise si vous avez décidé à l’avance quoi faire en cas de réapparition des symptômes. Certaines familles
rédigent un plan d’action qui comprend le numéro de téléphone de personnes à joindre en cas d’urgence.