Les effets de la psychose sur la famille et les amis
La psychose chez les femmes : Guide à l'intention des femmes et de leur famille
Quels seront les effets de ma maladie sur ma famille ?
Les premières semaines
Il s’agit d’une période difficile pour toute la famille. Par souci pour votre sécurité, un des membres de votre famille a
peut-être dû vous emmener contre votre gré à l’hôpital. L’épisode psychotique peut avoir été tout aussi éprouvant pour votre
famille que pour vous. Il n’est donc pas rare que les familles se sentent déstabilisées et bouleversées. Cela peut durer des
semaines, voire des mois, après l’apparition de la maladie.
L’acceptation
Pour beaucoup de femmes, les premiers symptômes psychotiques ne signalent pas l’arrivée d’une crise passagère qui disparaîtra
d’elle-même. Il s’agit plutôt du début d’une série de problèmes auxquels devront faire face à long terme ces femmes et leur
famille. Ceci ne signifie pas que la partie est perdue. Il faut toutefois que vous reconnaissiez que vous souffrez d’une maladie
grave dont vous n’êtes pas responsable, mais dont vous devez vous occuper. Accepter la psychose est un long et douloureux
combat pour toutes les personnes concernées.
L’autonomie
Vos proches tenteront souvent de vous surprotéger pour vous éviter d’autres souffrances. C’est qu’ils voudraient désespérément
que la psychose disparaisse. Par moment, ils pourraient sembler vouloir tout prendre en main et décider à votre place. Cela
pourrait engendrer des sentiments négatifs et être très difficile, surtout si vous aviez l’habitude d’être indépendante.
Il n’est pas facile d’inclure la famille dans le processus de gestion de la maladie. Il faut souvent beaucoup de temps et
de négociation pour que votre famille trouve un bon équilibre entre le désir de vous protéger et le respect de votre autonomie.
Parlez à votre médecin et à d’autres fournisseurs de soins de santé de la façon d’aborder les questions d’autonomie avec votre
famille.
Quels seront les effets de ma maladie sur mes amis ?
Les amis sont souvent très fidèles, mais vous pouvez vous sentir embarrassée par des choses que vous leur avez dites lorsque
vous étiez malade et avoir tendance à vous isoler. Essayez autant que possible de reprendre contact avec eux et ne pas laisser
votre maladie prendre le pas sur vos amitiés. Certains amis se montreront plus compréhensifs que d’autres. Vous pourriez en
perdre quelques-uns. Par contre, vous pourrez créer de nouvelles amitiés avec des gens qui ont vécu des expériences semblables
et qui s’en sont sortis.
Rétablir le contact
Si vous n’avez pas vu vos amis depuis un certain temps, il peut être intimidant de reprendre contact avec eux. Vous craignez
peut-être qu’en apprenant que vous étiez malade, ils vous rejettent. À vous de choisir si vous voulez leur dire que vous avez
été malade et que vous vous faites soigner. Libre à vous de décider ce que vous désirez leur révéler. Si vous décidez de parler
à vos amis de votre maladie, commencez par le faire avec une personne de confiance qui réagira sans doute bien.
Il pourrait être bon de parler des questions suivantes avec un conseiller : À qui aimeriez-vous parler de votre maladie ?
Qu’êtes-vous prête à révéler ? Quelle pourra être leur réaction ? Que ressentirez-vous ?
Ressentir la pression du besoin d'appartenance
Après un épisode psychotique, vous pouvez sentir que vous avez changé et avez bien peu en commun avec vos amis. Cela peut
être vrai dans une certaine mesure ; vous avez vécu une expérience qu’ils n’ont probablement jamais connue. Ce sentiment peut
aussi provenir du fait que vous avez dû apporter des changements à votre mode de vie. Si vous ne touchez plus aux drogues
de la rue ou si vous buvez peu par exemple, vous pourriez vous sentir obligée de faire comme vos amis par souci d’appartenance
et pour vous sentir « normale ». Et comme ils ne connaissent sans doute pas grand-chose à votre maladie et à votre médication,
vos amis pourraient vous pousser à arrêter de prendre vos médicaments, surtout s’ils savent qu’ils causent des effets secondaires
déplaisants. Ce ne sont pas là de bons conseils. Parlez toujours à votre médecin ou à votre conseiller de vos inquiétudes
à propos de vos médicaments.
