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Les préoccupations de la famille

La psychose chez les femmes - Guide à l'intention des femmes et de leur famille

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Les émotions fortes

Rien ne peut préparer une famille à voir un enfant, un conjoint, une mère ou un père vivre un épisode psychotique. La plupart des familles craignent les rechutes. Des difficultés peuvent persister, même une fois les symptômes maîtrisés. La personne peut avoir des problèmes de mémoire, de concentration, d’organisation ou de motivation. Ces signes rappellent à la famille que l’avenir est incertain et que de graves problèmes peuvent encore survenir.

Les familles peuvent éprouver toutes sortes d’émotions fortes dont l’anxiété, la colère, le déni, la tristesse et la culpabilité, accompagnés de sentiments mitigés à l’égard de la personne malade. Les familles risquent aussi d’être très angoissées et surprotectrices. Elles peuvent être profondément déçues par un tel bouleversement dans la vie d’une personne chère. Toutes ces émotions peuvent créer beaucoup de stress.

Il est important de comprendre que les membres d’une même famille auront chacun leur façon de réagir et de faire face à la situation.

La communication

Même quand tout va bien, les familles peuvent avoir de la difficulté à communiquer. Lorsqu’elles se trouvent aux prises avec une psychose, elles peuvent facilement trouver la communication difficile et frustrante.Kim Mueser et Susan Gingerich (1994) offrent aux familles d’excellents conseils pour communiquer après l’apparition d’une psychose, entre autres :

  • Allez droit au but. Exprimez clairement ce que vous voulez dire.
  • Exprimez directement vos émotions en parlant à la première personne (je…). Vous pourriez dire par exemple, « Je n’aime pas lorsque tu fais cela » au lieu de « Ne fais pas cela ».
  • Faites des compliments plutôt que des critiques. Par exemple au lieu de dire « Tu te lèves toujours tard », vous pourriez dire « Tu t’es levée une demiheure plus tôt aujourd’hui. Bravo. »
  • Formulez des demandes positives et explicites.Vous pourriez dire par exemple : « Pourrais-tu aller acheter du lait avant 10 heures ce matin? » au lieu de « Il n’y a plus de lait. »
  • Cherchez à savoir ce que pense l’autre personne. Écoutez attentivement ce qu’elle dit. N’essayez pas de deviner ce qu’elle pense ou ressent. Posez des questions lorsque quelque chose n’est pas clair. Assurez-vous d’avoir bien compris.

La collaboration

Vous et votre famille devez entre autres :

  • trouver un moyen d’accepter que vous avez vécu un épisode psychotique et que vous pourriez en vivre d’autres ;
  • accepter le fait que vous devrez probablement prendre des médicaments pendant plusieurs années ;
  • apprendre à mieux gérer la psychose. Pour cela, il faudra vous renseigner le plus possible sur la maladie et les moyens de rester en santé. Cela vous permettra de faire des choix-santé qui vous aideront à mieux gérer votre maladie.

Une fois la psychose stabilisée, vous et votre famille devrez travailler fort pour rétablir un équilibre dans votre vie. Pour ce faire, il peut être utile de fixer des objectifs à court, moyen et long termes.

La psychose chez les femmes - Guide d'information